L’Etat algérien augmente significativement son budget de fonctionnement à plus de 53 milliards de dollars USD

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palais de gouvernante. Alger le 27/10/2016 photo by Billal Bensalem / APP

L’Etat algérien a porté significativement à la hausse son budget de fonctionnement pour le deuxième semestre de cette année 2022. La loi de finances complémentaire pour l’année 2022, signée mercredi 4 août dernier par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a été publiée au Journal officiel (JO) n 53. Et cette nouvelle loi de finances complémentaire nous apprend ainsi que le budget de fonctionnement de l’Etat passera à 7697,01 milliards de dinars (mds DZD) contre 6311,53 mds DZD dans la loi de finances initiale (LF 2022). 

En clair, les dépenses de fonctionnement de l’ensemble des institutions de l’Etat algérien comme les divers ministères composant le gouvernement passeront à l’équivalent de 53,2 milliards de dollars USD alors qu’il était prévu initialement au début de cette année 2022 qu’elles ne dépassent pas le seuil des 43,7 milliards de dollars USD. C’est donc bel et bien une augmentation très conséquente des budgets alloués au simple fonctionnement de l’Etat algérien et ses divers appareils administratifs.

Cette augmentation signifie que le train de vie de l’Etat algérien va s’améliorer inévitablement et prendra même une nouvelle ampleur inédite puisque les nouvelles dépenses permettront de financer des nouveaux salaires, primes et allocations destinées aux fonctionnaires de l’Etat ainsi que l’élargissement du champ d’action de plusieurs services publics.

Cette augmentation conséquente va peser lourdement sur les finances publiques du pays. Mais elle est motivée par l’augmentation des revenus pétroliers et gaziers dont bénéficie l’Algérie depuis le début de l’année 2022. Or, ces dépenses de fonctionnement de l’Etat ne se traduisent pas forcément par des investissements capables de produire des richesses et créer de la croissance économique et générant ainsi une amélioration du niveau de vie de la population algérienne.

Les investissements qui seront financés par l’Etat sont intégrés au budget d’équipement. Et force est de constater que ce dernier va augmenter légèrement et dans des proportions insignifiantes par rapport au budget de fonctionnement de l’Etat. La loi de finances complémentaires pour 2022 nous apprend effectivement que les dépenses d’équipement vont passer lors du deuxième semestre de cette année en cours à 3913,17 mds DZD (contre 3546,90 mds DZD dans la LF 2022), alors que le plafond d’autorisation de programme a été augmenté à 3079,47 mds DZD pour couvrir le coût des réévaluations du programme en cours et le coût des programmes neufs susceptibles d’être inscrits au cours de l’année 2022 (contre 2448,90 mds DZD dans la LF 2022).

En clair, les investissements et financements de nouveaux projets publics pour renforcer le développement du pays ont augmenté à l’équivalent de plus de 27 milliards de dollars alors qu’ils étaient initialement prévus à 24,5 milliards de dollars USD. Ces chiffres et données démontrent enfin que les autorités algériennes privilégient amplement les dépenses de personnel et de fonctionnement aux dépenses d’investissement qui créent véritablement les richesses et les nouveaux emplois.