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jeudi, février 9, 2023

Les universités algériennes ont consommé plus de 2,3 milliards d’euros en 2021 avec un… impact insignifiant sur le développement du pays

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L’Algérie consacre énormément de ressources financières à ses universités et son enseignement supérieur, mais ces investissements publics ne produit aucun impact significatif pour le développement économique et scientifique de l’Algérie. En 2021, l’Algérie a dédié l’équivalent de plus de 2,3 milliards d’euros pour ses universités et son enseignement supérieur. Cet investissement n’a pas abouti à des performances positives ou des avancées notables au sein de nos universités.  C’est une vaste étude internationale qui vient de dresser ce constat amer en nous apportant des données très précieuses sur l’état de santé réel de notre université algérienne. 

En effet, c’est le fameux Indice mondial du savoir 2021 (« Global Knowledge Index – GKI »), une vaste enquête mondiale ayant évalué les systèmes éducatifs et le niveau d’acquisition du savoir dans pas moins de 155 pays répartis à travers le monde entier, qui dresse ce constat implacable : l’Université algérienne est dotée d’importantes ressources financières qui sont très mal exploitées ne produisant ainsi aucun impact positif sur les progrès économiques et scientifiques du pays.

Le GKI est le seul indice qui mesure les connaissances à l’échelle mondiale et est produit annuellement depuis 2017 par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en partenariat avec Mohammed bin Rashid Al Maktoum Knowledge Foundation (MBRF). Dans sa nouvelle édition de l’année 2021, l’index comprend 155 variables soigneusement sélectionnées dans plus de 40 sources et bases de données internationales. En 2020, l’année dernière, l’Algérie s’était été classée à la 103e place (sur 138 pays) dans l’indice mondial du savoir (Global Knowledge Index, GKI). Cette année 2021, l’Algérie a encore régressé puisqu’elle se retrouve au 111e rang mondial sur 155 pays évalués cette fois-ci derrière la majorité des pays arabes et de nombreux pays africain.

Au total, 154 pays ont participé au GKI 2021, contre 138 l’année dernière. Pour la première fois, l’Irak et la Palestine ont rejoint le portefeuille des pays participants de la région Afrique du Nord et Moyen-Orient (MENA), portant le total à 16. Pour mesurer les performances des pays du monde entier, l’Indice mondial du Savoir s’appuie sur l’évaluation des performances de plusieurs domaines qui sont l’enseignement préuniversitaire, l’enseignement et la formation techniques et professionnels, l’enseignement supérieur, la recherche, le développement et l’innovation, les technologies de l’information et des communications, l’économie et le caractère propice de l’environnement général.

Concernant le bilan de l’Enseignement Supérieur en Algérie, le GKI 2021 dévoile l’énorme incohérence qui mine profondément le système algérien. Au niveau des ressources financières dédiées aux universités, l’Algérie se classe au 35e rang mondial avec un score de 74,5 sur 100. Cela signifie que l’Algérie fait partie des 35 meilleurs pays au monde en matière d’investissements publics dans l’enseignement supérieur. Une position très honorable et prestigieuse pour l’Algérie.

Malheureusement, ces investissements importants produisent très peu de résultats favorables au développement scientifique du pays. Preuve en est, au niveau de l’impact de l’enseignement supérieur sur le développement du savoir, l’Algérie est classée par le GKI 2021 à la 130e position sur… 155 pays avec un petit score de 22,3 sur 100. Cela signifie que l’Algérie fait partie des 25 derniers pays au monde concernant l’efficacité de son enseignement supérieur puisque son impact est jugé très faible sur l’évolution technologique et scientifique de notre pays.

Par ailleurs, le GKI 2021 épingle le manque flagrant de coopération entre les universités algériennes avec les entreprises concernant les investissements dans la recherche et développement pour aboutir à des nouvelles innovations qui pourront concrétiser, plus tard, des projets économiques créateurs de richesses. Dans cette catégorie, l’Algérie récolte le score médiocre de 37,1 sur 100 et se classe ainsi au 90e rang mondial. L’Algérie est aussi très mal classée par rapport à la publication des documents de recherche scientifique par le personnel de l’enseignement supérieur. Elle est recalée dans cette catégorie à la 96e position mondiale avec une note catastrophique de 7,5 sur 100.

Les conclusions du GKI 2021 démontrent clairement que les budgets colossaux dédiés chaque année par l’Algérie à ses universités ne servent pas du tout à encourager l’évolution du savoir, l’acquisition des technologies ou le développement économique du pays. Les plus de 2,3 milliards d’euros consommés en 2021 par les universités algériennes n’ont rapporté aucun retour sur investissement appréciable pour l’Algérie.

Notons enfin que le GKI 2021 révèle que l’environnement académique en Algérie est très bridé et les chercheurs ne jouissent pas des libertés nécessaires pour travailler en toute quiétude sur des sujets scientifiques, culturels, sociaux ou économiques. Dans cette dernière catégorie, l’Algérie est classée au 117e rang mondial avec une note de… 37,1 sur 100. A quoi ça sert de dépenser l’équivalent de plus de 2,3 milliards d’euros pour finalement fournir aux chercheurs et universitaires algériens un environnement hostile et répressif qui bride leur imaginaire ?

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9 COMMENTS

  1. Je vous jure que les vrais harkis qui sont restés en Algérie et qui sont restés au pouvoir depuis l’indépendance sont entrain de se venger le départ de Fafa leurs mère , après avoir spolié le pays, ils continuent à faire souffrir le peuple ,ils leurs rendent la vie difficile , très chère, par contre ils jettent des dollars a gogo a tous les pays pour leurs prestiges personnels , l’essentiel c’est de laisser les caisses algériennes vident et en cas ils doivent partir un jour ils seront accueillis dans ces pays et tant pis a ceux qui veulent voire a ces bouffons.

  2. Une équipe algérienne a décroché la 1e place sur un total de 40 pays participant au Concours international de robotique « First Global Roboco Challenge », a indiqué lundi l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique en Algérie.
    Une équipe algérienne, composé de Tarek, Nouha et leur professeur Abdelmalek, s’est adjugée la 1e place au concours international et à caractère olympique, de robotique qui se déroule avec la participation d’équipes de 40 pays, a précisé un communiqué de l’ambassade.

    L’équipe, qui a totalisé 15.031 point lors de cette compétition, est formée par l’organisation non lucrative « World Learning » et financée par la compagnie aérienne américaine « Boeing » et la compagnie « DOW », a conclu le communiqué. »

  3. Il faut être un cachiriste au « coffre monstrueux mais vide » pour se gausser des réussites des étudiants algériens partis à l’étranger ! Pourquoi, l’Algérie ne sera qu’un pays gardé en jachère pour l’offrir aux moyens orientaux pour chasser la gazelle ? Pas d’universités, pas d’hôpitaux, pas de justice, tout est sous domination policière. Les gardes chiourmes qui nous gouvernent nous imposent la dictature mais s’offrent pour eux la « Démocratie » en pays d’occidents pour se défouler à l’abri des regards. Après ça, certains vont te clamer « one, two, three, viva l’Algérie »… encore colonisée, en pouffant de rires ! Bandes de harkis masqués !

  4. Zacharie : Heureusement , qu’il y a des exceptions !

    France infos a examine les étudiants étrangers qui sont en France ! Les étudiants marocains ont la cote ! Ils sont bons en math et en physique ! Ils auraient, au Maroc, de bonnes écoles préparatoires aux écoles d’ingénieurs !
    11 % de l’effectif de l’école polytechnique X sont des marocains !! C’est une école qui est dans le top 10 mondial des écoles d’ingénieurs !
    A Sup-elec idem !

    Les Algeriens ???

    https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/maroc/en-depit-de-la-pandemie-la-france-continue-d-attirer-les-etudiants-etrangers-du-maghreb-et-d-afrique-francophone_4884867.amp?fr=operanews

  5. @lo [email protected] l’esclave du baron de la drogue, le mec qui a honte de ses origines et qui répétas « je ne suis pas marocain »
    On s’en tape de ton narco état et des esclaves de Amir El Hascaschine…
    Il y’a 15 000 médecins algériens eux formé en Algérie, dans les hôpitaux algériens, par des enseignants algériens qui exercent dans les hôpitaux français..
    Il y’a des dizaines de milliers d’algériens tous formés par les universités algériennes qui sont enseignants, de professeurs, de cadres supérieurs, architectes, juristes…
    Il y’a 1,8 millions d’étudiants inscrit dans les universités algériennes en Algérie pour seulement 870.000 étudiants marocains au Maroc…trouvez l’erreur

  6. Il va être difficile d’éradiquer la covid 19. Mais si on en croit certains commentaires, il va être encore plus difficile, pour certains d’entre nous, de regarder la réalité algérienne en face.

    L’Université algérienne est à réinventée de fond en comble. C’est un fait, une évidence, une nécessité.

    Les diplômes algériens ne valent rien. La formation intellectuelle des étudiants algériens est très conventionnelle et même inadaptée d’où le chômage pour nombre de jeunes diplômés(es). Nos universités sont fermées sur elles-mêmes (sauf quelques unes comme celles d’Oran, Mostaganem, Tizi Ouzou, l’USTHB) et fonctionnent sans stratégie clairement définie.

    Notre université est le reflet de la société algérienne telle qu’elle se présente actuellement. En cela elle est inadaptée au modèle d’une société devant s’adapter et s’intégrer à l’évolution du monde moderne.

    Mais c’est justement là que se situe notre problème. Vouloir moderniser notre Université implique de transformer parallèlement notre société arabo islamique dans laquelle la religion a pris une place primordiale, en une société laïque centrée sur un état de droit garantissant les libertés fondamentales.
    La Charte d’éthique et de déontologie universitaire dont il est question en ce moment est loin d’aborder les difficultés de fond de l’Université algérienne.
    Il arrive que, pour toute question relative à la gouvernance de notre pays, quelques personnes font systématiquement allusion à notre voisin de l’ouest pour discréditer les analyses que l’on fait en sous entendant que nous sommes des soutiens du régime marocain. Et donc des traîtres. Cette stigmatisation est le signe qu’il est difficile pour nombre de nos concitoyens d’appréhender la réalité en face. Par calcul ou par entêtement ?

    Les « quinze mille » médecins algériens qui exercent dans les hôpitaux français…Et aussi en cabinet privé ou en Maison médicale ont dû pour l’écrasante majorité repasser leurs examens et se remettre à niveau. Oui, malheureusement c’est ainsi. Pour la simple raison que le niveau des étudiants en médecine sortant des facs d’Algérie est insuffisant pour exercer en Europe comme au Canada.

    Rappelons-nous.
    Le 10 février 2021, il y a eu à Alger une manifestation de jeunes étudiants en médecine.

    Ils demandaient à mettre fin aux mesures exceptionnelles imposées dans le cadre du protocole sanitaire qui ont chamboulé les enseignements et détérioré considérablement les conditions d’études.

    « Ils affirment que l’enseignement à distance avec des diaporamas commentés ou carrément muets, sans interactions avec les enseignants, a montré́ ses limites et son inefficacité́, et ne garantit pas un enseignement de qualité́. «La plate-forme informatique dédiée à la diffusion des cours ne peut en aucune manière remplacer les cours en présentiel. La réduction du nombre de semaines pédagogiques nécessaire à l’enseignement de chacun de nos modules et la suppression de la majorité des stages pratiques à l’hôpital, ainsi que celle des TD/TP du cycle préclinique nuisent gravement à la qualité de notre formation et donc de nos diplômes de futurs médecins», ont-ils expliqué.

    Et d’affirmer que les raisons sanitaires dues à la Covid-19 invoquées ne sont pas recevables, soutenant qu’il est possible de réunir toutes les conditions et prendre toutes les mesures de protection et assurer des enseignements dans les normes en présentiel ».
    Et de préciser dans un communiqué: «Nous n’avons cessé́, depuis le début de l’année en cours, d’alerter les responsables de la faculté́ sur ces conditions inappropriées pour former de futurs médecins.
    Toutes nos actions de protestation et les réunions de nos délégués avec les responsables de la faculté́ n’ont malheureusement pas fait aboutir nos revendications».

    Comme on le constate la machine bureaucratique a répondu comme elle a coutume de faire à des doléances qui sont reconnues, rationnelles et nécessaires. Le mépris.

  7. A tous les frères, faisons une pétition, à la junte pour qu’il décerne la CHITA d’or à Zakaria, car sincèrement jamais ils ne pourront trouver un paillasson pareil. A la longue,je me dis qu’il n’y a aucun doute, qu’il est et a toujours été un travailleur du système, sinon c’est de la schizophrénie !