Les prix des fruits et légumes explosent une nouvelle fois depuis septembre 2022 en Algérie

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Les prix de plusieurs fruits et légumes se sont encore une fois envolés depuis le mois de septembre 2022, a-t-on pu constater à la lecture des données recueillies par les données recueillies par la dernière édition de l’indice des prix à la consommation (IPC) qui est l’instrument de mesure de l’inflation. Il permet d’estimer, entre deux périodes données, la variation moyenne des prix des produits consommés par les ménages. Il est basé sur l’observation d’un panier fixe de biens et services, actualisé chaque mois, chaque trimestre et chaque année.

Etabli par l’Office National des Statistiques (ONS), un organisme gouvernemental algérien chargé de la collecte des données retraçant l’évolution socio-économique du pays, l’IPC du mois de septembre 2022 certifie que plusieurs légumes et fruits de large consommation ont connu des augmentations vertigineuses de leur prix. A titre d’exemple, les prix des courgettes ont augmenté en moyenne de 21,6 % depuis le mois de septembre 2022. Les prix de l’oignon sec ont augmenté de plus de 15,6 % entre septembre et août 2022. Les prix de la salade laitue ont été marqués par une hausse dépassant les 16,9 %. Le poivron vert a connu également une hausse dépassant les 8 % alors que le piment fin a subi une hausse des prix dépassant les 5,3 % durant la même période étudiée par l’ICP de l’ONS.

Toujours selon cette source, les prix des fruits frais ont connu aussi une affolante augmentation depuis le mois de septembre 2022. Les prix d’un simple KG de pastèque ont augmenté de plus de 18 % alors que les prix du melon jaune ont dépassé les 11 % entre août et septembre 2022. Fort heureusement, les diverses variétés de dattes ont subi des baisses de prix évaluées entre 3 et 4 % Ce qui permet à des consommateurs algériens de s’offrir l’espoir de consommer encore quelques fruits sans se ruiner financièrement.

Cette hausse vertigineuse des prix des fruits et légumes démontrent l’incapacité flagrante de l’agriculture algérienne à juguler les tensions sur les marchés nationaux et à répondre aux besoins alimentaires des consommateurs algériens. En récession depuis 2021, l’agriculture algérienne peine à offrir une autre alternative à la dépendance de l’Algérie aux importations de la nourriture depuis l’étranger. C’est ce qui explique cette cherté de plus en plus excessive des fruits et légumes en Algérie.

Le 17 octobre 2022, une étude de la Banque Mondiale a précisé que l’inflation des prix alimentaires a dépassé l’inflation globale dans 83,1 % des 166 pays pour lesquels l’indice des prix des produits alimentaires et l’indice des prix global sont tous deux disponibles.

Au cours du mois de septembre dernier, l’indice mesurant l’évolution des prix des céréales et des oléagineux du Conseil international des céréales a légèrement reculé de 1 % par rapport à août. Mais, les prix mondiaux à l’exportation du blé ont augmenté de 2,4 % au cours de la même période. Les prix du maïs ont progressé de 0,2 % tandis que le prix international moyen du riz a grimpé de 3,1 % d’un mois sur l’autre en septembre. La banque y voit une réaction aux taxes à l’exportation de 20 % sur le riz et à l’interdiction des exportations de brisures de riz annoncés par l’Inde . Seuls les prix internationaux du soja ont diminué de 3,1 % sur la période pour atteindre un plus bas de huit mois. L’Algérie subit visiblement de plein fouet cette inflation des cours mondiaux des produits agricoles.