Les Manœuvres de Victor Ghaleb Bencheikh pour Asseoir un Islam Maroco-Saoudien en France !

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La deuxième religion de France, avec plus six millions de fidèles estimés et près de 2 700 lieux de cultes, est de nouveau sous le feu des projecteurs, suite à la dernière sortie de l’inénarrable Victor Ghaleb Bencheikh, l’agent de la Ligue Islamique Mondiale qui vient de dénoncer avec virulence “l’Islam consulaire en France”, dans le but d’asseoir l’Islam Maroco-Saoudien.

Auteur : [email protected]

L’islam dit « consulaire », est celui qui, selon le gouvernement, est placé sous le contrôle des pays d’origine, l’Algérie, le Maroc ou encore la Turquie, supposés influencer les musulmans de France dans leur croyance…

Espérant pouvoir cadrer la spiritualité des croyants musulmans, la loi contre le séparatisme est venue s’attaquer par petites touches aux équilibres de la loi de 1905 dans ces volets liés aux libertés de culte et d’association, appelant à un contrôle de leur financement alors même que l’État interdit tout financement public des cultes.
« On ne vous aide pas financièrement, et vous ne pouvez pas recevoir d’argent de qui vous voulez. »
Une déclaration somme toute compréhensible lorsque les financements de lieux de cultes sont issus de groupes extrémistes, ou de Pays qui appliquent un Islam rigoriste ou expansionniste.
Sauf que jusque-là, la France n’a jamais pu organiser un « Islam dit de France » et a dû composer avec l’échec du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), crée par Sarkozy puis remplacé par le Forum de l’Islam de France (FORIF) sous l’ère Macron…
De même, les différentes organisations qu’elle a promues, telle la Fondation de l’Islam de France (FIF) de Ghaleb Bencheikh, n’ont jamais rien apporté aux musulmans de France. Bien au contraire…
Dans une interview au magazine le Point, le chercheur en sciences politiques à l’université de Strasbourg Ahmet Erdi Özturk répondait à la question d’un journaliste qui lui demandait : Faut-il laisser perdurer l’islam consulaire ?
« Aucun pays culturellement ou religieusement chrétien ne peut servir théologiquement les musulmans. C’est pour cela qu’il est impossible de « débrancher » l’islam consulaire. La période est hésitante. Dans un monde où le populisme progresse, blesser les populations musulmanes, c’est s’exposer à des revers politiques et sociaux. Il faut trouver un moyen de structurer de bonnes relations sans que personne n’ait l’impression de perdre son âme ».
Pourtant, il y a quelques jours, dans une interview livrée à l’hebdomadaire français “Jeune Afrique”, le président de la Fondation de l’Islam de France, Victor Ghaleb Bencheikh a vertement critiqué l’Islam consulaire, dénonçant l’importation des conflits d’autres pays, insinuant le problème entre l’Algérie et le Maroc.
Une politisation de la religion musulmane en France que personne n’aura compris au sein des observateurs, sensibles à la question de l’Islam ! Etrange manœuvre…
Dans cette déclaration somme toute banale, Bencheikh, soutenu par l’organisation saoudienne de la Ligue Islamique Mondiale, met en avant ce qu’il considère comme étant source de problèmes pour l’Islam de France, l’Islam consulaire, dans le seul but de faire avancer discrètement le discours politisé de ses mandants et imposer un Islam maroco-saoudien pour gérer les Mosquées de France.
Qui peut nier aujourd’hui la nature obscurantiste et expansionniste de ces monarchies moyenâgeuses, qui ne cessent de défier la valeurs de l’Islam ?
Pour atteindre son but, Victor Bencheikh s’est associé à deux courants d’influence, le premier mené par l’Ambassadeur d’Algérie en France, qui vient d’être relevé de ses fonctions et le second constitué de la nébuleuse marocaine animée par les services spéciaux du Makhzen.
Le lien entre ces deux réseaux étant le harki Abdallah Zekri, délégué général du CFCM qui a consacré toute sa vie à dénigrer l’Algérie et ses institutions représentatives en France.
En effet, depuis son arrivée à l’Ambassade d’Algérie en France, Mohamed Antar Daoud a mené une campagne active pour promouvoir Victor Bencheikh à la tête de l’Islam algérien en France.
Pour ce faire, tous les coups étaient permis : opérations de déstabilisations contre le Recteur de la Grande Mosquée de Paris, ainsi que de celle d’autres responsables comme Kamal Kabtane de la Mosquée de Lyon. Des attaques violentes et sans scrupules, toujours relayées par les réseaux harkis et marocains.
Dans le sillage de ces attaques planifiées et coordonnées, Victor Ghaleb Bencheikh a procédé récemment à des changements au sein de la FIF.
Après avoir renforcé la présence de l’agent des services marocains Mohammed Moussaoui comme membre de droit du bureau de la FIF, sans élections et en l’imposant de manière brutale aux autres adhérents, il vient de nommer un autre marocain, Aziz Senni, à la tête du Conseil d’orientation, organe stratégique de la FIF.
Il a par ailleurs limogé Sadek Beloucif, d’origine algérienne qui avait tenté de se faire élire à la Présidence de la Fédération.
L’irascible et narcissique Bencheikh n’a pas supporté cette compétition et a dès sa réélection en 2021, mis le Professeur Beloucif, véritable érudit et intellectuel de haut vol, à l’écart.
Il restait à Mohamed Antar Daoud de finaliser le grossier scénario concocté par Bencheikh. Mais l’ex-Ambassadeur d’Algérie en France n’avait pas les capacités intellectuelles pour concrétiser ce montage qui diminuait fondamentalement le rôle de l’Islam dit algérien.
Antar Daoud, pour tromper la vigilance de ses supérieurs quant à son action anti-algérienne, n’hésitait pas à se rendre dans des mosquées « algériennes » …
Il en a fait preuve lors de son passage pour la prière de l’Aid El-Kebir 2022 à la Mosquée dite la “caserne” du 18ème arrondissement de Paris, que dirige l’ami du harki Abdallah Zekri : Mohamed Salah Hamza, un aventurier sans scrupule, opportuniste, ancien membre actif du FIS et sympathisant des groupes GIA…
Avec le limogeage de Mohamed Antar Daoud, Victor Ghaleb Bencheikh perd ainsi un sérieux allié dans son plan d’éliminer les responsables algériens de guider une grande partie des musulmans de France, au profit de l’axe Rabat-Riyad.
Il est certain qu’après l’avoir dénoncé, beaucoup seront désormais plus vigilants à l’avenir et dénonceront les manœuvres politiques, aussi basses que stériles, de ceux qui n’apportent rien à la Communauté des Croyants et au Culte musulman.
Dont Acte !