Les limites du système de santé en Algérie inquiètent la Banque Mondiale

0
296

Le système de santé algérien est très fragile et il risque de s’effondrer si des efforts financiers et humains ne sont pas fournis par les autorités algériennes pour le moderniser et améliorer sa gestion. C’est la principale conclusion à laquelle a abouti le dernier rapport de la Banque Mondiale consacré exclusivement à la situation économique en Algérie et publié le 3 août dernier sous le titre « Renforcer la résilience en période favorable ».

« Les conséquences de la pandémie COVID-19 ont montré la nécessité d’une réforme équitable du système de santé algérien », a constaté le chapitre de ce rapport de la Banque Mondiale qui a été dédié aux faiblesses du système de santé en Algérie. Selon les experts de la Banque Mondiale, la pandémie de la COVID-19 a bien « mis en exergue les limites du système de santé » en Algérie.

Les hôpitaux algériens sont confrontés à « un double fardeau de maladies transmissibles et non-transmissibles », souligne le dernier rapport de la Banque Mondiale qui déplore les « moyens limités » dont souffrent les structures de santé publique dans notre pays.

D’autre part, en dépit des ressources budgétaires mobilisées par les autorités algériennes pour le secteur de la santé, les résultats enregistrés par l’Algérie dans de nombreux secteurs sensibles demeurent dérisoires et nettement inférieurs par rapport à des pays disposant de moyens financiers beaucoup plus limités.

« Bien que celui-ci bénéficie d’un soutien financier public important et nécessite relativement peu de dépenses individuelles, et bien que l’espérance de vie et la maîtrise des maladies non-transmissibles soient comparables aux pays pairs, les résultats en matière de santé restent en deçà de ceux des pays à revenu moyen-élevé, particulièrement en matière d’équité des conditions de santé de la mère et de l’enfant », a déploré à ce sujet la Banque Mondiale dans son rapport exclusivement consacré à l’évolution des indicateurs sociaux, économiques et financiers en Algérie.

Ce rapport appelle enfin le gouvernement algérien à renforcer les « moyens physiques et humains » du système de santé national en le dotant d’une « meilleure répartition de la couverture santé, représentent des défis majeurs ».  « Enfin, la baisse du financement public et de la capacité du système de santé présente des risques pour la résilience du système de santé », prévient en dernier lieu le même rapport de la prestigieuse institution financière internationale.