Les larmes déchirantes de la mère âgée de Dalila Touat : « Vous n’êtes pas des Hommes ! Vous emprisonnez des femmes innocentes »

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Incarcérée et en grève de la faim, la militante Dalila Touat a laissé derrière elle une mère éplorée, déchirée par le chagrin. Une mère très âgée qui pleure l’emprisonnement de sa fille, la seule qui s’occupait de ce foyer modeste, une enseignante de physique respectée à Mostaganem pour son engagement en faveur de la démocratie et des droits sociaux des catégories les plus fragiles à l’image des jeunes chômeurs algériens. 

En larmes, bouleversée par ce verdict inique qui condamne sa fille à 18 mois de prison ferme pour de simples publications sur Facebook, la maman de Dalila Touat n’a pas hésité une seconde à s’en prendre vigoureusement aux magistrats du tribunal de Mostaganem à l’origine de cette condamnation infâme ayant soulevé l’indignation générale à travers l’ensemble du territoire algérien.

« Qu’a-t-elle fait ma fille ? Qu’a-t-elle fait pour que vous la condamniez à la prison ? Vous n’êtes pas des Hommes ! Vous emprisonnez des femmes innocentes », s’est indignée ainsi la maman de Dalila Touat dans une vidéo partagée sur Facebook par des militantes du Hirak et des camarades de l’enseignante infortunée emprisonnée depuis le 3 janvier 2021 date à laquelle elle a été arrêtée et placée sous mandat de dépôt.

« C’est vous les traîtres. C’est vous les salopards, les chiens enragés qui ont trahi le serment des Chouhadas », a fulminé encore cette maman accablée par le sort tragique réservé à sa fille par la justice algérienne, une justice aux ordres d’un régime politique profondément liberticide. Les larmes de la maman de Dalila Touat ont ému la webosphère algérienne. Des milliers, voire des millions d’internautes algériens ont partagé les images et photos de cette maman qui clamait sa détresse et sa colère à la sortie du tribunal de Mostaganem. Une mère âgée abandonnée à sa tristesse inconsolable par l’arbitraire de la dictature. Ces images resteront à jamais gravées dans la mémoire collective de la société algérienne qui n’oubliera certainement pas cette injustice inqualifiable.

 

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