Les incroyables et grave​s dépassements enregistrés lors des élections locales à Tiaret

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A Tiaret, l’une villes les plus importantes de l’Algérie profonde, située à plus de 268 KM au sud-ouest de la capitale Alger, plusieurs formations politiques ont accusé la délégation de wilaya de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) et l’administration locale d’avoir truqué les résultats des élections locales organisées le 27 novembre dernier en faveur de plusieurs personnalités influentes.

Elles ont rapporté des cas flagrants de substitution des P.V de dépouillement. Ces irrégularités ont provoqué des affrontements armés dans la commune de Rechaïga à 65 km à l’est du chef-lieu de la wilaya de Tiaret entre des militants du FLN et du RND, où des fusils de chasse ont été utilisés, heureusement que le pire a été évité grâce à l’intervention de la gendarmerie nationale. Des manifestations ont été également observées par les candidats devant le siège de la délégation de wilaya de l’ANIE.

Les candidats, dans leurs diverses tendances, RND, FLN, Front Mostakbel, El-Binae et les indépendants ont dénoncé dimanche dernier la «fraude» qui a entaché, selon eux, les élections des assemblées locales APW et APC tenues la veille samedi 27 novembre.

Les candidats en colère ont accusé particulièrement certains membres de la coordination de l’ANIE et des agents de l’administration locale d’avoir favorisé des candidats influents au détriment d’autres élus. Des falsifications des PV de résultats dans les centres de vote ont été ainsi minutieusement décrites.

« Lors du scrutin de samedi dernier, il y a eu une fraude flagrante », a dénoncé, un candidat de la liste APW/ FLN. Selon lui, les procès verbaux de dépouillement, dans plusieurs centres de vote, ont été changés et falsifiés dans d’autres, à l’image du centre de vote Kaïd Mohamed de la commune de Tiaret où des observateurs ont constaté un écart flagrant entre le nombre des votants enregistrés dans le bureau APW N° 3 et les résultats des partis dans la feuille de récapitulatif du PV, (voir les images N°1).

Le même cas a été déploré au niveau du centre Belheziel Tahar, situé dans la commune de Tiaret, où il a été constaté que le nombre des voix exprimées dans le bureau APW N° 5 est beaucoup plus inférieur à celui des résultats des partis, (voir les images N°2).

Au bureau de vote du centre Marie-Curie, des observateurs ont constaté également sur un PV de recensement des résultats que le nombre des voix exprimées est le même à celui des inscrits, alors que les bulletins nuls se sont élevés à 43 ! (voir l’image N°3).

A Ain Dzarit, 32 Km à l’est du chef-lieu de la wilaya de Tiaret, des sources locales, ont affirmé à Algérie Part que le PV de recensement de élections APW a été changé par un influent candidat libre.

Des témoignages concordants ont rapporté aussi des scènes inédites lors du scrutin du 27 novembre dernier à l’image de l’ingérence de l’administration locale et les coupures d’électricité durant le recensement des résultats des suffrages.

Par ailleurs, selon de nombreux candidats contactés par Algérie Part, « de nombreux abus ont entaché le processus électoral dès ses premières heures jusqu’à sa fin, ce qui pourra impacter son intégrité ». Les mêmes sources ont indiqués que le recensement des résultats des APC et APW a été opéré au sein du siège de l’APC du chef-lieu de la wilaya de Tiaret, pis encore l’opération de collecte et l’acheminement des urnes a été dirigée par le Secrétaire général de l’APC de Tiaret contrairement à la loi électorale exigeant que l’opération doit être entièrement chapeautée que par l’autorité indépendante des élections loin de toute ingérence de l’administration.

D’autre part, la saisie des résultats au sein du siège de l’APC de Tiaret a été marquée par une coupure d’électricité. Les Raisons ? Selon plusieurs source bien informées, il s’agit d’un sabotage électrique qui a duré environ une heure, et comme par hasard, cette coupure est intervenue au moment de l’arrivée des urnes au siège de l’APC de Tiaret.

Pis encore, l’opération de passation des PV et recensement des résultats des centres de vote a été entachée par l’opacité totale puisqu’aucun citoyen ou observateur accrédité n’a réussi à assister physiquement à l’opération de recensement des résultats des urnes à l’intérieur du siège de l’APC de Tiaret.

Force est de constater également que des proche des candidats ont été à la manette du recensement des résultats. Plusieurs sources oculaires ont confirmé ainsi la présence curieuse des proches aux trois candidats, l’un issu du parti El-Binae et deux du FLN et un autre figurant sur la liste indépendante Abnae El-Chaab parmi les assistants techniques chargés de l’informatique et des statistiques de l’ANIE. Ces candidats ont réussi à placer leurs frères et leurs amis à l’APW et à l’APC de Tiaret.

La corruption, le favoritisme et le népotisme ont été l’autre fléau qui a miné ce scrutin des locales à Tiaret.  Plusieurs sources ont fait état de l’introduction de l’argent sale au sein de plusieurs partis et listes indépendantes, toutes tendances confondues.

Les partis traditionnels, tels que le Rassemblement national démocratique (RND) et le Front de libération nationale (FLN) sont cités comme étant des « réceptacles » de candidatures douteuses, selon nos sources qui révèlent à Algérie Part que la plupart de ces partis ont présenté des repris de justice et des fraudeurs fiscaux dans leurs listes sans être aucunement inquiétés par le coordinateur local de l’ANIE et ce malgré les enquêtes défavorables des services de sécurité. Et pourtant, des centaines de candidats intègres et populaires ont subi une exclusion arbitraire de la part de l’ANIE. Une exclusion «sans preuves légales et en toute violation du septième alinéa de l’article 184 de la loi organique portant régime électoral», dénoncent plusieurs militants politiques à Tiaret.

À Ksar Chellala, pendant et après le vote, des observateurs ont constaté un inédit bourrage des urnes. Une nouvelle méthode de fraude a été inventée consistant à distribuer discrètement devant les centres de vote les bulletins cochés sur des candidats avec la consigne de les insérer dans l’urne par des votants qui ont été généreusement rémunérés à la fin de l’opération en percevant la modique somme de 2000 Da. Ces comportements répugnants démontrent enfin que l’Algérie est loin d’être encore prête d’organiser des compétitions politiques dans un pur esprit de concurrence loyale. Faute d’éthique et de valeurs nobles, les exercices électoraux tournent à des fiascos qui nourrissent un sentiment de honte nationale.

 

3 COMMENTS

  1. C’est ça la nouvelle Algérie de charchaboune et du général Droupy !
    Les médias aux ordres du pouvoir illégitime ne parlerons jamais de ces fraudes. Ils sont occupés à insulter et dénigrer le Maroc, Israël et la France, car il paraît que ces trois pays sont responsables de tous les malheurs des Algériens. Ça, c’est l’APS et la revue El jaich qui le disent.

  2. Il n y as jamais eu d’elections libres et sans fraudes massives depuis 1962. Rien de nouveau. Il ya plein de videos sur youtube, clairement montrant le bourrage des boites de votes. Les chiffres et listes des elus sont preparees d’avance !