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dimanche, février 5, 2023

L’énorme impact de la crise de la COVID-19 sur l’économie algérienne : 64 % des entreprises ont suspendu les recrutements

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La crise née dans le sillage de la pandémie de la COVID-19 a produit des effets catastrophiques sur l’économie algérienne. Le secteur de l’emploi est le plus fortement touché par la paralysie économique et financière qui s’est emparée de l’Algérie. Preuve en est, pas moins de 64 % des entreprises algériennes ont suspendu les recrutements afin de préserver leur trésorerie face à la tempête socio-économique provoquée par la pandémie de la COVID-19. 

L’étude sur les “Perspectives de Recrutement en Algérie en 2021” a dévoilé des résultats effarants sur l’impact de la crise sanitaire sur le marché de l’emploi en Algérie. Il s’agit d’une étude qui a été réalisée par la Chambre Algérienne de Commerce et de l’Industrie (CACI) en collaboration avec la plateforme du recrutement en ligne Emploitic.

Cette étude a cherché à produire  une vision sur les prévisions des entreprises en termes de recrutement à travers le territoire national pour 2021. Elle a été menée auprès de 700 entreprises algériennes dans différents secteurs d’activité. Mais concernant la rétrospective de l’année 2020, les données récoltées par cette enquête font froid dans le dos car elles nous apprennent que pas moins de 64% des entreprises interrogées ont déclaré que leurs recrutements ont été impactés par la crise de la Covid-19 en 2020.

26% des entreprises répondantes ayant été impactées par la crise sanitaire ont décalé leurs recrutements. 24% ont, quant à elles, gelé leurs recrutements alors que 14% des entreprises sondées les ont malheureusement annulés. Le secteur des Services a été le plus touché par la crise avec 74% des entreprises sondées exerçant dans ce secteur qui ont annulé, gelé ou décalé leurs recrutements. S’en suit celui des BTP avec 70% et celui de l’industrie avec 52% .

Les résultats sont beaucoup plus nuancés pour les entreprises interrogées du secteur du Commerce et de la Distribution et du secteur de l’Informatique ont quant à elles maintenu leurs recrutements, respectivement à 39% et 33%. Concernant les perspectives de 2021, la même étude indique que la priorité pour 47% des entreprises sondées est le maintien de leurs effectifs. Une seule note positive permet tout de même de maintenir le moral 38% des entreprises sondées veulent continuer à augmenter leur effectif et recruter encore en 2021 alors que 15% d’entre elles prévoient malheureusement de supprimer des emplois et de libérer des salariés.

 

 

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3 COMMENTS

  1. Mouais… C’est le lot de tous les pays du monde….Aux USA ils faisaient 6h de queues pour un sac alimentaire…Idem à Genève…

    Bref…Encore un article que ne renieraient ni un agent du makhzen ni du MAK et ni les Néo Harki…
    Bidon et malhonnête de bout en bout… Quelques glands pour sangliers en somme…

  2. Selon le dernier rapport du FMI entre 2021 et 2026, le PIB (en milliards $US) de l’Algérie passera de 151 à 153 (soit +1%), celui du Maroc passera de 124 à 162 (+38%) et celui du Nigeria passera de 514 à 964 (+88%). Si on tient compte de l’évolution démographique (pour l’Algérie 45 millions en 2021 et 49 millions en 2026), le PIB par habitant baissera de 6%!
    Je pense que les Algériens sont plus terrorisés par l’effondrement économique de l’Algérie si ce régime reste aux commandes du pays mais ils n’ont pas peur de la répression qu’exerce le DRS contre les militants du Hirak (arrestations, rafles, …).
    A ce sujet je rappelle la contribution du Professeur Lahouari Addi qu’il vient de publier sur sa page FB :
    « Le régime n’a aucune perspective politique de sortie de la crise politique qu’il a lui-même générée. Au lieu de regarder la réalité en face, il s’obstine à vouloir intimider le Hirak par la répression. C’est une voie sans issue. On ne résout pas un problème politique par les arrestations. Pour que celles-ci soient efficaces, il faudra arrêter entre 20 000 et 50 000 personnes dans toute l’Algérie. Or le régime n’a pas suffisamment de personnel de service de sécurité pour mettre en prison autant de monde. Il n’a pas aussi les ressources idéologiques pour faire accepter ce chiffre au reste de la population, et même à tous les officiers de l’armée. Le discours sur le terrorisme islamiste n’est plus efficace. Il reste au régime de choisir entre deux solutions: le scénario de la Birmanie ou celui de la transition pacifique négociée avec les personnes qu’il arrête. « 

  3. Et on a toujours 500 000 clandestins marocains qui vivent et se nourrissent chez nous…
    Pourquoi diable ne rentre t ils pas au fabuleux royaume de Momo6?
    A cause de la misère sans nom qui y règne…

    D’ailleurs l’Algérie risque de se retrouver avec 1 millions de clandestins marocains… Ça fait flipper une telle misère malgré les perfusions des proxénètes français et moyen orientaux…