Le PDG d’Air Algérie veut rappeler quelques employés à l’étranger, mais épargne les « copains » et les « copines »

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Encore une gestion à deux vitesses à Air Algérie. Face aux critiques qui pleuvent de partout sur les dépenses onéreuses provoquées par le maintien à l’étranger du personnel expatrié d’Air Algérie alors que le trafic mondial est totalement paralysé, le PDG de la compagnie aérienne nationale Bakhouche Alleche prépare des lettres de rappel à l’attention de quelques employés déployés à l’étranger. Mais ces lettres ne sont pas destinées pour les « copains » et « copines » de l’actuel PDG d’Air Algérie, a confirmé Algérie Part au cours de ses investigations. 

En effet, pour réduire ses dépenses très onéreuses en devises à l’étranger alors qu’elle est confrontée à une terrible crise financière provoquée par les conséquences de la pandémie du coronavirus COVID-19, la direction générale d’Air Algérie compte rappeler dans les prochains jours 4 mécaniciens de maintenance aéronautique détachés à Paris, deux chefs d’escale, le directeur des ventes ainsi que le chef d’agence d’Air Algérie à Paris, à savoir la fameuse agence située au 18 Avenue de l’Opéra. Ces employés payés en devises en France pour l’équivalent de 2700 jusqu’à 3200 euros par mois seront bientôt invités à revenir en Algérie dans le cadre d’un plan de réduction des dépenses préparé par la direction générale de la compagnie battant pavillon national.

Or, il s’avère que ce plan ne touche pas les personnes très proches de l’entourage du PDG d’Air Algérie, Bakhouche Allèche, qui continue de choyer ses amis au détriment des intérêts financiers de la compagnie aérienne nationale. Preuve en est, plusieurs autres hauts responsables d’Air Algérie à l’étranger notamment en Europe n’ont pas été touchés par ces obligations de retour au pays afin d’économiser des dépenses en devises à la compagnie nationale aérienne. La directrice de la succursale d’Air Algérie à Genève, Mme Wissam Benbartaoui, n’a pas été concernée par ces décisions d’austérité et continuera ainsi à jouir des bienfaits de son train de vie à Genève financé par les deniers et devises des caisses d’Air Algérie alors que le trafic aérien est totalement paralysé. Pourquoi ? Parce que madame Wissam Benbartaoui est une amie proche au PDG Bakhouche Allèche. M. Rahab, le représentant d’Air Algérie à Bruxelles, n’a pas été aussi touché par ces décisions car il est lui aussi l’ami du PDG d’Air Algérie.

Hadiden Abdelkerim, chef d’escale principal à Paris, a été également épargné par ces rappels au pays parce qu’il est le copain de monsieur Allèche depuis plusieurs années. Et cette amitié permet à Hadiden de continuer de toucher son salaire de 3500 euros par mois sans aucune gêne alors que les avions de la compagnie nationale d’Air Algérie sont cloués au sol. Signalons enfin qu’à Montréal, à Londres ou Istanbul comme dans de nombreuses autres capitales mondiales, la direction générale d’Air Algérie n’a pris aucune mesure concernant ses délégués ou représentants qui continuent de toucher leurs salaires et privilèges en devises trébuchantes et sonnantes.