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mardi, janvier 31, 2023

Le kilo de poulet flirte avec les 500 Da et les ministres algériens se réunissent pour parler.. des « bandes dans les quartiers » !

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C’est un décalage saisissant. Au moment où les citoyens algériens souffrent de problèmes très concrets qui les martyrisent au quotidien, leurs ministres se réunissent dans de longues réunions gouvernementales pour parler de certains thèmes qui sont totalement éloignées des véritables problèmes du pays. 

Preuve en est, le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a présidé hier mercredi à Alger, une réunion du gouvernement ayant porté sur plusieurs secteurs, à savoir l’Intérieur, la Jeunesse, l’Habitat et des Travaux publics et des Transports. Sauf qu’au cours de cette réunion, aucun des problèmes actuels dangereux et inquiétants n’a été traité par le Premier-ministre et les autres membres du gouvernement algérien.

En effet, au moment où les prix d’un seul Kilo de poulet flirtent avec les 500 Da, au moment où la crise de liquidités provoquent des scènes de bousculades extravagantes devant les portes des bureaux de Poste dans plus de 24 wilayas, au moment où la tension sur l’huile de table est en train de provoquer une véritable panique au sein de la population de plusieurs régions du pays, au moment où la cherté de la vie ne cesse de battre des records d’une semaine à une autre en Algérie, au moment où tous les Algériens sont confrontés à une crise financière et économique qui ne cesse de s’aggraver de jour en jour, leurs ministres se réunissent à Alger pour parler des…. « bandes de délinquants dans les quartiers » !

Oui, lors de la réunion gouvernemental d’hier mercredi, ce sujet était le principal et majeur des discussions ayant réunis plusieurs ministres du gouvernement algérien. A en croire le Premier-ministre, Abdelaziz Djerad, la priorité de l’heure est le  projet de décret exécutif fixant la composition et les modalités de fonctionnement de la commission nationale et la commission de wilaya de prévention contre les bandes de quartiers.

D’après le Premier-ministère, ce projet de texte intervient en application de l’Ordonnance n 20-03 du 30 août 2020, relative à la lutte contre les bandes de quartiers, laquelle a mis en place le cadre juridique spécifique de prévention contre les bandes de quartiers, qui ont créé un climat de d’insécurité chez les citoyens. « L’Ordonnance précitée, au titre des mécanismes de prévention contre les bandes de quartiers, institue une commission nationale de prévention contre les bandes de quartiers placée auprès du ministre chargé de l’intérieur qui a pour mission d’élaborer un projet de stratégie nationale de prévention contre ce phénomène, la mise en place d’une base de données regroupant toutes les données et informations relatives à la prévention contre les bandes de quartiers et d’assurer le suivi et la veille sur toutes les actions et les mesures qui ont été entreprises pour lutter contre ce phénomène », explique encore le communiqué final ayant ponctué les travaux de la réunion gouvernementale organisée hier mercredi.

Le  sujet des bandes dans les quartiers mérite certainement l’attention de nos décideurs. Mais ce problème relève uniquement des prérogatives du ministre de l’Intérieur et des institutions sécuritaires comme la DGSN ainsi que des élus locaux des diverses collectivités locales. Il s’agit d’un travail de proximité nécessaire à un fléau social. Ce dossier ne nécessite aucunement l’intervention officielle du Premier-ministre qui a relégué ainsi tous les gros problèmes actuels du pays au second plan pour… analyser la situation de quelques bandes dans les quartiers.

Comment peut-on juguler un fléau social si la crise financière continue d’alimenter l’appauvrissement de la population en augmentant dangereusement les proportions de la misère sociale ? Voila la question qui mérite l’attention du gouvernement algérien. Un gouvernement qui n’a toujours pas apporté des réponses concrètes aux problèmes des citoyens contraints de patienter pendant des heures sur les files d’attente dans l’espoir de pouvoir sortir un peu d’espèces de leurs comptes CCP. Le gouvernement algérien n’a toujours pas imaginé la moindre solution pour limiter l’envolée des prix des produits de large consommation qui nourrit une terrifiante inflation depuis l’année dernière 2020.

A la veille du prochain Ramadhan, le gouvernement algérien n’a jamais pris au sérieux la situation désastreuse de plusieurs entreprises publiques ou privées qui peinent à verser les salaires de leurs employés. Des milliers, voire des millions d’emplois sont en danger à cause de cette insouciance. Plus de 500 mille emplois ont été d’ores et déjà compromis depuis le début de la crise sanitaire liée à l’épidémie de la COVID-19 au mois de mars 2020. Des secteurs entiers comme le BTP, l’industrie électronique ou mécanique, les services comme les hôtels ou les commerces sans oublier la pêche ou même l’agriculture ont été ébranlés de plein fouet par la crise financière qui s’aggrave d’une semaine à une autre.

Des dossiers sérieux qui produits des effets  concrets sur le quotidien des Algériens. Mais, pendant ce temps-là, les ministres algériens s’intéressent aux « bandes dans les quartiers »…

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9 COMMENTS

  1. La Covid19 a engendré une crise économique en Algérie ??? Nooonnnn…on nous cache des choses ! Heureusement que l ex caniche des bouteflika est là pour nous informer avec impartialité !
    D’ailleurs si le poulet était à 200 dinars notre ami Semmar aurait dit: l’état ne s’occupe pas des bandes de délinquants !

    Hahaahhahaah.. Sacré tocard va…
    Heureusement que tu permets à Toutoune et sa secte de sangliers d’exister un tant soit peu…