Le FMI confirme que la cherté de la vie a atteint en Algérie son niveau le plus vertigineux et élevé depuis 25 ans

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L’inflation et la cherté de la vie constituent une menace qui pourrait déstabiliser sérieusement l’Algérie et son économie d’ici 2023, avertit le Fonds Monétaire International (FMI) dont les services viennent d’achever une mission de consultations au titre de l’article IV en Algérie. 

Il faut effectivement savoir qu’une mission du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par Geneviève Verdier, Cheffe de Division au niveau du département Moyen-Orient et Asie Centrale du Fonds,  a visité Alger du 6 au 21 novembre pour les consultations de 2022 au titre de l’article IV avec l’Algérie. Il est à signaler que l’article IV fait partie des statuts du Fonds monétaire international (FMI). Il dit entre autre que « chaque État membre s’engage à collaborer avec le Fonds et avec les autres États membres pour assurer le maintien de régimes de change ordonnés et promouvoir un système stable de taux de change ». C’est au titre de cet article IV que des missions d’évaluation économique sont mandatées pour effectuer un rapport sur chaque Etat membre du FMI.

A ce titre, cette mission du FMI a conclu que la cherté de la vie et l’inflation vont peser énormément problème à l’Algérie en raison des dégâts occasionnés sur le quotidien de la population algérienne.  « Comme dans de nombreux autres pays, l’inflation s’est considérablement accélérée et constitue une préoccupation majeure. Le taux d’inflation annuel moyen s’est établi autour de 9,4% au cours des derniers mois, son niveau le plus élevé sur 25 ans. L’inflation sous-jacente est également en hausse. La banque centrale a pris des mesures pour contrôler les pressions inflationnistes, mais la politique monétaire est restée accommodante », a expliqué ainsi le FMI dans un communiqué paru aujourd’hui 21 novembre sur son site internet pour résumer les travaux de cette mission d’experts qui ont rencontré plusieurs dirigeants algériens.

Cette même mission du FMI indique en outre que « les perspectives à court terme de l’économie algérienne sont favorables mais sont largement tributaires des prix des hydrocarbures. » Cette forte dépendance a un impact direct sur l’évolution de la cherté de la vie dans le pays car même si « le solde des transactions courantes devrait être excédentaire en 2023, grâce aux recettes élevées des hydrocarbures qui devraient contrebalancer la reprise des importations, l’inflation devrait ralentir mais rester au-dessus de 8% en moyenne sur fond d’assouplissement de la politique budgétaire », ont décrypté ainsi les experts du FMI qui mettent en garde les autorités algériennes contre les conséquences incontrôlées de l’inflation galopante qui menace des millions de foyers algériens.

Signalons en dernier lieu que la mission du FMI a rencontré M. Taleb, gouverneur de la Banque d’Algérie, M. Kessali, ministre des Finances, M. Arkab, ministre de l’Energie et des Mines, M. Henni, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, M. Rakhroukh, ministre des Travaux publics, de l’Hydraulique et des Infrastructures de base, M. Rezig, ministre du Commerce et M. Zeghdar, ministre de l’Industrie. « L’équipe s’est également entretenue avec d’autres hauts responsables du gouvernement et de la banque centrale, des membres de la commission parlementaire des finances et du budget et des représentants des secteurs économique et financier », précise en dernier lieu le FMI dans son communiqué paru sur son site internet.