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dimanche, février 5, 2023

Le blé et les matières premières agricoles flambent : attention, la sécurité alimentaire de l’Algérie en danger

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La guerre qui vient d’éclater entre l’Ukraine et la Russie est une très mauvaise nouvelle pour l’Algérie. Les prix des cours des matières premières agricoles ont flambé ce qui ne manquera pas de fragiliser dangereusement l’Algérie dépendante énormément de ses importations depuis l’étranger pour nourrir sa population. 

Sur les marchés mondiaux, les prix des matières premières, notamment ceux du blé et du maïs, flambent sous la menace d’un conflit majeur en Ukraine. D’ordinaire beaucoup moins volatil que la Bourse ou le pétrole, le marché des produits agricoles ne se reconnaît plus, attestent de nombreux experts qui craignent les retombées très négatives de cette flambée des prix sur les pays les plus fragiles.

Hier mercredi, les prix du blé ont grimpé à la mi-journée sur le marché européen, soutenus par l’aggravation de la crise entre la Russie et l’Ukraine, importants producteurs de matières premières agricoles.

« Les craintes d’un conflit armé bloquant la logistique ukrainienne sont réelles. Si elles se concrétisent, le marché mondial se verrait coupé d’une source importante de matières premières agricoles », a souligné le cabinet Agritel, une importante société française de conseil sur les marchés agricoles et agro-alimentaires,  mercredi dans un communiqué.

« À cette heure, les flux se poursuivent malgré une prime de risque élevée qui se fait sentir sur les taux de fret sur la mer Noire qui ont bondi depuis le début de la crise »,  a ajouté Agritel. Son directeur Michel Portier a relevé que « l’Ukraine sort d’une campagne record en production de céréales comme de tournesol » et que « le pays se classe cette année comme le septième producteur de maïs et de blé et comme le premier producteur de tournesol » au monde.

Toutefois, a expliqué encore le cabinet spécialisé, « sa place à l’export est beaucoup plus importante » : « le pays est en quatrième position sur les exportations de blé et de maïs ».

Il est à signaler, en outre, que depuis hier mercredi peu avant 12H30 sur Euronext, la principale place boursière de la zone euro avec plus de 1 900 émetteurs représentant une capitalisation boursière totale de 6 400 milliards d’euros, la tonne de blé meunier progressait de 1,50 euro sur l’échéance de mars à 280 euros, de même que sur celle de mai à 286 euros, pour plus de 19’800 lots échangés.

La tonne de maïs, pour sa part, gagnait 2,75 euros sur l’échéance de mars à 264,50 euros, et était inchangée sur l’échéance de juin à 262 euros, pour plus de 2500 lots échangés.

Ces nouvelles augmentations pourront déstabiliser l’Algérie qui dépend entièrement de ses importations pour son approvisionnement en blé et en maïs. L’Algérie n’est en mesure de satisfaire qu’entre 34% et 36% de ses besoins en blé à cause de sa production faible et de son agriculture déstructurée marquée, de surcroît, par la sécheresse et les aléas climatiques.

La consommation de blé en Algérie dépasse les 10,5 Mt, pour une production qui oscille en moyenne entre 2 et 3 Mt. Ce qui contraint le pays à importer près de 90 % de ses besoins en matière de blé tendre. L’Algérie fait ainsi partie des principaux importateurs mondiaux. Durant la campagne 2018/19, notre pays a été le quatrième plus grand importateur de blé (7,52 Mt), derrière l’Égypte (12,3 Mt), l’Indonésie (10,9 Mt) et les Philippines (7,54 Mt).

Notons en dernier lieu que l’Algérie importe annuellement plus de 4 millions de tonnes de maïs et 1,25 million de tonnes de soja pour 1,2 milliard de dollars.

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1 COMMENT

  1. Allons, allons, Monsieur le journaliste l’intervention russe en Ukraine est de bonne justice. La Russie était menacée, n’est ce pas ? Et tout comme nous, elle se défend!

    Qu’importe que le prix du blé augmente !

    Personne dans le personnel politique de notre pays qui se targue de défendre les Sahraouis comme les Palestiniens n’a, à cette heure, condamné cette agression russe. Oui, il s’agit d’une agression, tout comme en ont fait les occidentaux dans le passé et pour lesquelles il y a eu des protestations. Seulement nos gouvernants ont la mentalité des truands qui s’offrent au plus offrant tout en se cachant derrière une bonne conscience pour paraître honnêtes et irréprochables.

    Devant ce silence des autorités politiques algériennes, il y a de quoi être écœuré. Comme sont particulièrement écœurants la lecture des commentaires sur un site algérien renommé pour s’offusquer des tags de mosquées en France. Que n’ont-ils connu la répression coloniale ces patriotes de la dernière heure pour justifier, approuver et soutenir cette volonté d’un Poutine dictateur corrompu du peuple Russe en train d’asservir les Ukrainiens. A noter que 62 % des citoyens russes ont des revenus qui suffisent seulement à payer nourriture et habits. Bien que la richesse de ce pays pourrait leur procurer une vie décente.

    Il est vrai qu’ouvrir sa gu… pardon… de faire parler sa conscience d’homme libre épris de justice quand on est tenu en laisse par les services secrets russes qui peuvent révéler à tout moment les rétro commissions qu’ils ont reçu lors de des achats d’armes à ce pays, on évite évidemment de parler. C’est plus prudent ! On pourrait ajouter qu’on se fait le devoir d’approuver et de divulguer la thèse russe.

    Ainsi, les prix des céréales augment. Et le prix du baril grimpe aussi. Mais ce n’est pas une victoire pour nous. Car le pétrole comme le gaz peuvent aussi baisser brutalement sans que les prix des matières premières alimentaires diminuent. Mais ce sera évidemment la faute de l’agresseur ukrainien.
    et qui voit fuir
    Alors que le Monde est devenu un grand village et que toutes les économies s’imbriquent et dépendent les unes des autres, il se peut que la déstabilisation de l’Europe qui est en cours et qui nous rend joyeux (car il s’agit de cela pour Poutine) risque de se répercuter plus particulièrement sur des pays à économie fragile. Ce qui est notre cas malheureusement. Et avoir peut-être des conséquences sur un pays comme la Chine pour son commerce international.

    Et dire que dans notre pays qui a été colonisé pendant 130 ans certains de ses habitants ou expatriés approuvent en ce moment ce que le colonisateur français a fait en son temps.
    Au moment de la destitution de Bouteflika, les visites de Lamamra à Moscou et à Pékin ont démontré à l’époque que nos gouvernants se sont mis dans la main et les filets de puissances étrangères. On ne condamne pas l’agression russe, on ne condamne pas la répression contre les ouïgours. L’Algérie a perdu l’aura et le respect qu’elle avait acquis par le courage et la hauteur de vue de quelques algériens éclairés et clairvoyants au temps héroïque de l’Indépendance.

    Ce temps n’est plus.

    Il ne reste que des crapules sans scrupules qui s’enrichissent aux dépens des algériens lesquels vivent misérablement …