L’Algérie et la France négocient une augmentation des livraisons de gaz à hauteur de 50%

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L’Algérie pourrait bien augmenter ses livraisons de gaz à destination de la France à hauteur de 50%. Des négociations ont été lancées officiellement entre les autorités algériennes et françaises pour aboutir à un accord qui va dans ce sens. C’est du moins ce que révèlent plusieurs médias français dont la célèbre radio Europe 1 et la chaîne de télévision d’informations en continu BFM TV. 

C’est effectivement Europe 1 qui a été le premier média français à avoir révélé ce dimanche matin qu’Alger envisage d’accroître ses livraisons de gaz à destination de la France, alors que se profile le risque d’un hiver tendu sur la question en raison du conflit en Ukraine. « La question énergétique n’était pourtant pas officiellement à l’ordre du jour du déplacement d’Emmanuel Macron », signale tout de même cette source selon laquelle « à ce stade, il s’agit d’un engagement oral du côté d’Alger d’où l’absence de confirmation officielle ».

« Des échanges doivent avoir lieu dans les prochaines heures entre Engie et l’Algérie, à la fois pour confirmer cet engagement à la hausse mais aussi pour entériner le volume de cette augmentation », nous apprend encore Europe 1 qui ne manque pas de rappeler qu’au cours du voyage présidentiel de Macron en Algérie, la délégation française s’est montrée très discrète sur le volet énergétique.

Il est à signaler que Catherine MacGregor, la patronne d’Engie qui était présente aux côtés d’Emmanuel Macron, a pu rencontrer à Alger le ministre de l’Energie et des mines, Mohamed Arkab, ainsi que le patron de Sonatrach, Toufik Hakkar. « C’est au cours de cet échange que le sujet a été évoqué », a précisé encore à ce sujet Europe 1.

Pour sa part, BFMTV affirme avoir interrogé « une source de l’exécutif », à savoir une source gouvernementale. Et cette source a confirmé le lancement « en ce moment des discussions entre Engie et le gouvernement algérien pour augmenter les livraisons de gaz et de GNL ». « Ces discussions ont débuté conformément à l’accord de juin 2022 et semblent être en bonne voie. Les proportions ne sont pas encore arrêtées, +50 % serait une cible crédible », a indiqué cette source gouvernementale française à BFMTV en soulignant avec prudence que « que pour le moment rien n’est signé ».

Rappelons enfin que le gaz algérien représente entre 8 et 9 % du gaz consommé et importé par la France.