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samedi, février 4, 2023

L’Algérie défend sa définition du terrorisme et répond aux accusations d' »instrumentalisation politique » devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU

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Les nouvelles lois antiterroristes adoptées entre 2020 et 2021 en Algérie ont suscité un véritable tollé international soulevant ainsi de très sévères critiques contre le régime algérien épinglé à maintes reprises pour son instrumentalisation politique de la lutte contre le terrorisme dans sa répression menée contre les libertés publiques et individuelles ainsi que l’écrasement des droits civiques des opposants ou activistes pacifiques réclamant le changement démocratique du pays. Face à ces critiques et accusations, les autorités algériennes ont défendu bec et ongles leur conception controversée du « terrorisme » et leur politique d’emprisonnement successif de plusieurs militants ou activistes. 

Preuve en est, la Mission permanente de l’Algérie auprès de l’Office des Nations Unies à Genève dans sa réponse aux procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme concernant l’affaire de Slimane Bouhafs, le militant du MAK classé comme organisation terroriste par les autorités algériennes, il est expliqué que l’Algérie s’est dotée de nouvelles lois anti-terroristes en respectant les résolutions du Conseil de sécurité, notamment les résolutions 1373 (2001), 1456 (2003), 1566 (2004), 1624 (2005), 2178 (2014) et 2841.

La Mission permanente de l’Algérie auprès de l’Office des Nations Unies à Genève a expliqué aussi que « les résolutions du Conseil de sécurité encouragent les États à renforcer leur coopération dans le cadre de la lutte contre le terrorisme en vue de découvrir, de priver d’asile et de traduire en justice quiconque prête appui au financement, à l’organisation, à la préparation ou à la commission d’actes de terrorisme, y concourt, y participe ou tente d’y participer, ou donne refuge à leurs auteurs. Il est également interdit de justifier les actes criminels visés dans les conventions et protocoles internationaux relatifs au terrorisme (par. 3 de la résolution 1566) par des motifs de nature politique, philosophique, idéologique, raciale, ethnique, religieuse ou similaire ».

« À cet égard, l’Algérie a ratifié toutes les conventions internationales et régionales pertinentes et a conclu à ce jour plusieurs accords bilatéraux d’entraide judiciaire et d’extradition, consultables sur le site officiel du Ministère de la justice », se défend encore la Mission permanente de l’Algérie auprès de l’Office des Nations Unies à Genève qui a balayé d’un revers de main les critiques acerbes formulées régulièrement contre l’Algérie dans les affaires d’emprisonnement de militants politiques pacifiques pour des accusations de terrorisme.

« L’Algérie a été l’un des premiers pays à être frappé par le fléau du terrorisme et de ces actes criminels qui menacent la paix et la sécurité nationales et internationales et mettent en danger la vie et la sécurité de citoyens innocents et non armés », souligne encore la même source qui a mis en évidence les sacrifices consentis par l’Algérie durant la décennie noire des années 90 pour stopper le terrorisme islamiste.

« Compte tenu des souffrances et des faits douloureux qu’elle a connus, l’Algérie était à
l’avant-garde de la lutte contre ce phénomène sous toutes ses formes et manifestations. Son expérience au cours des années précédentes témoigne des efforts qu’elle a déployés pour combattre ce phénomène et montre qu’elle est bien consciente de la nécessité de mettre en place une action collective aux niveaux national, régional et international, et de s’associer aux efforts internationaux visant à combattre le terrorisme. L’Algérie est déterminée à poursuivre sans relâche sa contribution au renforcement de l’action collective centrée sur les deux objectifs complémentaires que sont la réalisation et la protection des droits de l’homme », conclut ainsi la Mission permanente de l’Algérie auprès de l’Office des Nations Unies à Genève dans sa réponse aux procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme.

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