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samedi, février 4, 2023

L’Algérie a importé plus de 6,2 milliards de dollars de produits alimentaires durant 9 mois en 2022

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L’Algérie a importé pour l’équivalent de plus de 6,2 milliards de dollars USD de produits alimentaires et d’animaux vivants pendant les 9 premiers mois de l’année 2021, nous apprend ainsi les récentes données communiquées par l’Office National des Statistiques (ONS), un organisme public et gouvernemental, concernant le bilan du commerce extérieur et les indices des valeurs des marchandises importées tout au long de cette période de l’année 2021.

S’agissant ainsi des produits alimentaires, comme les céréales, le lait, sucre ou autres nourritures, et les animaux vivants, à savoir le bétail, l’Algérie a dépensé pas moins de 883,8 milliards de Da, soit l’équivalent de plus de 6,2 milliards de dollars USD, pendant les 9 premiers de l’année 2021 pour financer ses importations à l’étranger. Durant la même période en 2020, l’Algérie avait dépensé 717,1 milliards de Da, soit l’équivalent de plus de 5 milliards de dollars USD, pour couvrir les frais de sa facture des importations alimentaires.

En 2021, on le voit bien, cette facture a coûté plus cher à l’Algérie qui peine à s’émanciper de sa dépendance vis-à-vis de l’étranger pour se nourrir et couvrir ses besoins les plus élémentaires. Cependant, l’augmentation de ces dépenses en devises s’explique aussi par la forte inflation des matières premières agricoles qui n’ont pas cessé de subir une augmentation des prix tout au long de l’année 2021.

En effet, l’année 2021 a été marquée par la très forte hausse des cours de l’ensemble des matières premières agricoles et la FAO, l’organisation onusienne en charge des questions agricoles et alimentaires, avait publié chaque mois un indice du prix des denrées agricoles assurant l’alimentation de base. En 2021, cet indice n’avait pas cessé de grimper. En septembre 2021, la hausse avait atteint 33 % sur douze mois. Il a été constaté que le renchérissement des produits animaux est un peu plus lent que la moyenne. Celui des céréales à paille (hors riz) est légèrement supérieur. Le riz, qui joue un rôle central dans les approvisionnements de l’Asie, avait en effet échappé à la surchauffe des marchés agricoles, une différence importante avec la précédente crise de 2008-2009. Toutefois,  le prix des oléagineux a plus que doublé.

Rappelons enfin que les difficultés logistiques  ont fortement perturbé de nombreux circuits d’approvisionnement accroissant ainsi les pertes de récolte. Le prix de l’énergie s’est répercuté au final sur les coûts de production agricole (engrais et machinisme principalement).

 

 

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