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samedi, février 4, 2023

L’agriculture est le secteur qui créé le moins d’emplois en Algérie

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C’est un constat intriguant qui soulève de nombreuses interrogations. L’agriculture est le secteur qui créé le moins d’emplois en Algérie alors que les acteurs du secteur agricole se plaignent depuis de nombreuses années d’une pénurie importante de main-d’oeuvre. 

Les chiffres de l’Agence Nationale de l’Emploi (ANEM) sont éloquents. En janvier 2021, l’agriculture avait fourni seulement 2 % des emplois fournis aux chômeurs algériens en quête de travail alors que le secteur des services en avait fourni pas moins de 42 % de ces nouveaux emplois trouvés par l’ANEM et le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics avait fourni 22 % des placements réussis des chômeurs algériens au sein du marché du travail.

En janvier 2021, seulement 579 chômeurs algériens ont pu trouver du travail dans le secteur agricole alors que l’Algérie comptait à cette époque près de 2,3 millions de chômeurs. C’est dire que l’agriculture algérienne s’avère incapable d’absorber le taux de chômage de plus en plus élevé dans le pays alors qu’elle regorge d’inédites potentialités de création d’activité économique autour de la production agricole. En novembre 2021, le même constat est dressé : l’agriculture algérienne fournit à peine 3 % des nouveaux emplois identifiés par l’ANEM. 831 chômeurs algériens ont été placés dans le secteur agricole par les services de l’ANEM alors que le pays comptait jusqu’au 30 novembre 2021, pas moins de 2,1 millions de chômeurs déclarés et enregistrés au niveau de toutes les annexes de l’ANEM.

Au mois de novembre 2021, l’agriculture fournissait à peine 1053 offres d’emploi alors que le secteur des services avait fourni plus de 13 mille offres d’emploi et le secteur du Bâtiment ainsi que Travaux Publics avait fourni plus de 6600 offres d’emploi.

Contrairement à ce qui a été affirmé à maintes reprises par le régime algérien, l’agriculture ne connaît aucune dynamique notable. Au contraire, c’est un secteur qui périclite à cause des difficultés liées à la sécheresse, les aléas climatiques, l’augmentation des coûts de production et la dévaluation accrue du dinar algérien ont fortement déstabilisé l’agriculture algérienne.

 

 

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