13.9 C
Alger
samedi, février 4, 2023

La nouvelle mise en scène du PDG de Sonatrach pour propager des mensonges sur la production nationale du gaz naturel

- Advertisement -
- Advertisement -

Nouvelle mise en scène du PDG de Sonatrach, Toufik Hakkar, pour faire croire à l’opinion publique nationale et internationale que l’Algérie a pu augmenter sa production nationale du gaz naturel en usant de subterfuges trompeurs et malhonnêtes. Explications. 

Le P-DG de la Sonatrach, Toufik Hakkar a effectué, à la fin de la semaine dernière, une visite de deux jours au niveau des installation du groupe dans la wilaya Toufik Hakkar s’est effectivement rendu les 20 et 21 septembre en cours dans la wilaya d’Illizi où il a inspecté les projets de développement de l’activité exploration et production au niveau des directions régionales de TFT et Ohanet. C’est justement au niveau de la région de TFT que le PDG de Sonatrach a procédé à une véritable parade médiatique.

Découvert en 1961, le gisement de Tin Fouyé Tabankort a été mis en service en 1963, il se compose des champs de Hassi Mazoula Sud, Hassi Mazoula, Tin Fouyé Nord, Hassi Mazoula Nord, TFT Zone 100, Djoua Ouest et TFT Ordovicien. Décrété en déclin, il est toujours en production et plusieurs multinationales y sont présentes, en association avec Sonatrach. Il d’agit d’un très vieux gisement qui est composée d’un très ancien champ de pétrole exploité à 100% par Sonatrach dont la production est de l’ordre de 54 000 barils /jour avec 4 millions des gaz associés et d’un ancien champ de gaz exploité en association avec Total dont la production est de l’ordre 11 millions m3/jour .

La production du champ de pétrole était affectée par la vétusté des installations rendant ainsi nécessaire le lancement d’un projet de revamping. Il s’agit d’un ensemble d’interventions sur une installation industrielle existante en vue d’accroître ses performances ou de l’adapter à de nouvelles contraintes / exigences techniques ou réglementaires. Son but premier est la pérennisation de l’installation en assurant le maintien de son fonctionnement.

 

Au niveau de la région TFT, ce projet consiste à procéder à la rénovation de  l’unité de traitement des gaz associés, à savoir les gaz dissous dans le pétrole, et l’unité de déshydratation de ce gaz, c’est à dire le séchage du gaz qui est l’élimination de l’eau dans le gaz pour éviter le givrage à des températures basses. Ce vieux champ de TFT après des décennies d’exploitation se distingue par une pression des puits très faible ce qui nécessite la stimulation des puits par « le gaz lift » pour maintenir encore le plus longtemps possible leur production.

Le gaz lift est l’un des procédés le plus utilisé pour récupérer plus de pétrole des puits. Le procédé consiste a injecter le gaz dans le tubing. Celui-ci rend le fluide plus léger en réduisant sa densité ainsi, la pression est favorable à la remontée du pétrole. Le projet mené par Sonatrach à TFT a pour but de produire les 4 millions de gaz associés qui sont utilisés en gaz lift dans les puits. Il n’y a aucun nouveau apport ni en pétrole ni en gaz au profit de la production nationale.  Il s’agit d’un revamping pour maintenir la production de ce gisement en déclin le plus longtemps possible.

Diffusé dans le JT du 20 H de l’ENTV du jeudi 22 septembre, contrairement aux ingénieurs qui ont expliqué que les projets en cours consistent à « revamper » des installations qui fonctionnent depuis plus de 35 ans pour continuer à faire produire les champs de TFT, le PDG de Sonatrach, fidèle à sa méthode mensongère et trompeuse, essaye maladroitement de présenter ces projets de revamping comme de nouveaux projets de gaz qui renforcent la production gazière Algérienne alors qu’il s’agit, d’abord et avant-tout, d’un gisement de pétrole qui ne présente aucun nouveau apport pour la production nationale.

Le PDG de Sonatrach s’est lancé, par la suite, dans le JT de 20 H de l’ENTV dans un discours politique superficiel en se permettant de parler au nom du Président de la République court-circuitant ainsi toute sa hiérarchie, à savoir le ministre de l’Energie et le Premier-ministre. Cette instrumentalisation vise uniquement à faire croire que les mensonges de l’actuelle direction générale de Sonatrach sont « cautionnées » par les autorités suprêmes de l’Etat algérien. Ce qui constitue en soi une inquiétante manipulation qui ne devrait pas laisser insensible la Présidence de la République.

- Advertisement -
Latest news
- Advertisement -
Related news
- Advertisement -