La majorité des Algériens demandent à leur gouvernement de créer des emplois et d’augmenter les salaires

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Créer de nouveaux emplois et augmenter les salaires, voici les deux principales attentes des Algériennes et Algériens formulées vis-à-vis de leur gouvernement dans une nouvelle enquête internationale conduite par le Baromètre Arabe.

Publiée le 24 mai 2022, cette étude nous apprend ainsi qu’au moins 40 % des Algériens sondés demandent à leur gouvernement de créer de nouveaux emplois et d’encourager les opportunités sur le marché du travail qui est devenu morne et terne en Algérie depuis le début de la pandémie de la COVID-19 avec ses graves conséquences sur la situation socio-économique du pays.

14 % des Algériennes et Algériens sondés au cours de cette enquête internationale réclament aux dirigeants de leurs pays d’augmenter les salaires des travailleurs pour mieux résister à la cherté de la vie qui devient de plus en plus excessive depuis notamment l’avènement de la pandémie de la COVID-19.

D’autre part, 15 % des Algériens disent attendre de leur gouvernement des mesures concrètes pour réduire l’inflation et le coût de la vie qui a tout bonnement explosé entre 2020 et 2021 à cause de l’impact préjudiciable des conséquences économiques de la pandémie COVID-19 sur la très fragile économie algérienne.

10 % des Algériens sondés par le Baromètre Arabe ont identifié comme priorité l’amélioration du climat des affaires pour encourager les nouveaux investissements dans le pays et 15 % des Algériens réclament à leurs dirigeants de réformer profondément le système éducatif national.

Il est à noter que cette enquête d’opinion entre dans le cadre de la sixième vague des études menées par les équipes du Baromètre Arabe à propos des évolutions des opinions publiques arabes concernant leur appréhension de la situation politique, sociale et économique de leur pays à la lumière des répercussions de la pandémie de la COVID-19. Cette enquête a été réalisée en Algérie durant trois périodes distinctes, à savoir de la mi-août au début septembre 2020, ensuite au cours de la mi-octobre 2021 et enfin de la fin mars jusqu’à la mi-avril 2022. L’objectif de ces études d’opinion était de cerner l’évolution des préoccupations des citoyens ordinaires en Algérie cours de la pandémie COVID-19.

Soulignons enfin que l’Arab Barometer est un organisme indépendant partenaire de l’Université de Princeton aux États-Unis, qui a interrogé plus de 25 000 habitants dans 7 pays – le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Libye, le Liban, la Jordanie et l’Irak – de mars à avril 2021.

Cet organisme mène des enquêtes d’opinion publique au Moyen-Orient et en Afrique du Nord depuis 2006. Il est réputé pour être un réseau de recherche non partisan qui donne un aperçu des attitudes et des valeurs sociales, politiques et économiques des citoyens ordinaires à travers le monde arabe.

Arab Barometer est piloté essentiellement par des chercheurs affiliés au Centre d’études stratégiques de l’Université de Jordanie à Amman, le Centre palestinien de recherche sur les politiques et les enquêtes à Ramallah, le Social and Economic Survey Research Institute de l’Université du Qatar à Doha et One to One for Research and Polling à Tunis. De plus, deux des chercheurs principaux du projet, Amaney Jamal de l’Université de Princeton et Mark Tessler de l’Université du Michigan, sont membres du comité directeur. Les opérations quotidiennes sont gérées par le directeur de projet Michael Robbins et une équipe de spécialistes basée aux États-Unis.