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mercredi, février 1, 2023

La direction générale de Sonatrach bloque tous les grands projets sauf celui… parrainé par son PDG

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Tous les grands projets dans le secteur des hydrocarbures sont totalement bloqués depuis plusieurs mois. Aucun projet majeur et important pour le renforcement de la production du pétrole ou du gaz ainsi que leur transformation en produits dérivés à forte valeur ajoutée n’a été lancé depuis février 2020. 

Et pourtant, la direction générale de Sonatrach conduite par Toufik Hakkar travaille en ce moment sur un seul méga-projet qu’elle veut à tout prix conclure dans les prochaines semaines. Etrangement, c’est le seul projet qui a attire l’attention et suscite l’intérêt des décideurs actuels du Groupe Sonatrach. Il s’agit du  Projet de production de Polyéthylène en partenariat avec la compagnie Sud-Coréenne DAELIM d’un investissement de 5,4 milliards US$ à Skikda. Ce méga-projet n’a pas été validé par l’ex-ministère de l’Energie depuis l’arrivée d’Abdelmadjid Attar lequel a bien décelé les anomalies de ce projet qui repose sur la surfacturation de plusieurs prestations et réalisations d’infrastructures énergétiques. Et l’Algérie, frappée par la crise financière, ne peut pas se permettre un autre gâchis budgétaire. Mais Toufik Hakkar n’a jamais reculé ou abdiqué face à la résistance d’Abdelmadjid Attar et avec le soutien de Djerrad, son parrain, il a continué de se battre pour imposer la conclure de ce méga-projet avec les sud-coréens.

Selon nos investigations, Toufik Hakkar travaille sur ce méga-projet depuis 2015. A cette époque, il était uniquement directeur exécutif stratégie et planification et membre du comité Exécutif de Sonatrach. Toufik Hakkar avait effectué au moins 3 visites de 2015 jusqu’à 2019 en Corée du sud pour rencontrer les managers du groupe DAELIM. Ce méga-projet de 5,4 milliards de dollars est le seul bébé de Toufik Hakkar. Dés son arrivée au pouvoir à la tête de Sonatrach en février 2020, il va tout faire pour le mettre en oeuvre.

Cependant, le contexte financier défavorable né dans le sillage de la pandémie de la COVID-19 et la résistance de plusieurs cadres dirigeants à ce méga-projet jugé trop onéreux et dangereux pour les équilibres du groupe Sonatrach en raison de ses incertitudes financières ont fini par obliger Toufik Hakkar de se mettre en « mode pause ». Mais il n’a pas enterré son rêve et aujourd’hui, depuis janvier 2021, avec la complicité de son parrain le Premier-ministre, Abdelaziz Djerad,  le PDG de Sonatrach veut forcer l’administration du groupe à organiser la signature officielle de ce méga-projet. La proximité troublante et inquiétante de Toufik Hakkar avec Daelim a soulevé de nombreux doutes alimentant ainsi un véritable malaise.

Pour dissiper les inquiétudes et mobiliser les fonds financiers nécessaires au lancement de ce méga-projet, Toufik Hakkar n’a pas trouvé mieux que de bloquer l’ensemble des autres projets capitaux dans le secteur des hydrocarbures. Nous pouvons citer, à titre d’exemple, le projet pétrochimique « de taille mondiale » pour la production du polypropylène en partenariat avec TOTAL d’un montant d’investissement de 1,4 milliards US$. En janvier 2019, une convention entre Sonatrach et le groupe français Total a été signée jeudi à Oran pour la création d’une joint-venture permettant la réalisation d’un complexe de polypropylène à Arzew (Est d’Oran).

Ce projet pétrochimique comprend une usine de déshydrogénation de propane (PDH) et une unité de production de polypropylène (PP) d’une capacité de 550.000 tonnes par an. Le projet représente un investissement d’environ 1,4 milliard USD pour les deux partenaires.

Le 7 octobre 2018 à Total et Sonatrach avaient signé à Alger un pacte d’actionnaires de la société commune, Sonatrach Total Entreprise Polymère (STEP détenue à 51 % par Sonatrach et à 49 % par Total). La STEP devait se charger également de commercialiser le produit. Pour ce qui est du financement, 30% seront constitués de fonds propres, tandis que la BNA assurera 70% par emprunts bancaires. Il s’agit du premier complexe de production de polypropylène en Algérie qui sera réalisée dans un délai de 36 mois. Il couvrira les besoins du pays en la matière actuellement importée. Toufik Hakkar bloquera définitivement ce méga-projet et lassé par l’instabilité de Sonatrach, le géant français Total a, semble-t-il, tourné également la page. Tant pis pour l’économie algérienne.

Parmi les autres grands projets suspendus par le PDG de Sonatrach pour avantager uniquement son projet rêvé à Skikda, nous retrouvons la réalisation d’une future usine de de GPL à RHOURDE EL BAGUEL, situé à 100 Km de Hassi Messaoud. Sonatrach travaillait sur ce projet depuis 2016 lorsqu’elle avait entamé les procédures de pré-qualification des potentiels opérateurs qui pourraient remporter cet important marché qui comprend la réalisation d’une unité de compression de gaz, unités de déshydratation de gaz, unité de traitement de gaz, y compris la séparation et la stabilisation des liquides, Stockage et expédition du GPL. Il est à signaler que la réception définitive de ces infrastructures était prévue en mars 2022.

Nous avons également le projet Tinhert 1 qui avait été lancé en grande pompe en mars 2018. Ce projet concerne le développement du champ gazier de Tinrhert dans la région d’Ohanet et consiste en la mise en place d’un réseau de collecte de gaz brut via lequel une cinquantaine de puits producteurs seront reliés à l’usine de traitement.

D’un investissement d’environ 250 millions de dollars, ce projet avait pour principal objectif d’augmenter de 10 millions de m3/jour la capacité de production du champ de Tinrhert, actuellement située à 5 millions m3/ jour. Ce qui équivaut à un taux d’exploitation ne dépassant pas 25%, d’où le recours à l’exploitation de nouveaux puits gaziers (50) à travers ce nouveau projet qui, de surcroît, vise à donner une «seconde vie» au gisement de Tinrhert en lui permettant de continuer à produire du gaz jusqu’à l’horizon 2040. Sa réalisation a été confiée aux filiales de Sonatrach et à Cosider Canalisation pour un délai de 20 mois permettra en effet d’atteindre une capacité de production de l’ordre de 15 millions de m3/jour à l’horizon 2020. Malheureusement, ces objectifs ne seront pas atteints cette année et Sonatrach a stoppé ce projet pour dédier ses finances aux projets privilégiés par Toufik Hakkar et Abdelaziz Djerad.

Nous avons également le projet Rhourde Chegga qui avait lancé en 2018 et la signature du contrat devait avoir lieu en juin 2019. Sonatrach avait pour objectif de développer des axes routiers et créer de nouveaux accès aux puits de ce champ situé dans la région de Hassi Messaoud. Selon nos sources, près de 2 milliards de dollars de projets ont été gelés récemment depuis la rentrée sociale de cette année 2020. Officiellement, Sonatrach qui accuse de nombreuses pertes financières ne peut plus continuer à prendre le risque de financer de nouveaux projets. Mais pourquoi alors s’entêter à lancer un seul projet, celui de Skikda avec Daelim, pour un coût énorme de 5,4 milliards de dollars ? Ce ne sont pas les finances du groupe Sonatrach que Toufik Hakkar et son clan veulent préserver. Ce sont leurs propres intérêts financiers qu’ils rêvent de satisfaire au grand dam de la production nationale des hydrocarbures car tous les projets précédents bloqués provoquent un ralentissement de la production journalière du pétrole et du gaz impactant ainsi fortement les exportations en devises du pays.

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4 COMMENTS

  1. Ce qui m’épate c’est que ce « journal » adresse tous les sujets: politique, énergie, économie, finance, entreprises ….
    Sans aucune maîtrise ne serait ce qu’un sujet
    Des chiffres, des organismes cités uniquement pour apporter une pseudo crédibilité
    Personne n’est dupe hormis quelques ignorants

    « Ce sont leurs propres intérêts financiers qu’ils rêvent de satisfaire au grand dam de la production nationale des hydrocarbures car tous les projets précédents bloqués provoquent un ralentissement de la production journalière du pétrole et du gaz impactant ainsi fortement les exportations en devises du pays » : ah les méchants garçons!
    Puisque tu es si fort envoies ton CV pour remplacer les dirigeants

  2. Comme ça, ça va être vite réglé, les paris sont ouverts, trouvés le jumeler dans l’ordre « l’eau ou le pétrole . Lequel de ces deux produits va s’épuiser le premier? Alors Mr Hakkar votre pronostic ? Les deux en même temps et très bientôt.

  3. Semmar n’aide pas ses amis éjectés de la sonatracht avec ce type d’article..Au contraire..Alors moi je dis : continue à pondre de la merde de bas niveau ! L essentiel tu honores le contrat qui te lie à tes parrains…C’est quand même eux qui t’ont exflitré en France et qui te donne l’argent de poche qu’ils ont volé à la sonatracht durant des décennies…

  4. Pour Dey l’kelboun , Semmar ne respecte pas le code d’honneur des voleurs grabataires qui «  torpillent «  l’Algérie, car aujourd’hui, il dénonce.
    Pour ce cachiriste, c’est celui qui se repent ( à vérifier ici) qui à tort et qui est l’ennemi du peuple.
    Avec les deux, nous autres, simples mortels, nous apprenons chaque jour un peu plus sur le niveau de déliquescence de l’Algérie et pouvons dire qu’un seul est utile au pays.
    Je vous laisse chercher/ vous positionner…
    Harkis de père en fils avec diplômes cacherisés à l’appui….