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lundi, février 6, 2023

La cherté de la vie, comment ce fléau majeur va plonger de très nombreux algériens dans la pauvreté

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L’année 2021 fut certainement l’année de la cherté de la vie et de l’inflation. L’année durant laquelle les explosions des prix des produits de large consommation ont entamé intégralement le faible pouvoir d’achat des Algériens. Les poussées inflationnistes qui ont ébranlé les marchés algériens ont plongé de très nombreux foyers algériens dans la pauvreté et la paupérisation. 

Ce constat amer a été confirmé par le dernier Rapport de suivi de la situation économique de l’Algérie qui a été réalisé par la Banque Mondiale. Cette prestigieuse institution financière internationale a expliqué que l’inflation est devenue l’une des problématiques majeures qui déstabilisent l’économie algérienne.

« Une récolte décevante, les efforts de rationalisation des subventions et la dépréciation de la monnaie nationale contribuent à une hausse marquée de l’inflation. En octobre 2021, l’indice des prix à la consommation avait augmenté de 9,2 % en glissement annuel, un sommet depuis 2012 », fait remarquer ainsi la Banque Mondiale dans son dernier rapport consacré à l’analyse de la situation économique de l’Algérie. La cherté de la vie n’a jamais été aussi élevée et inquiétante en Algérie. Les augmentations des prix ont enregistré effectivement des pics jamais égalés depuis 2012.

« Une sécheresse précoce qui a freiné la production agricole et les efforts de rationalisation de subventions alimentaires et des importations ont contribué à une augmentation rapide des prix des produits alimentaires frais et industriels (+16,5 % et +12,3 % en glissement annuel, respectivement) », explique à ce sujet aussi la Banque mondiale dans son rapport de suivi concernant les évolutions des indicateurs économiques et financiers de l’Algérie.

« Dans le même temps, les prix des produits importés et des biens manufacturés ont continué de grimper à un rythme élevé et accéléré, alimentés par une dépréciation soutenue du taux de change. En raison de la forte hausse de l’inflation alimentaire, le pouvoir d’achat du segment le plus vulnérable de la population a été disproportionnellement affecté en 2021, compte tenu du poids majeur des produits alimentaires dans son panier de consommation », a souligné une nouvelle fois le rapport de la Banque Mondiale pour mettre en exergue le risque d’appauvrissement très élevé qui pèse à l’encontre des foyers les plus fragiles et nécessiteux.

Récemment, le gouverneur de la Banque d’Algérie, Rostom Fadhli, avait reconnu que l’inflation globale s’est accélérée de 5,96% en une année pour atteindre 9,2 % en octobre 2021 par rapport au même mois de l’année précédente. Cette explosion de l’inflation reflète la hausse des prix des produits alimentaires, avait indiqué Fadhli Rostom lors d’une rencontre entre la Banque d’Algérie et les banques et établissements financiers, une rencontre dont le contenu a été résumé par un compte rendu de l’agence officielle APS. La Banque d’Algérie a reconnu aussi que la hausse des prix des produits de large consommation est passée de 1,8 % en octobre 2020 à 14,4 % en octobre 2021, en raison de la forte augmentation des prix des produits agricoles frais qui ont bondi de 16,5 % en octobre 2021 contre seulement 1,9 % le même mois de 2020.

Et en 2022, les mêmes tendances risquent de se répéter dans des proportions beaucoup plus graves en raison de la dévaluation continue du dinar algérien et de la faiblesse de la production nationale embourbée dans les problèmes structurels faute d’une véritable relance économique capable d’insuffler une dynamique de croissance et plombée par des sinistres naturels comme la sécheresse.

 

 

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2 COMMENTS

  1. Hélas ! Oui, plutôt 3fois qu’une, l’Algérie est riche ! Mais, les prédateurs qui la tiennent à gorge, préfèrent gérer les pénuries pour vivre seuls en parasites que de laisser travailler le peuple pour développer le pays. Pour que rien ne
    bouge et qu’ils apparaissent toujours comme indispensables, ils entretiennent une stratégie de la tension !
    Mais, à vouloir toujours tirer sur la corde, elle risque de casser. Gare ! Au retour de boomerang !