La Banque Mondiale confirme que les Algériens sont devenus aussi pauvres que les marocains, les tunisiens ou les mauritaniens

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L’Algérie qui fut naguère un pays riche et prospère est devenu, désormais, un pays dotés de revenus de plus en plus faibles. Preuve en est, la Banque Mondiale vient de classer l’Algérie parmi les pays à revenus intermédiaires faibles. La deuxième plus importante institution économique internationale avec le Fonds Monétaire International (FMI) estime ainsi que les Algériens sont devenus aussi pauvres que les marocains, les tunisiens, mauritaniens ou libanais. Explications. 

Le 1er juillet dernier, la Banque Mondiale (BM) a publié sa mise à jour annuelle concernant la classification des économies mondiales selon la catégorie de revenus par habitant. Cette classification rassemble les données allant du 1er juillet 2021 au 30 juin 2022. La nouvelle classification de la BM nous apprend ainsi que l’Algérie est inclues encore une fois avec 54 autres États dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, alors que notre était classé jusqu’à l’année 2019 dans le groupe des pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure.

Il faut savoir que « cette classification est actualisée chaque année le 1er juillet ». Cette classification de la BM repose sur le principe du Revenu National Brut (RNB) l’année précédente  en dollars courants, selon la méthode dite « de l’Atlas » (a) pour le lissage des fluctuations de taux de change. En termes plus clairs, la Banque Mondiale utilise le critère du RNB par habitant pour classer les pays selon leurs revenus et leur richesse. C’est un moyen utilisé par les analyses afin d’arriver à mesurer le développement humain d’un pays. Le revenu par habitant est l’un des indicateurs liés au taux de croissance économique et au niveau de qualité de vie dans un pays.

La Banque mondiale établit son classement en considérant le revenu national brut (RNB) par habitant sur la période étudiée, qui est la somme entre le PIB et les revenus provenant du reste du monde (notamment les envois de fonds des expatriés et les investissements directs étrangers), le tout divisé par la nombre d’habitants.

Pour cette dernière mise à jour opérée le 1 juillet 2022, la définition des catégories de revenus a été revue à la baisse par la BM car la fourchette basse des pays à revenus intermédiaires de la tranche supérieure  est passée de 4 096 à 4 256 dollars USD par an. Même avec cette baisse, que la Banque mondiale n’a pas expliquée, l’Algérie n’a pas réussi à rester dans la même catégorie de pays. Depuis les années 1970, l’institution classifiait les pays selon leurs revenus, mais elle n’a commencé à le faire de manière annuelle qu’en 1987. L’Algérie se retrouve ainsi dans la catégorie des pays à revenus intermédiaires de la tranche inférieure, dans une fourchette de revenus par habitant.

Selon la Banque Mondiale, la zone Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) comprend 8 pays à revenus élevés (soit de plus de 13 205 dollars) – Bahreïn, le Koweït, Malte, Oman, le Qatar, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Israël – ; 3 pays à revenus intermédiaires de la tranche supérieure (entre 4 256 et 13 205 dollars) – l’Irak, la Jordanie et la Libye – ; 8 pays à revenus intermédiaires de la tranche inférieure (entre 1 086 et 4 255 dollars) – le Liban, l’Algérie, l’Égypte, l’Iran, la Mauritanie, le Maroc, la Palestine et la Tunisie – ; et 2 pays à faibles revenus (moins de 1 085 dollars) – la Syrie et le Yémen, tous deux en guerre.

Cela signifie clairement que la Banque Mondiale considère que les algériens sont devenus aussi pauvres que les libanais, mauritaniens, tunisiens ou marocains ainsi que les égyptiens alors que leur pays dispose d’un grand potentiel de création de prospérité au regard des immenses richesses de son sous-sol. A l’exception de l’Iran, pays frappé de plein fouet par les sanctions internationales, l’Algérie est le seul pays pétrolier ou gazier de la région MENA qui se trouve dans la catégorie des pays à revenus intermédiaires de la tranche inférieure. Une catégorie proche de celle des pays à faibles revenus, à savoir les pays qui souffrent de la grande pauvreté.

Ce classement de la Banque Mondiale confirme l’effondrement du revenu par habitant en Algérie au cours de ces dernières années. En 2021, les revenus des Algériennes et Algériens n’ont pas dépassé les 3660 dollars USD par an. En 2020, ces revenus s’étaient fixés à 3570 dollars USD marquant une chute impressionnante par rapport à 2019 où ces revenus par habitants étaient de l’ordre de 4019 dollars USD par an. Il faut savoir que le RNB par habitant de l’Algérie en 2015 était de 4850 dollars USD par an. En 2014, il était de l’ordre de 5490 dollars USD et c’est pour cette raison que l’Algérie faisait partie à l’époque de la catégorie des  pays à revenus intermédiaires de la tranche supérieure. L’effondrement progressif du RNB par habitant de l’Algérie reflète son appauvrissement continue depuis 2020. Ce qui est un signal alarmant pour sa stabilité socio-économique.

L’Algérie qui fut naguère un pays riche et prospère est devenu, désormais, un pays dotés de revenus de plus en plus faibles. Preuve en est, la Banque Mondiale vient de classer l’Algérie parmi les pays à revenus intermédiaires faibles. La deuxième plus importante institution économique internationale avec le Fonds Monétaire International (FMI) estime ainsi que les Algériens sont devenus aussi pauvres que les marocains, les tunisiens, mauritaniens ou libanais. Explications.

Le 1er juillet dernier, la Banque Mondiale (BM) a publié sa mise à jour annuelle concernant la classification des économies mondiales selon la catégorie de revenus par habitant. Cette classification rassemble les données allant du 1er juillet 2021 au 30 juin 2022. La nouvelle classification de la BM nous apprend ainsi que l’Algérie est inclues encore une fois avec 54 autres États dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, alors que notre était classé jusqu’à l’année 2019 dans le groupe des pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure.

Il faut savoir que « cette classification est actualisée chaque année le 1er juillet ». Cette classification de la BM repose sur le principe du Revenu National Brut (RNB) l’année précédente en dollars courants, selon la méthode dite « de l’Atlas » (a) pour le lissage des fluctuations de taux de change. En termes plus clairs, la Banque Mondiale utilise le critère du RNB par habitant pour classer les pays selon leurs revenus et leur richesse. C’est un moyen utilisé par les analyses afin d’arriver à mesurer le développement humain d’un pays. Le revenu par habitant est l’un des indicateurs liés au taux de croissance économique et au niveau de qualité de vie dans un pays.

La Banque mondiale établit son classement en considérant le revenu national brut (RNB) par habitant sur la période étudiée, qui est la somme entre le PIB et les revenus provenant du reste du monde (notamment les envois de fonds des expatriés et les investissements directs étrangers), le tout divisé par la nombre d’habitants.

Pour cette dernière mise à jour opérée le 1 juillet 2022, la définition des catégories de revenus a été revue à la baisse par la BM car la fourchette basse des pays à revenus intermédiaires de la tranche supérieure est passée de 4 096 à 4 256 dollars USD par an. Même avec cette baisse, que la Banque mondiale n’a pas expliquée, l’Algérie n’a pas réussi à rester dans la même catégorie de pays. Depuis les années 1970, l’institution classifiait les pays selon leurs revenus, mais elle n’a commencé à le faire de manière annuelle qu’en 1987. L’Algérie se retrouve ainsi dans la catégorie des pays à revenus intermédiaires de la tranche inférieure, dans une fourchette de revenus par habitant.

Selon la Banque Mondiale, la zone Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) comprend 8 pays à revenus élevés (soit de plus de 13 205 dollars) – Bahreïn, le Koweït, Malte, Oman, le Qatar, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Israël – ; 3 pays à revenus intermédiaires de la tranche supérieure (entre 4 256 et 13 205 dollars) – l’Irak, la Jordanie et la Libye – ; 8 pays à revenus intermédiaires de la tranche inférieure (entre 1 086 et 4 255 dollars) – le Liban, l’Algérie, l’Égypte, l’Iran, la Mauritanie, le Maroc, la Palestine et la Tunisie – ; et 2 pays à faibles revenus (moins de 1 085 dollars) – la Syrie et le Yémen, tous deux en guerre.

Cela signifie clairement que la Banque Mondiale considère que les algériens sont devenus aussi pauvres que les libanais, mauritaniens, tunisiens ou marocains ainsi que les égyptiens alors que leur pays dispose d’un grand potentiel de création de prospérité au regard des immenses richesses de son sous-sol. A l’exception de l’Iran, pays frappé de plein fouet par les sanctions internationales, l’Algérie est le seul pays pétrolier ou gazier de la région MENA qui se trouve dans la catégorie des pays à revenus intermédiaires de la tranche inférieure. Une catégorie proche de celle des pays à faibles revenus, à savoir les pays qui souffrent de la grande pauvreté.

Ce classement de la Banque Mondiale confirme l’effondrement du revenu par habitant en Algérie au cours de ces dernières années. En 2021, les revenus des Algériennes et Algériens n’ont pas dépassé les 3660 dollars USD par an. En 2020, ces revenus s’étaient fixés à 3570 dollars USD marquant une chute impressionnante par rapport à 2019 où ces revenus par habitants étaient de l’ordre de 4019 dollars USD par an. Il faut savoir que le RNB par habitant de l’Algérie en 2015 était de 4850 dollars USD par an. En 2014, il était de l’ordre de 5490 dollars USD et c’est pour cette raison que l’Algérie faisait partie à l’époque de la catégorie des pays à revenus intermédiaires de la tranche supérieure. L’effondrement progressif du RNB par habitant de l’Algérie reflète son appauvrissement continue depuis 2020. Ce qui est un signal alarmant pour sa stabilité socio-économique.