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samedi, février 4, 2023

La Banque Mondiale confirme que la dévaluation du dinar a fortement détérioré le niveau de vie des Algériens

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Ce qui était craint et redouté par de nombreux experts et observateurs algériens dont le rédacteur en chef d’Algérie Part, Abdou Semmar, vient d’être confirmé officiellement par le dernier Rapport de suivi de la situation économique de l’Algérie qui a été réalisé par la Banque Mondiale : la politique de dévaluation du dinar algérien a fortement détérioré le niveau de vie de la population algérienne en 2021. Et ce lourd préjudice, les algériennes et algériens continueront de le subir durant l’année 2022. Pourquoi ? Parce que la dévaluation du dinar n’a pas été accompagnée par des réformes structurelles qui peuvent renforcer la compétitivité et la croissance économique du pays.  

« Le pays reste toujours dépendant des recettes des hydrocarbures, et sa marge de manœuvre s’est réduite. Ces dernières années, les politiques de compression des importations et les vagues de dépréciation du taux de change ont permis de limiter en partie la hausse des déficits du compte courant et budgétaire, la dépréciation augmentant notamment la valeur en monnaie nationale des recettes d’exportation des hydrocarbures, malgré une baisse des volumes d’exportation », fait observer dans son dernier rapport consacré à l’évaluation des indicateurs économiques et financiers durant le dernier trimestre de l’année 2021 en Algérie.

Ce rapport relativise énormément la portée des augmentations des recettes des exportations des hydrocarbures grâce à la dévaluation accélérée du dinar algérien. Ces recettes supplémentaires ont produit un effet très limité sur l’équilibre budgétaire de l’Etat algérien en raison des recettes budgétaires hors hydrocarbures qui « couvrent une
part décroissante des dépenses publiques (47 % en 2020) et les exportations hors hydrocarbures couvrent une part croissante mais marginale des importations (7 % en 2020) », affirment les experts de la Banque Mondiale consultés pour la réalisation de ce dernier rapport de suivi de la situation économique de l’Algérie. Il s’agit notamment des experts de la section Afrique du Nord et Moyen-Orient du pôle d’expertise en Macroéconomie, commerce et investissement (MTI) du Groupe de la Banque Mondiale.

Ces experts ont reconnu dans les colonnes de ce Bulletin de conjoncture pour l’Algérie que « dans un contexte d’inflation croissante des prix à la consommation et à la production, l’apport soutenu de liquidités par la Banque d’Algérie (BdA), la dépréciation du taux de change et la compression des importations auront un impact croissant sur la stabilité
monétaire, la reprise économique et le niveau de vie des Algériens ».

Ainsi, la dévaluation du dinar algérien ne pourra jamais suffire pour garantir la stabilité financière du pays. Et pour ce faire, « il est nécessaire de procéder à la mise en œuvre de réformes structurelles visant à accroître la compétitivité, tout en rétablissant les équilibres macroéconomiques et en protégeant les ménages algériens, sera essentielle pour favoriser
l’indépendance de l’Algérie vis-à-vis des recettes des hydrocarbures ».

La dévaluation du dinar algérien privée de stratégie de renforcement de la compétitivité nationale représente donc une menace directe contre le portefeuille des Algériennes et Algériens qui vont s’appauvrir de plus en plus en 2022 à cause de cette politique irréfléchie qui n’apporte aucune solution viable aux principaux problèmes plombant les perspectives économiques de notre pays.

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1 COMMENT

  1. Non Monsieur Semmar, il faut juste attendre un peu, le grand khorotonomiste zakakhra va venir nous expliquer que la banque mondiale, c’est rien, car elle est inféodée au Makhzen et aux sionistes. Par contre Tebtoub qui ne sais même pas faire une addition de maternelle est un grand homme,et chengrifouha est l’égal ou même il dépasse Ghandi.