La Banque africaine de développement confirme que la production pétrolière limitée en Algérie plombe la croissance du pays

0
248

La faiblesse de la production pétrolière de l’Algérie plombe sa croissance économique en 2022. C’est le constat implacable qui a été dressé par Les Perspectives économiques en Afrique 2022, publication phare de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org), parue ce 24 mai 2022.  « La croissance devrait ralentir en 2022 à 3,7% et en 2023 à 2,6%, en raison d’une production pétrolière limitée. toutefois, les balances budgétaire et courante affichent une tendance à la hausse à court terme (0,9% et 0,2% du PIB en 2022) », a analysé ainsi cette source. 

La publication phare de la Banque Africaine de Développement sur les évolutions des indicateurs économiques du continent africain  a reconnu, néanmoins, que l’Algérie profite un tant soit peu de cette conjoncture mondiale marquée par les effets désastreux de la guerre livrée par la Russie à l’Ukraine. L’AFDB a constaté  une « nette amélioration des finances publiques et de la balance courante » qui est « due à l’impact positif à court terme de la crise ukrainienne sur les exportations algériennes d’hydrocarbures ».

« Néanmoins, cette forte dépendance aux prix du pétrole sou-ligne la nécessité d’une diversification économique, notamment vers la pétrochimie, le gaz et les produits agricoles qui ont un fort potentiel d’exportation », nuance tout de même l’AFDB sur cette note d’analyse sur les perspectives économiques de l’Algérie en 2022.

« L’inflation devrait augmenter en 2022, compte tenu de la tendance à la hausse des prix mondiaux et d’une politique monétaire qui devraient rester expansionnistes. Les principaux risques sont l’aggravation de la crise sanitaire et la détérioration des termes de l’échange », avertit encore l’AFDB qui met en évidence les dégâts de l’inflation sur le pouvoir d’achat des Algériennes et Algériens. « L’inflation a augmenté en 2021 pour atteindre 7,0%, en raison de la moindre disponibilité des denrées alimentaires », note en dernier lieu l’AFDB.