Kamel Henni au Ministre de la Santé – Pourquoi Ferme-t-on la Porte à ceux qui Souhaitent Mettre leur Savoir-Faire à Disposition du Pays ?

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Prosper Africa est l’initiative du gouvernement américain visant à accroître le commerce et les investissements entre les pays africains et les États-Unis, en mobilisant des services et des ressources de l’ensemble du gouvernement américain pour donner aux entreprises et aux investisseurs des informations sur le marché, un soutien aux transactions, des opportunités de financement et des solutions pour renforcer le climat des affaires.

À ce titre et parmi les nombreux Ministres africains, les milieux d’affaires africains et les décideurs de pas moins de 450 des plus grandes multinationales américaines, une délégation de Prosper Africa était présente à la 14è édition du Sommet d’affaires USA-Afrique tenu à Marrakech au Maroc du 19 au 22 Juillet 2022, afin d’échanger avec les représentants de plusieurs pays africains sur de nombreuses questions régionales et défis mondiaux tels : la crise sanitaire, les changements climatiques ou encore les tensions géopolitiques.

Il faut savoir que pour les Etats-Unis, l’investissement en Afrique représente aujourd’hui une priorité, d’où l’annonce par la Vice-présidente des États-Unis, Mme Kamala Harris, de l’organisation du Sommet des dirigeants États-Unis-Afrique du 13 a 15 décembre prochain à Washington, dans le but de discuter des défis allant de la sécurité alimentaire au changement climatique.

Alors que l’Algérie s’est exclue de cet évènement du fait de la rupture diplomatique avec le Maroc, on se demande quelle stratégie suit le gouvernement algérien pour attirer les investisseurs étrangers et apporter le savoir faire nécessaire au développement du Pays ?

Cette absence vient se superposer à l’échec de l’Agence algérienne de coopération internationale, dont la mission était de participer à l’élaboration et à la mise en œuvre de la politique nationale de coopération internationale en matière économique, sociale, humanitaire, culturelle, cultuelle, éducative, scientifique et technique.

Une agence qui été censée apporter son concours à l’action de l’appareil diplomatique et des ministères concernés pour la mobilisation optimale de l’assistance technique et financière extérieure au service du développement national…

Que dire des responsables économiques nommés au sein de nos ambassades, ou des chambres de commerces Algéro-américaines inefficaces et inaudibles incapables de préparer un sommet comme celui qui vient d’achever ses travaux ?

« Pourquoi on ne fait pas pareil en Algérie. On souhaite pénétrer le marché Africain ? Pourquoi marginaliser la Diaspora ? On a le savoir-faire, pourquoi on nous ignore, on ne répond jamais à nos correspondances. L’Algérie a le potentiel humain et autres pour développer une dynamique pour pénétrer le marché Africain. On ne critique pas on veut y participer activement. »

C’est ainsi que s’est exprimé un expert ayant contacté notre rédaction.

« On se demande même que font nos représentations diplomatiques à l’étranger ? Des Ambassadeurs qui sont dépassés par les événements, qui ne connaissent même pas, pour la plupart, les coutumes du pays où ils sont installés, sans parler de la communauté Algérienne marginalisée et totalement ignorée. »

Ces propos émanent de Kamel Henni, Consultant international dans le domaine médical et Président du Conseil d’Administration de la clinique des Vergers à Genève en Suisse.

M. Henni nous a affirmé qu’il avait adressé plusieurs courriers au Ministre de la Santé avec copies à la Présidence de la République, le Premier Ministère et celui des Affaires Etrangères. En voici le texte :

« Monsieur le Ministre,

Le Ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Professeur Abderrahmane Benbouzid ne cesse d’affirmer dans ses discours que le système de santé algérien devrait être revu, afin de « corriger certains dysfonctionnements et erreurs du passé ».

Monsieur le Ministre, le système de santé dans notre pays n’est pas à revoir mais doit être redressé selon les normes internationales. Nous avons proposé notre savoir-faire mais on ne répond jamais à nos appels. Pourquoi ?

Notre système de santé n’a jamais été la préoccupation de nos dirigeants qui préfèrent se soigner et même mourir dans les hôpitaux étrangers.

On se demande pourquoi la Diaspora Algérienne est marginalisée, alors que notre savoir-faire est apprécié dans beaucoup de pays étrangers. 

J’ai été à l’origine avec mon équipe de l’équipement en « Infection Control » de plus de 200 hôpitaux et cliniques en Suisse ainsi que dans cinq (5) hôpitaux universitaires que dispose la Suisse sans parler des hôpitaux en Afrique et en Allemagne.

Aujourd’hui je profite de ma retraite méritée et mon seul souhait est de mettre mon savoir-faire à disposition de notre cher pays et nous croyons en la vision de l’Algérie nouvelle si souhaitée par notre Président.

Pourquoi les Ministres ne répondent pas à nos appels ?

On doit conjointement définir un concept et analyser la situation actuelle pour améliorer le système de santé en Algérie. On doit pouvoir copier le système Allemand ou Suisse et améliorer notre système par étapes avec les technologies nouvelles et mettre l’accent sur la formation. Nous souhaitons un dialogue sincère et constructif.

Les défis sont nombreux, le système de santé reste miné par l’incompétence et la corruption, nos dirigeants ont fait des hôpitaux européens leur destination de soins privilégiés par manque de confiance dans le système de santé national « une forme de mépris à l’égard de la population et des professionnels de la santé « .

Espérant que notre gouvernement va en finir avec cette médiocrité, entamer un redressement de nos infrastructures selon les normes en vigueur et mettre l’accent sur la Formation avec des Experts Algériens afin de profiter de leur savoir-faire.

Inutile de déclarer que le système de santé futur devra répondra aux besoins des usagers sans discrimination d’appartenance sociale et régionale.

Pourquoi ne se lancerait-on pas dans la construction modulaire, une construction en acier parasismique, moderne, flexible, avec économies d’énergie, délais de conception et de réalisation réduits à 70%, plus courts par rapport à la construction conventionnelle, on pourra construire des établissements de santé, des écoles, des logements et on pourra même profiter de cette technologie pour faire un transfert technologique dans les pays africains.»

Durant nos contacts, Kamel Henni a précisé que nous avions le savoir-faire et les architectes pour nous accompagner pour notre réussite prochaine se déclarant prêt à se déplacer en Algérie pour donner une conférence sur les points suivants :

  1. COMMENT REDRESSER LE SYSTEME DE SANTE DE NOTRE PAYS
  2. LA CONSTRUCTION MODULAIRE DES HOPITAUX DU FUTUR PAR RAPPORT A LA CONSTRUCTION CONVENTIONNELLE.
  3. PENETRATION DES PAYS AFRICAINS.

Kamel Henni, qui est également et Membre de Démocratie en Mouvement, s’est plusieurs fois demandé pourquoi en Algérie on fermait la porte à ceux qui souhaitent mettre leur savoir-faire à disposition du Pays.

On se le demande également…