5.9 C
Alger
dimanche, février 5, 2023

Invraisemblable : la justice algérienne « pirate » les discussions privées de Fethi Ghares pour le condamner et l’accabler

- Advertisement -
- Advertisement -

C’est tout simplement invraisemblable. Le procès de l’opposant Fethi Ghares qui a débuté aujourd’hui dimanche 26 décembre au tribunal de Bainem, à l’Ouest d’Alger, a permis de dévoiler les pratiques insensées et répugnantes de la Justice algérienne. 

Âgé de 48 ans, le secrétaire général du Mouvement démocratique et social (MDS), Fethi Ghares, est poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation dont « atteinte à la personne du Président de la République ». Pour accabler l’opposant et justifier sa détention arbitraire qui dure depuis plus de 4 mois, la justice algérienne a utilisé ce dimanche dans son procès des discussions purement privées prélevées par les services de sécurité de ses comptes sur les réseaux sociaux pour présenter comme des « preuves » de culpabilité !

Oui des discussions totalement privées sur Facebook Messenger dévoilées publiquement dans un procès public et présentées comme des preuves accablantes. Cette situation extravagante n’a pas manqué de susciter l’ire des avocats de l’opposant Fethi Ghares. « Les discussions privées ne peuvent pas être considérées comme preuves », a protesté ainsi maître Zoubida Assoul, l’un des avocats défendant Fethi Ghares. « Si le ministère public viole la loi et utilise des discussions privées d’un chef de parti politique comme preuves contre lui que reste-il du procès équitable? », a dénoncé également de son côté l’avocat Said Zahi.

Fethi Ghares n’a pas manqué de commenter lui-même ses dérives alarmantes de la justice algérienne. « L’espace privé est violée en Algérie. C’est de l’arbitraire. Même dans les espaces privés nous ne pouvons paz parler. Cela prouve que le régime veut étouffer les voix », a-t-il dit depuis le banc des accusés.

En dépit de l’extrême légèreté des preuves rassemblées contre le premier responsable du MDS, le procureur de la République près le tribunal de Bainem n’a pas eu froid aux yeux pour réclamer « trois ans de prison et 100.000 DA d’amende » contre Fethi Ghares. Le procès se poursuit toujours et les avocats de l’opposant algérien plaident son acquittement et sa remise en liberté immédiate.

Pour rappel, Fethi Ghares a été arrêté chez lui à Gué-de-Constantine (Alger), le 30 juin 2021, par des policiers en civil pour être ensuite conduit au commissariat de Bab El-Oued. Il a été esuite présenté, le 1er juillet devant le procureur du tribunal de Baïnem (Bab El-Oued), qui a transmis son dossier au juge d’instruction du même tribunal. Ce dernier a décidé de placer M. Ghares sous mandat de dépôt.

Le coordinateur national du MDS a été inculpé pour 5 chefs d’inculpation : atteinte à la personne du président de la République, outrage à corps constitués, diffusion au public des publications pouvant porter atteinte à l’intérêt national, diffusion d’informations pouvant porter atteinte à l’unité nationale et diffusion d’informations pouvant porter atteinte à l’ordre public.

 

- Advertisement -
Latest news
- Advertisement -
Related news
- Advertisement -

9 COMMENTS

  1. Pauvre Clown, aux USA, en Europe et ailleurs ‘la justice » peut ordonner des écoutes téléphnique, ou à récupérer les fadettes ou fichiers d’un prévenu
    Ce n’est pas une vidéo de ses ébats avec son
    Aux USA, àà votre arrivée dans un aéroport la Police des frontières ou la douane ont le droit de consulter ton smartphone , tes fichiers, tes photos sans mandat

  2. L’officier Zakaria perd ses nerfs qui compare la justice du téléphone de la junte qui s’attaque a une fillette de 14 ans a la justice US… la junte a perdu depuis qu’elle a investi sur des incultes comme kelboune ou les officiers incultes du drs comme zakaria and co…
    Les généraux vont s’entretuer sur la place publique en attendant la vague du hirak 2.0 qui va les emporter…

  3. Youpi, l’officier de la junte vient nous dire qu’aux US c’est pire !!!!
    Quant à Dire que la justice peut ordonner, c’est un fait. Mais existe t’il une justice au pays du cachir et des grabataires !
    Ya zakakhra, va consulter un psychiatre, car tu vas finir comme, une lope, mais bon tu es déjà une grosse merde, mais bon sans te lire on sait déjà que ton odeur fétide,est là.
    Sincèrement moi personnellement je ferai confiance à un Marocain, mais jamais à ta race. Allez va changer les couches de Chengriha, c’est cela ton Job.

  4. Années 90 DRS-Terroristes-DRS ; bonnet blanc-blanc bonnet !
    Année 2019-2021, on reprend les mêmes et on recommence !
    Les uns déguisés en police judiciaire puisque nous n’avons toujours pas de justice !
    Et les autres en coucous usurpateurs de l’ombre « badissia-novembria » dans l’informel !
    Il n’y a rien de plus dérangeant pour eux que de prononcer le mot « Démocratie » ou de
    dire « Dawla Madania Matchi Aâskaria », ça leur donnent des boutons et ça peut même
    coûter un séjour à El Harrach !
    Ce couple infernal a plus d’un tour dans son sac. Ils ont tous la double nationalité pour le cas où !
    Ils ont aussi leur faune de cachiristes qui les servent, ici comme là-bas. Il n’y a pas de sot métier.

  5. Le mangeur de mortadelle périmé chargé à ses heures perdues d’extraction des semences de maîtres vénérés, ose comparer la justice du téléphone, dirigé par ses maîtres rats-de-cave à celle des occidentaux, achète une corde et pend toi.

  6. Mr Justice occidentale…peux tu nous expliquer pourquoi il y’a entre 25 et 30 % de « musulmans » dans les prison françaises alors qu’ils représente 6 à 7 % de la population totale ( 4 à 5 millions).
    Pourquoi les autorités françaises insistent pour expulser 8 000 algériens? ( et presque autant de marocains)
    La Justice française n’aime pas les « bougnoules » ou beaucoup d’africains du Nord sont souvent mêlés aux affaires de drogues, délinquances, terrorismes etc …

    Selon un « rapport choc », il y aurait 60% de musulmans en prisonhttps://www.lci.fr › Toute l’info › Société
    23 oct. 2014 — Le fichage ethnique et religieux est en effet strictement interdit en France. Il n’existe donc aucun chiffre officiel établissant le nombre de …