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dimanche, janvier 29, 2023

Intervention de l’armée algérienne hors des frontières, un nouveau moyen pour gagner des devises

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La proposition de participation de l’Armée nationale populaire (ANP) aux opérations de maintien de la paix en dehors des frontières nationales n’obéit pas seulement à des considérables politiques. En pleine crise financière et avec une chute interminable des revenus pétroliers, l’armée algérienne espère se procurer une nouvelle source de financements en devises en participant aux missions de main de la paix de l’ONU.  Oui, en effet, les pays qui envoient leurs soldats pour participer aux opérations militaires supervisées par l’ONU gagnent de l’argent. Explications. 

Il faut savoir que le budget des opérations de maintien de la paix dans le monde au profit de l’organisation des Nations Unies, à savoir l’ONU, dépasse les 8 milliards de dollars. Cependant, l’ONU n’a pas de forces militaires qui lui soient propres et ce sont les États Membres qui lui fournissent des soldats sur une base volontaire les contingents militaires et les forces de police pour chaque opération de maintien de la paix.

La rémunération des militaires est, certes, prise en charge par les gouvernements dont ils relèvent selon leur grade dans les forces nationales et selon le barème de rémunération applicable. Toutefois, les pays qui fournissent volontairement des contingents aux opérations de maintien de la paix sont remboursés des coûts par l’ONU sur la base d’un taux standard approuvé par l’Assemblée générale d’un peu plus de 1332,2 dollar par soldat et par mois. Une solde qui est passée à 1.365 dollars au 1er juillet 2016 et 1.410 dollars en juillet 2017.  Les pays contributeurs de casques bleus sont également remboursés pour les frais supplémentaires d’entraînement, équipement, transport, primes d’expatriation occasionnés par leur déploiement… Chaque pays paie ensuite ses troupes à sa guise.

Il faut savoir aussi que ces rémunérations versées par l’ONU aux pays pourvoyeurs de soldats pourraient augmenter encore dans les années à venir. Et pour cause, les pays du Groupe des 77 (les anciens non alignés) continuent de réclamer une hausse beaucoup plus forte, à 1 763 dollars par mois. Le G77 comprend 133 pays pour la plupart en développement, inclut les plus gros contributeurs de troupes – qui sont le Bangladesh, l’Inde et le Pakistan – et de nombreux pays latino-américains comme le Brésil.

Les principaux bailleurs de fonds sont les membres permanents du Conseil de sécurité. Les États-Unis financent le maintien de la paix à hauteur de 28,4 %, suivis par le Japon (10,8 %), la France (7,2 %), l’Allemagne (7,1 %), le Royaume-Uni (6,7 %) et la Chine (6,6 %).

Ainsi, en envoyant régulièrement ses soldats à l’étranger pour des opérations militaires de maintien de la paix, l’Armée algérienne pourrait gagner de l’argent et récupérer des fonds en devises pour entretenir ensuite son fonctionnement qui nécessite, justement, énormément de budgets. La proposition de participation de l’Armée nationale populaire (ANP) aux opérations de maintien de la paix en dehors des frontières nationales, inscrite dans la mouture du projet d’amendement de la Constitution, s’explique ainsi surtout par ces nouvelles perspectives financières que l’Algérie va explorer en cette période de disette à cause de l’effondrement des prix du baril du pétrole.

 

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