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samedi, février 4, 2023

Inquiétant : L’Algérie, le pays avec la plus faible consommation des ménages en Afrique du Nord !

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La consommation des ménages est une donnée essentielle sur la santé économique d’un pays. Elle permet une croissance de la création de la richesse nationale d’un pays puisque les consommateurs sont un moteur de développement pour les entreprises qui produisent des biens et des services. Lorsque la consommation des ménages est élevée, le Produit Intérieur Brut (PIB) d’un pays se porte bien et la croissance économique est au rendez-vous ce qui permet à un pays d’amorcer un véritable processus de développement. 

Malheureusement en Algérie, ce processus est en panne et la consommation des ménages a chuté dramatiquement depuis 2019. Pis encore, selon les données publiées par la Banque africaine de développement (BAD) dans son supplément spécial de “Perspectives économiques en Afrique 2020”, l’Algérie est le pays qui enregistre en ce moment la plus faible consommation des ménages en Afrique du Nord !

« Les Perspectives économiques en Afrique 2020 » est un supplément qui apporte des révisions aux prévisions de croissance et aux perspectives pour l’Afrique pour les années 2020 et 2021 et met en lumière l’impact du Covid-19 sur la situation socio-économique du continent. Il émet des recommandations en matière politique pour relancer, en toute sécurité, les économies et accélérer leur croissance. Cette source nous apprend ainsi que c’est en Algérie où consommation des ménages a contribué le moins au PIB dans toute la région de l’Afrique du nord. Et pour cause, la consommation des ménages a contribué uniquement à hauteur de  41,8 % du PIB du pays en 2019. Une performance totalement ridicule par rapport à d’autres pays de la région. En Egypte, la consommation des ménages a représenté en 2019 jusqu’à 84,4 % du PIB. Même en Mauritanie, le pays le plus sous-développé de la région, la consommation des ménages est beaucoup plus forte qu’en Algérie avec une contribution de 55,5 % au PIB.

Au le Maroc (58 %) et la Tunisie (71 %), la consommation des ménages se situe entre les deux extrêmes, note à ce sujet la BAD dans son son supplément spécial consacré à 2020. Ces chiffres indiquent que la consommation des Algériens et Algériennes se réduit dangereusement et cela va impacter très négativement la stabilité économique et financière du pays.

Cette inquiétante tendance baissière date depuis 2018 comme l’avait relevé l’Office national des statistiques (ONS) dans sa  publication consacrée aux comptes économiques en volume de la période 2015 à 2018. “Les ménages ont réduit effectivement leur consommation en 2018 et sont de plus en plus confrontés à des problèmes d’arbitrage entre l’investissement, notamment en logement, et la consommation finale”, avait constaté à l’époque l’ONS. En clair, les ménages algériens ont consacré de plus en plus une partie de leurs revenus à l’acquisition de logement au détriment de la consommation. Le résultat de cette baisse de la consommation nationale des Algériens a été très négatif pour le pays puisque la croissance économique n’a pas dépassé les 1,4% en 2018. Un taux ridicule par rapport aux autres pays africains qui flirtent avec les 10 % de croissance économique comme la Côte d’Ivoire ou l’Ethiopie.

Cela signifie clairement que les Algériens dépendent de moins en moins d’argent parce qu’ils ont de moins en moins d’argent. Un appauvrissement graduel qui a commencé depuis 2018 et s’est accéléré encore en 2019. Et cette année 2020, les perspectives sont encore plus sombres pour les consommateurs algériens. Et pour cause, la BAD note également dans son rapport sur l’année 2020 que la crise du coronavirus réduira à coup sûr ce compartiment de la consommation. De plus, les ménages réduisent les achats de biens d’équipement (comme les voitures) en situation d’incertitude.

Il faut savoir enfin que la consommation effective des ménages inclut tous les biens et les services acquis par les ménages résidents pour la satisfaction de leurs besoins, que ces acquisitions aient fait, ou non, l’objet d’une dépense de leur part. La consommation effective des ménages comprend donc, en plus des biens et des services acquis par leurs propres dépenses de consommation finale, les biens et les services qui, ayant fait l’objet de dépenses de consommation individuelle des administrations publiques ou des Institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM), donnent lieu à des transferts sociaux en nature de leur part vers les ménages.

Sur le plan économique, la consommation des ménages dépend, en premier lieu, du niveau de revenu. Or, malheureusement en Algérie, La crise économique qui a commencé avec la chute des revenus pétroliers en 2014, a fait stagner les salaires. Le ralentissement du pouvoir d’achat explique plus de la moitié du ralentissement de la consommation des ménages. Cette  situation a provoqué la montée du chômage et les incertitudes croissantes sur l’emploi ont renforcé le pessimisme des Algériens qui ont préféré réduire drastiquement leur consommation.

 

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2 COMMENTS

  1. Tu es devenu tellement pas crédible avec ton opposition de cours d’école à un point, ou tout ce que fait l’Algérie ne trouve pas grasse à tes yeux de spécialiste es-science de renommé mondiale.
    Qu’attends-tu pour rentrer en Algérie et leur donner toutes les solutions pour faire de l’Algérie la Corée du sud du Maghreb.

  2. Bonjour Monsieur Abdou Semmar,

    le taux de la consommation des ménages dans le PIB est un mauvais indicateur de pauvreté. En effet, si le gros de l’investissement est publique alors c’est normal que ce taux est faible, si l’état ne fait aucun investissement alors ce taux devient très élevé alors même que la population est très pauvre.
    l’indicateur de richesse ou de pauvreté le plus adapté est le PIB par tête.
    cordialement.