Grave crise financière en Algérie : 17 % des entreprises ont licencié des employés et 14 % des entreprises ont réduit leurs salaires en 2020

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Une étude de la Banque Mondiale a confirmé officiellement l’impact chaotique de la crise financière née dans le sillage de la pandémie de la COVID-19 sur les entreprises algériennes notamment celles du secteur privé. Il s’agit d’une étude approfondie réalisée par la Banque Mondiale et publiée dans son bulletin de conjoncture du mois de juin. Il s’agit des travaux sur l’impact de la crise sanitaire sur les ménages les plus défavorisés dans tous les pays du monde. 

Dans cette étude, on nous apprend ainsi que  le Groupe de la Banque mondiale, en collaboration avec plusieurs institutions partenaires, a mené des Enquêtes sur le Pouls des Entreprises COVID-19 (COVEPE) couvrant plus de 100 000 entreprises de 51 pays, dont l’Algérie, entre avril et août 2020 afin de mieux comprendre l’impact à court terme de la pandémie de COVID-19. La même source n’a pas manqué de souligner que  les enquêtes COVEPE menées en Algérie, à Djibouti, au Maroc, en Jordanie, en Cisjordanie et à Gaza ont identifié certains impacts spécifiques à la région MENA.

Ainsi, l’enquête COVEPE, réalisée au cours de l’été 2020, a pu traduire la gravité du choc de la COVID-19 sur les entreprises algériennes.  Conduite conjointement avec le ministère de l’Industrie et des Mines, l’enquête COVEPE a ciblé un échantillon représentatif de 431 entreprises (formelles) entre fin juillet et mi-août 2020. Au moment de l’enquête, 32 % des entreprises étaient partiellement ou entièrement fermées, les entreprises du secteur de la construction et de l’industrie lourde, dans les zones industrielles, et les jeunes entreprises et entreprises à capitaux étrangers étant touchées de manière disproportionnée par les fermetures.

Environ 79 % des entreprises ont connu une baisse de leurs ventes entre le T2-2019 et le T2-2020, leurs ventes ayant reculé de 56 % en moyenne. Outre la baisse de la demande, qui a affecté 74 % des entreprises interrogées, 54 % des entreprises algériennes étaient confrontées à des problèmes de réduction de la disponibilité des employés, 45 % d’entre elles à des difficultés d’approvisionnement en intrants et 39 % des entreprises souffraient d’une moindre disponibilité des services financiers. Enfin, l’enquête a indiqué que 52% des entreprises ont mis des employés en congé payé, conformément à la directive du gouvernement, tandis que 25 % des entreprises ont mis des employés en congé sans solde, 17 % des entreprises ont licencié des employés, et 14 % des entreprises ont réduit leurs salaires.

Par ailleurs, la plupart des entreprises algériennes étaient également confrontées à l’incertitude qui plane sur les perspectives économiques moroses de leurs activités. Preuve en est,   47 % des entreprises n’étaient pas en mesure d’indiquer pendant combien de temps elles seraient capables de résister à l’impact négatif du choc. Même si 62 % des entreprises ont déclaré disposer de suffisamment de liquidités pour soutenir leurs opérations sur une période de trois mois, 15 % des entreprises ont indiqué
qu’elles ne seraient pas en mesure de poursuivre leurs activités pendant plus d’un mois. Le degré d’incertitude concernant le moment de la levée des mesures sanitaires restrictives est également resté élevé : parmi les entreprises interrogées, 34 % se sont retrouvées temporairement fermées et ont indiqué qu’elles n’étaient pas en mesure d’évaluer à quel moment elles pourraient rouvrir.

Ces données communiquées par la Banque Mondiale ne concernent que la période de l’été 2020. C’est dire qu’à la suite des ravages de la 3e vague de l’épidémie de COVID-19 de juin à août 2021, les entreprises algériennes ont certainement souffert encore davantage de l’impact négatif de ce pic épidémique sur leurs activités économiques. Malheureusement, les autorités algériennes n’ont jamais communiqué le moindre bilan sur les dégâts économiques et financiers endurés par les entreprises privées comme publiques.

 

6 COMMENTS

  1. Merci La Banque Mondiale pour ces études et grand merci Algérie Part pour leur divulgation… les jours de la junte sont désormais comptés … game over!
    DRS Terroristes
    Regime algerien = Taliban
    Generaux assassins

    Vive l’Algerie éternelle

  2. 700 Haragas en 72 heures arrivés sur les côtes Espagnoles.
    Ceux qui défendent cette junte mafieuse, peuvent ils nous dire pourquoi des gens de tout âge, préfère prendre le risque de mourir en mer que de rester dans ce beau pays ?