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jeudi, février 2, 2023

Ghali Belkecir : chronique d’une chute annoncée par Algérie Part

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Il est enfin tombé. Après plusieurs mois de révélations et d’investigations menées par Algérie Part, les autorités algériennes ont décidé de limoger le général Ghali Belkecir de son poste à la tête de la gendarmerie nationale. Cette décision intervient logiquement dans un contexte houleux où le haut commandement militaire de l’ANP ne pouvait plus se permettre le luxe de couvrir les agissements scandaleux de Ghali Belkecir. 

Le voyage de l’ex-patron de la gendarmerie nationale à Paris en France fut la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Ghali Belkecir a utilisé les moyens financiers et logistiques de l’ambassade d’Algérie en France pour régler ses affaires personnelles dans les quartiers les plus chics de la capitale française. Algérie Part a été le seul média qui avait révélé les affaires immobilières de Ghali Belkecir à Paris. L’homme voulait effacer à tout prix les traces de son implication dans un luxueux appartement au 15e arrondissement. La famille Belkecir est également impliquée dans la gestion d’actifs immobiliers dans le très chic 16e arrondissement. L’ex-patron de la gendarmerie nationale savait qu’il faisait l’objet d’une enquête approfondie menée de la part des services de la direction centrale de la sécurité de l’armée (DCSA). Et pour assurer ses arrières, Ghali Belkecir s’était échiné à « blanchir » les fonds avec lesquels il avait procédé à l’acquisition de biens immobiliers en France.

Son fils, Rafik Belkecir, avait également défrayé la chronique récemment avec sa fuite précipitée à l’étranger et son train de vie princier à Alicante en Espagne et Paris en France. Le fils du général Ghali Belkecir incarne à lui-seul les dépravations financières et immorales de l’ex-patron de la gendarmerie nationale. Même l’épouse de ce sinistre personnage, la magistrate Fatiha Boukhers, ex-présidente de la Cour de Tipaza, est impliquée de plain-pied dans de nombreux scandales de corruption impliquant de graves des versements de pots-de-vin, des bakchichs pour trafiquer des verdicts, blanchir des businessmen véreux ou des dirigeants politiques amis de son époux, le général Ghali Belkecir.

Algérie Part n’avait pas cessé de raconter toutes ces frasques dans de plusieurs publications qui ont suscité de larges échos auprès des Algériens et algériennes. Durant ces dernières semaines, nous avions subi de nombreuses pressions pour tenter de nous empêcher de continuer à enquêter  sur les affaires scabreuses de la famille Belkecir. Finalement, l’histoire finira par nous donner raison. Nos informations aussi surprenantes soient-elles ont été confirmées par les services de la DCSA. Trop de scandales, trop de dérives. L’Etat-Major de l’ANP et à sa tête, Ahmed Gaid Salah décide de mettre fin à cette mascarade. Depuis le 4 juillet, le décret du limogeage de Ghali Belkecir était prêt. Il aura fallu attendre quelques conciliabules au sein de l’Etat-Major de l’ANP pour prononcer enfin la « mise à mort » de Ghali Belkecir.

Selon nos sources, Gaid Salah a été finalement convaincu de la nécessité de remplacer le sulfureux Belkecir à la suite des conclusions des enquêtes menées à l’encontre de l’ex-ministre de la Justice, Tayeb Loub, l’acolyte et partenaire de Ghali Belkecir. Les deux hommes ont été pointés du doigt par tous les oligarques emprisonnés à El-Harrach. Belkecir et Louh étaient leurs principaux protecteurs, voire bras armées moyennant des commissions de plusieurs milliards de centimes. Le scandale de trop. Et le couperet est tombé. Reste maintenant à juger les deux hommes pour leur permettre de retrouver leurs compagnons dans les prisons d’El-Harrach ou de Blida.

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