Faux… la fortune de la famille Gaid Salah est bien plus élevée !

0
2329

Le quotidien El-Watan a publié ce lundi 31 août un article annonçant des révélations fracassantes sur la fortune et les biens des deux enfants d’Ahmed Gaid Salah, le défunt chef d’Etat-Major de l’Armée algérienne. Il s’avère que cet article est totalement superficiel et très réducteur car il a cité uniquement quelques entreprises aux activités, certes, juteuses, mais très limitées et ces entreprises citées par El Watan ne reflètent pas du tout l’ampleur du business de la famille du défunt Ahmed Gaid Salah. En réalité, la fortune de la famille Gaid Salah est bien plus élevée. L’article d’El Watan ne semble pas relever d’une enquête sérieuse, mais de bruits de couloirs qui se répètent depuis des années dans les salons du sérail algérien. Explications.

 

L’article d’El Watan cite ainsi la Sarl AGB Aïn Yagout, la Sarl Righia,la Sarl El Bahdja et un journal régional basé à Annaba appelé « Edough News ». Qui peut croire réellement que la fortune de la famille de l’ex-puissant patron de l’armée algérienne se résume seulement à ces biens et ces business ? Naturellement personne ! il faudra être naif pour croire que le patrimoine de deux fils d’Ahmed Gaid Salah est composé uniquement de ces entreprises.

Preuve en est, Boumédiene Ahmed Gaid, fils aîné d’Ahmed Gaid Salah, s’est fait “un paquet de fric” grâce à un autre business juteux : l’importation des équipements et matériels d’imprimerie à travers la société appelée FENEC Papier. Créée le 3/5/2008, cette société appartient à Boumediène Ahmed Gaid, l’un des enfants du chef d’Etat-Major de l’ANP et homme fort de l’institution militaire. Né le 04/01/1979, le fils de Gaid Salah a utilisé cette société pour mener plusieurs opérations d’importation des équipements et matériels d’imprimeries et de sérigraphie.

Boumédiene Ahmed Gaid utilisait également cette société pour la transformation industrielle du papier. Basée au lotissement 19 juin à Guelma, à l’est du pays, la société secrète du fils de Gaid Salah a même développé l’activité de la récupération des matières non-métalliques. Il s’agit d’une activité fortement rémunératrice et d’un secteur qui offrait des perspectives financières prometteuses en Algérie. Le numéro d’identifiant fiscal (NIF) de cette société est le 00082403827059400000. Son Numéro d’Identification Statistique (NIS) est le 000824010001571.

Le fils aîné d’Ahmed Gaid Salah est également présent dans la société RAYAN’S BUILT, créée le 28/05/2008 et modifiée le 17/08/2016. Cette société basée à Bab Ezzouar à Alger est spécialisée dans le BTP, l’hydraulique, les installations des systèmes de climatisation, l’ingénierie et les études techniques ainsi que la réparation et l’entretien des ascenseurs.

Le fils du défunt Gaid Salah était également l’associé du controversé milliardaire  Baha Eddine Tliba dans la Sarl DIAA Beha Eddine qui a été radiée et suspendue depuis le 22/06/2012. Mais auparavant, à savoir depuis le 23/05/2009, Tliba et son associé le fils du Chef de l’Etat-Major de l’armée nationale et populaire ont bien profité de cette entreprise qui activait dans le business du BTP et celui de l’extraction ainsi que la préparation de sable.

Située à la Cité Beni Thour à Ouargla, l’entreprise de Tliba et de son associé, le fils d’Ahmed Gaïd Salah, s’était également spécialisée également dans l’extraction et préparation de tous les matériaux alluvionnaires, un secteur qui engrange chaque année des sommes colossales.

Nous retrouvons aussi les deux enfants de l’ex-patron de l’armée algérienne, Adel et Boumédiene dans une entreprise privée importante. Il s’agit de la SOPROD ALGERIE créée le 12/07/2012 et modifiée le 04/12/2016. Cette entreprise est spécialisée dans la production du lait et des produits laitiers ainsi que les fromages. Elle est basée dans la zone industrielle d’El-Hadjar à Annaba.

Les deux fils de Gaid Salah sont également les propriétaires de l’entreprise privée  POLYMERE EST basée à Annaba. Cette entreprise est basée dans la production des emballages en plastique et la fabrication des produits d’étanchéité. Créée le 01/07/2013, sa société a été modifiée le 29/02/2016 et ses activités étendues jusqu’à la transformation des métaux non ferreux ou la fabrication des aciers fins ou spéciaux.

Boumédien Ahmed Gaid est actionnaire dans une société privée spécialisée dans l’import-export appelée la SARL 2 G TECH IMPORT EXPORT. Basée à El Eulma dans la wilaya de Sétif, cette société privée s’est spécialisée dans l’importation des produits électroménagers et matériels informatiques. Elle importait également des téléphones et accessoires liés à la téléphonie mobile. Créée le 28/05/2014, elle a arrêt ses activités le 01/03/2016 après avoir tenté de se développer dans l’importation du papier et produits dérivés du papier.

Dans la promotion immobilière, nous retrouvons tous les enfants du défunt Ahmed Gaid Salah dans le projet du « CENTRE EZAHRA » à Annaba de nombreux locaux commerciaux sont proposés à la location par les enfants de Gaid Salah. Lancé le 23/05/2017, presque tous les enfants de Gaid Salah sont impliqués dans ce business. Nous retrouvons ainsi naturellement Adel et Boumédiene Gaid Salah. Mais aussi leurs soeurs Lamia et Nassima Gaid Salah. C’est une véritable entreprise familiale appartenant au clan Gaid Salah.

Boumédiene Gaid Salah, le fils aîné de l’ex-patron de l’armée algérienne, s’est lancée dans le business dés 2004, année à laquelle son père accède au poste du Chef d’Etat-Major de l’ANP. Il fonde en 2004 la société SARL SEYBOUSE PLUS et se lance dans le business du commerce de gros de la quincaillerie et fourniture des produits de plomberie ainsi que le commerce de gros des pièces détachées et accessoires pour les véhicules.

Une activité que le fils aîné de Gaid Salah va arrêter le 07/05/2008 afin de se tourner vers des activités nettement plus prospères. Le 05/05/2013, Boumédiene Gaid Ahmed créé une autre société appelée EURL AQUAMINERAL et se lance dans la production de l’eau minérale et des boissons non-alcoolisées. Une activité industrielle qu’il développe dans la wilaya d’El Tarf. C’est dire enfin que l’empire financier et économique de la famille Gaid Salah est nettement beaucoup plus important et puissant par rapport à ce qui a été décrit très superficiellement dans l’article du quotidien d’El Watan.

Cela nous amène à conclure que cet article n’était guère le fuit un travail d’investigation. Il s’agit clairement d’une « opération de communication » commandée par un clan du pouvoir algérien pour des considérations totalement politiciennes et politiques. Nous reviendrons sur cette problématique dans nos prochaines publications pour expliquer à nos lecteurs et lectrices les tenants et aboutissants d’une guerre des clans qui mine de l’intérieur le pouvoir algérien.