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dimanche, février 5, 2023

Faute d’un véritable soutien de la part de l’Etat algérien, des exportateurs algériens ont connu une triste déchéance en 2020

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Oui, c’est une véritable déchéance et les chiffres officiels recueillis par la direction générale des douanes algériennes pour établir les statistiques du Commerce Extérieur de toute l’année 2020 le démontrent amplement. Le bilan définitif de l’année 2020 dressé par la direction des Etudes et de la Prospective relevant de la Direction Générale des Douanes algériennes démontre que de nombreux exportateurs algériens ont subi des pertes considérables faute de pouvoir résister aux effets désastreux de la pandémie de la COVID-19. Et en l’absence d’une politique concrète de soutien de la part de l’Etat, ces exportateurs qui essaient de contribuer à la diversification de l’économie nationale ont essuyé des pertes records concernant leurs revenus. 

Prenons des exemples concrets. En 2019, des exportateurs algériens ont pu vendre à l’étranger pour 1,17 million de dollars d’oeufs. En 2020, ce chiffre s’est effondré jusqu’à 180 dollars, soit un recul vertigineux de plus de 84 % ! Cela signifie que de nombreux exportateurs algériens d’oeufs ont subi d’énormes difficultés financières en 2020.

En 2019, des producteurs algériens de produits laitiers ou de fromages ont pu exporter à l’étranger pour 1,7 million de dollars. En 2020, ce chiffre s’est effondré jusqu’à 450 mille dollars, soit un recul de plus de 73 %. En 2019, des producteurs algériens ont pu exporter des poissons frais ou congelés pour plus de 7 millions de dollars. En 2020, ce chiffre est tombé à 3,24 millions de dollars, soit une chute de plus de 54 %. Le même constat est à dresser pour les crustacés et les mollusques : en 2019, des producteurs algériens ont pu exporter à l’étranger pour pas moins de 1,5 million de dollars. En 2020, cette activité a reculé jusqu’à 800 mille dollars enregistrant une chute de plus de 42 %.

Ces activités auraient pu être soutenues et encouragées car malgré les effets de la crise sanitaire, la demande mondiale sur les produits alimentaires est restée forte et elle a même été relancée à partir de l’été 2020. Malheureusement, l’Etat algérien a abandonné les producteurs algériens à leur triste sort sans les accompagner pour se développer davantage car pendant toute crise, il y a de nouvelles opportunités.

Les fabricants de jus de fruits, de chocolats ou de cacao, plusieurs producteurs algériens ont commencé à conquérir quelques petites pats de marchés internationaux pour se lancer dans les exportations. Malheureusement, en 2020, l’Algérie a fermé hermétiquement ses frontières durant toute l’année perturbant ainsi la circulation des marchandises et des entrepreneurs sans oublier l’absence de subventions financières pour permettre à ces entreprises algériennes exportatrices de résister au choc de la pandémie de la COVID-19.

Des perspectives prometteuses se proposaient aux entreprises algériennes depuis 2019. Celles-ci ont pu exporter plus de 10 millions de dollars de Cacao, plus de 2,8 millions de dollars de chocolat ou plus de 5,5 millions de dollars de cuirs. Avec un sérieux accompagnement, ces activités auraient pu se développer davantage pour ramener des revenus en devises au pays. Malheureusement, le gouvernement algérien a préféré assister les bras croisés à la paralysie de l’économie nationale et l’effondrement des premiers espoirs des exportations hors hydrocarbures.

 

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3 COMMENTS

  1. Même les chiffres avant covid sont ridiculement bas!! ils ne méritent pas d’être cités
    Un pays de 45 000 000 d’habitants qui exporte 1,7 m de $ de fromages…………….fabriqués à partir de poudre de lait importée et subventionnée: la bonne blague!
    idem pour le cacao et les oeufs
    Publier de tels articles donne une idée du désastre algérien et………………du niveau de connaissances en économie de ceux qui les publient!!!!!

  2. Fromage avec de la poudre de lait subventionné..il fallait arrêter cette ineptie
    Comme pour le couscous ou les pattes alimentaires…on achète du blé français de meilleur qualité mais cher et nos industriels profitent des subventions pour exporter
    Pour les oeufs, Zemmar a oublié de citer la crise qui a touché la plupart des éleveurs de poules qui ont ete obligé de se débarrasser de millions de poules malades
    L’année 2020 a été une catastrophe pour le monde entier sauf pour la Chine
    Ce n’est pas avec du fromage ou des oeufs que les exportations hors hydrocarbure vont augmenter mais avec l’industrie et chez nous, l’etat a privilégié les exportations de pétrole et de gaz depuis les années 70 au détriment des produits manufacturés
    Bien sur qu’il fallait encourager les exportateurs et les subventionnés