8.9 C
Alger
jeudi, février 9, 2023

Exclusif. Un influent magistrat algérien privé de visa Schengen après avoir laissé plusieurs milliers d’euros de dettes à l’hôpital George Pompidou

- Advertisement -
- Advertisement -

Si les cancéreux algériens doivent prendre leur mal en patience au risque de mourrir faute d’une prise en charge médicale digne de ce nom dans les hôpitaux délabrés de leur pays, les dirigeants de leur pays et les personnalités du régime se refont une santé grâce aux performances des soins dispensés par les hôpitaux français. Cependant, les hospitalisations de certains dirigeants algériens en France tournent à la mésaventure et provoquent des tensions entre les deux pays. Ce fut le cas pour le magistrat Kebir Ghrissi, l’un des plus influents procureurs algériens de ces 10 dernières années. 

Kebir Ghrissi fut l’ancien procureur général près la cour de Skikda, de la cour de Bouira et  dernièrement de la Cour de Tipaza. Il est considéré comme l’un des piliers de la justice arbitraire du régime algérien, la fameuse justice du téléphone tellement décriée par les manifestants du Hirak, le mouvement populaire du 22 février 2010. En 2015, le procureur algérien a été hospitalisé à Paris à l’hôpital George Pompidou. Il avait bénéficié d’une généreuse prise en charge de la CNAS algérienne pour l’ensemble des frais inhérents à cette hospitalisation.

Le magistrat algérien avait effectué 29  séances de son traitement de radiothérapie afin de soigner sa tumeur cancéreuse qu’il n’aurait jamais pu traiter dans les hôpitaux algériens sous-équipés et sous-développés faute d’une politique de santé moderne et efficace.

Malheureusement, à sa sortie de l’hôpital Georges Pompidou à Paris, le procureur général Kebir Ghrissi a laissé derrière lui une dette de plusieurs milliers d’euros. Seulement 7 séances de radiothérapie ont été payées et l’hôpital parisien n’a touché aucun euros des frais des autres séances.

Fin 2016, le procureur algérien veut revenir en France pour poursuivre ses soins. Mais, cette fois-ci, toutes ses demandes de visa ont été catégoriquement rejetées car il faisait l’objet d’un signalement en avril 2016 pour dettes hospitalières et depuis il n’a pas pu obtenir les visas qu’il avait sollicités pour des contrôles médicaux en France.

Pour lever ce signalement à son encontre, le Procureur Kebir Ghrissi a été obligé de produire une attestation de non-dette hospitalière qui lui a été délivrée par le
Service Clientèle – Contentieux de l’hôpital Européen Georges Pompidou. Et pour obtenir ce précieux document, le magistrat algérien devait absolument régulariser sa dette hospitalière. Kebir Ghrissi a fait jouer toutes ses relations au niveau de la Cour Suprême et du ministère de la Justice à l’époque de Tayeb Louh pour contraindre la CNAS de payer toutes ses dettes.

Selon nos investigations, en janvier 2017, la CNAS algérienne a été contrainte de sortir son chéquier pour payer une première facture de 15.554,16 €. Il s’agit de la facture portant référence 150487039075100. La CNAS a ensuite débloqué des fonds pour payer plusieurs autres factures restantes qui n’ont pas été honorées par le puissant ancien procureur général près la Cour de Tipaza. Il s’agit de diverses factures dont les montants variaient entre  4506.20 Euros  et 5202.72 Euros.  Selon nos recherches, le montant total des soins du magistrat algérien payé par  la CNAS s’élève à plus de 120 mille euros.

Ce n’est qu’après avoir procédé au règlement de ces factures grâce à ses interventions au niveau de la CNAS  que le procureur général algérien a pu lever le signalement dont il faisait l’objet au niveau de l’ambassade de France à Alger. Début février 2017, l’ambassade de France débloque un visa de circulation d’une durée d’un an au profit de Kebir Ghrissi qui a pu, par la suite, poursuivre ses consultations médicales en France dans le cadre d’un suivi post-traitement chimiothérapie. Et durant tout au long de ce processus, des milliers de patients algériens, des cancéreux simples mortels, cherchaient désespérément dans leur pays un simple rendez-vous pour une simple consultation ordinaire. En Algérie, dites-moi quel rang vous occupez au sein des institutions de l’Etat, je vous dirai si vous pouvez avoir le vie sauve grâce à un accès légitimes aux soins les plus appropriés à votre maladie.

- Advertisement -
Latest news
- Advertisement -
Related news
- Advertisement -

6 COMMENTS

  1. Comment voulez-vous qu’un régime habitué à se servir dans la caisse accepte du jour au lendemain de passer sous contrôle d’un régime démocratique ? Vous voulez qu’ils scient la branche sur laquelle ils sont assis, ou quoi ?
    Hirak ! Herek ! si tu veux changer quelque chose !

  2. Pendant que des algériens malades souffrent de ne pas pouvoir se soigner convenablement dans leur pays , d’autres selon le milieu d’où ils viennent peuvent se permettre avec l’argent de la CNAS se faire soigner dans les meilleurs hôpitaux d’Europe. Cela n’est pas acceptable les dirigeants doivent se soigner dans les hôpitaux où se soignent les citoyens tenir les rênes d’un pays ne vous donnent pas le droit d’abuser de votre statut .

  3. faites ce que je dis et pas ce que je fais dit on
    la raison du plus fort est toujours la
    meilleure
    quand dans leur omnipotence ces potentats ont fait régner la terreur
    personne n’osait leur tenir tête
    lalgerie était leur bien et le peuple
    les serveurs
    grâce au hirak cela a changé même si le covid a un peu refroidi le mouvement