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dimanche, février 5, 2023

Exclusif. Tebboune est malade depuis le 15 octobre dernier : pourquoi le staff médical n’a pas été à la hauteur

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Le Président Abdelmadjid Tebboune souffre des symptômes du COVID-19 depuis le 15 octobre dernier, a confirmé Algérie Part au cours de ses investigations. Or, malheureusement, sa prise en charge médicale était très déficiente dés le départ et son staff médical a énormément relativisé le danger auquel était confronté le président algérien. Une énorme maladresse qui a coûté une dangereuse dégradation de l’état de santé du locataire du Palais Présidentiel d’El-Mouradia aboutissant ainsi à son transfert urgent vers un établissement spécialisé en Allemagne pour y subir des soins intensifs. 

Dés le 15 octobre dernier, Abdelmadjid Tebboune a commencé à afficher des signes de fébrilité similaires aux symptômes du COVID-19. Mais à ce moment-là, le staff médical du Palais Présidentiel d’El-Mouradia n’ont pas pris la menace très au sérieux refusant d’ordonner son hospitalisation dans une unité médicale de COVID-19. Tebboune sera placé uniquement en confinement sanitaire et placé sous surveillance mais tout en restant chez lui dans sa résidence présidentielle,  la fameuse villa Idles  située à Ben Aknoun, l’une des somptueuses résidences gérées et appartenant à la Présidence de la République alors qu’elle était anciennement intégrée au patrimoine de la DGSN.

L’état de santé de Tebboune ne va pas s’améliorer et les symptômes persisteront encore ce qui contraint la Présidence algérienne à annuler à la dernière minute la réunion périodique par visioconférence du Conseil des ministres qui devait se tenir le dimanche 18 octobre dernier. Abdelmadjid Tebboune est toujours maintenu en confinement et il ne peut plus se rendre au Palais Présidentiel d’El-Mouradia pour reprendre ses activités au niveau de son cabinet. Dans la nuit du 23 au 24 octobre dernier, son état de santé se dégrade dangereusement et les premiers signes d’une crise respiratoire commencent à apparaître. A ce moment-là, le staff médical panique et décide d’hospitaliser en toute urgence le président algérien à l’hôpital militaire d’Ain Naadja. Le 24 octobre,  Tebboune est admis dans une unité COVID-19 spécialement aménagée pour le soigner et le surveiller. Cette unité a été entièrement isolée du reste des bâtiments et structures de l’hôpital militaire d’Ain Naadja. Des équipes de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI) ont été mobilisées pour imposer un black-out total autour de Tebboune. Les médecins et les infirmiers ont été privés de leurs smartphones, les communications téléphoniques interdites au sein de cette unité spéciale dédiée à Tebboune. Les agents de la DGSI ont reçu des instructions strictes pour verrouiller la moindre information qui risquait de fuiter sur l’état de santé de Tebboune.

De son côté, au Palais présidentiel d’El-Mouradia, la panique provoque une anarchie sans précédent. Un premier communiqué confirme le placement en isolement sanitaire d’Abdelmadjid Tebboune le samedi 24 octobre dernier. Ensuite, un autre communiqué officiel est paru le 27 octobre dernier pour confirmer l’hospitalisation de Tebboune à l’hôpital militaire d’Ain Naadja. La cacophonie se généralise et reflète parfaitement la panique qui s’est emparée de l’establishment algérien. L’annonce de l’hospitalisation de Tebboune a été faite, d’abord, par les services du Premier-ministère avant d’être retirée pour qu’elle soit republiée par les services de… la Présidence de la République !

En parallèle de cette désorganisation, à l’hôpital militaire d’Ain Naadja, les évènements s’accélèrent.  Dés le mardi dernier 27 octobre, la crise respiratoire de Tebboune s’aggrave et ses poumons ne résistent pas vigoureusement aux effets désastreux du COVID-19. Après avoir sous-estimé la menace au premier stade de la maladie, le staff médical du président algérien panique et lève le drapeau blanc : il n’est plus possible de sauver la vie du Président s’il reste hospitalisé en Algérie.

En effet, les médecins de l’hôpital d’Ain Naadja avouent leur impuissance le mardi matin et réclament son transfert à l’étranger vers des hôpitaux spécialisés et équipés en matériel de respiration artificielle très performant et doté des réanimateurs très expérimentés capables de faire face à cette situation urgente. A l’hôpital militaire d’Ain Naadja, aucun médecin n’a voulu assumer la responsabilité d’une éventuelle mort subite du Président Tebboune faute d’une bonne et efficace prise en charge médicale notamment sur le plan des soins nécessaires à une réanimation de qualité.

L’alerté sonnée, les pourparlers commencent. Le Palais Présidentiel d’El-Mouradia et le ministère des Affaires Etrangères sont mobilisés pour trouver des solutions d’urgence. Les conseillers de Tebboune sont également malades et infectés. Abdelhafidh Allahoum, Boualem Boualem et plusieurs autres conseillers proches du Chef de l’Etat sont contaminés ou placés sous surveillance. C’est une véritable hécatombe. La diplomatie algérienne s’active. Des contacts sont initiés en France, en Suisse et en Russie. La Suisse est rapidement écartée car les hôpitaux suisses ne semblent pas enthousiastes à accueillir le président algérien au regard des tensions qui caractérisent les relations bilatérales entre les deux pays depuis plusieurs mois.

La France est elle-même débordée par une nouvelle vague effrayante de nouvelles contaminations et se remet à un confinement strict. Les autorités françaises refusent de s’engager et de promettre une prise en charge médicale de qualité pour secourir en urgence un Tebboune dont la survie est plus que jamais compromise. La Russie répond favorablement. L’ambassadeur Russe à Alger se déplace très discrètement à l’hôpital d’Ain Naadja mardi début d’après-midi pour rencontrer des officiels algériens. Mais l’espoir est vite déçu car l’état de santé de Tebboune est si inquiétant qu’il risque de ne pas pouvoir survivre à un long voyage ou transfert médical qui durera plus de 4 heures de vol, le temps nécessaire pour rallier Moscou depuis Alger.

C’est à ce moment-là que la piste Allemande émerge. L’Allemagne dispose des meilleurs hôpitaux au monde concernant les maladies infectieuses et ses médecins sont parmi les meilleurs spécialistes du COVID-19. La diplomatie algérienne formule en urgence sa requête. Les autorités allemandes donnent leur feu vert, mais insistent sur un transfert médical qui doit être mené de façon très minutieuse pour éviter la mort subite du Président algérien. Les autorités algériennes appliquent les recommandations allemandes et prennent contact avec une compagnie française spécialisée dans les vols médicalisés : Air Airlec Air Espace.

Le mercredi 28 octobre, tout le dispositif bien huilé a été déployé pour évacuer en urgence Tebboune vers l’Allemagne. A partir de 15 H, les derniers préparatifs ont été bouclés. Dépêché depuis Bordeaux en France, l’avion français a atterri aux alentours de 16 heures (heure algérienne) à l’aéroport militaire de Boufarik, près d’Alger.  Abdelmadjid Tebboune avait quitté précipitamment l’hôpital militaire d’Ain Naadja depuis 16 H pour quitter le pays en quête d’une guérison souhaitée ardemment par les autorités algériennes, mais qui demeure encore incertaine sur le plan médical.

L’avion français est très bien équipé et les accompagnants français sont bien formés pour parer au moindre danger. L’avion s’envole pour atterrir deux heures plus tard à l’aéroport Konrad-Adenauer de Cologne/Bonn en Allemagne. Des membres de la famille de Tebboune, dont l’un de ses fils, des officiels algériens ainsi que des membres des services du renseignement rejoignent Tebboune en Allemagne à bord d’un autre avion qui appartient au Groupe de liaisons aériennes ministérielles (GLAM) en Algérie, un organisme officiel qui dépend de l’armée de l’air algérienne et gère les déplacements des VIP de l’Etat algérien.

Il s’agit d’un Gulfstream IV appartenant à la Présidence de la République qui avait décollé depuis l’aéroport militaire de Boufarik à 18 H 34. Cet appareil peut transporter jusqu’à 16 personnes. C’est la délégation algérienne qui a accompagné Tebboune dans son voyage en Allemagne.

 

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6 COMMENTS

  1. On devrait fermer tous nos hôpitaux, nos instituts médicaux et virer tous nos médecins. Un contrat indéterminé d’assistance médicale avec Air Airlec Air Espace et les hôpitaux allemands. Et les chèvres seront bien gardées.

  2. Ben, je me permets de vous répondre ce n’est pas la maladie qui inquiète le peuple c’est que la politique est instable mais aussi durant l’absence de Tebboune c’est que le reste de la mafia va s’organiser avec le FLN et le RND pour sauver leurs amis qui n’attendent que foutre la pagaille générale en Algérie que plusieurs pays ennemis attendent avec joie .

    • Merci pour la réplique. À mon tour je vous renvoie la mienne. Comme chaque chose a une fin, le système aussi finira par s’autodétruire et disparaitre. Et, plutôt que prévu. Ironie du sort, il est même rattrapé par la pandémie Coronavirus qu’il croyait avoir manipulé. Chose à laquelle il n’avait jamais pensé. Retour à la case départ. Quant aux … pays ennemis … je m’en balance ainsi que les boutiques du quartier FLN et RND et toutes leurs ventouses satellitaires. Le 19 février 2019 le peuple a décidé et a ordonné d’imposer sa souveraineté.