Exclusif. Les vérités que cachent Sonatrach sur les terribles baisses de ses ventes et exportations

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Cette année 2020 restera une noire sinistre pour Sonatrach, la compagnie nationale des hydrocarbures, le coeur battant de l’économie algérienne. Les ventes et les exportations des hydrocarbures de Sonatrach ont connu des baisses historiques, des chutes inédites. Mais ces mauvaises performances ne s’expliquent pas uniquement par les bouleversements mondiaux provoqués par la pandémie de la COVID-19. La mauvaise gestion actuelle de la compagnie et les choix désastreux de son PDG ainsi que de ses plus proches collaborateurs ont provoqué également des effets catastrophiques sur Sonatrach. 

Algérie Part a obtenu au cours de ses investigations des documents exclusifs qui dévoilent le véritable bilan des activités commerciales de la compagnie Sonatrach. Les ventes et exportations du pétrole brut ont baissé de 52 % en 2020 par rapport à 2019, a ainsi constaté Algérie part lorsqu’il a pris connaissance des documents récupérés au cours de ses investigations. Les ventes et exportations des condensats ont baissé également de 50 % en 2020 par rapport à 2019.  Les condensats sont assimilés à une forme de pétrole léger de haute valeur. Ils peuvent toutefois être délicats à traiter car les raffineries sont souvent conçues pour raffiner des hydrocarbures plus lourds. Ils sont aujourd’hui principalement utilisés comme matières de base pour l’industrie et comme composés de fluidification lors de la production d’essence.

Il faut savoir que ces baisses n’ont pas uniquement pour origine les prix cassés sur le marché mondial par la pandémie de la COVID-19. Au cours de cette année 2020, Sonatrach a subi de nombreux incidents techniques ayant causé l’arrêt de production de nombreux sites pétroliers en raison de la mauvaise gouvernance de la partie entretien et maintenance des installations pétrolières. Rappelez-vous de l’incendie qui a ravagé une partie stratégique du centre de production et traitement des hydrocarbures du gisement d’El Merk, le deuxième plus important gisement pétrolier en Algérie, le 21 octobre dernier.

Un feu s’était déclaré sur le four du train 2, une importante chaîne de production du centre de l’usine de traitement (CPF) construit par la compagnie britannique PETROFAC de 2009 jusqu’à 2017. Cet incendie avait provoqué très rapidement l’arrêt de total du complexe de production d’El Merk et les équipes d’intervention se sont mobilisées pour tenter d’éteindre les flammes qui ont ravagé entièrement le four pour s’étendre aux autres installations du CPF. Contrairement à ce qui a été dit et affirmé par la direction générale de Sonatrach, le combat contre le feu a duré presque 9 heures ! L’incident n’a jamais été maîtrisé rapidement et il aura fallu beaucoup de bravoure pour que les équipes d’intervention de Sonatrach évite le pire, à savoir l’explosion de toutes les autres installations du CPF dont le coût de réalisation a coûté à l’Algérie plus de 2,3 milliards de dollars. Jusqu’à aujourd’hui, le gisement El Merk n’est pas encore fonctionnel à 100%. Pis encore, il a perdu plus de 50 % de sa capacité de production estimée à plus de 100 mille barils par jour.

Ce drame a largement impacté négativement la capacité d’exportation de Sonatrach et compromis son bilan commercial.

Sur un autre chapitre, nous avons également appris que les exportations et ventes du gaz naturel de Sonatrach ont baissé de 33 % au cours de cette année 2020 par rapport à 2019. Les ventes et exportations du Gaz Naturel Liquéfié (GNL) ont également reculé de plus de 33 % par rapport à 2019. Là encore, il convient de signaler que la pandémie ne peut pas être tenue pour seule responsable de cette débâcle commerciale. Et pour cause, au cours de cette année 2020, les complexes de production de GNL en Algérie ont connu de très fortes perturbations qui s’expliquent par les arrêts et pannes de production provoquées encore une fois par un manque cruel de maintenance.  Les unités du complexe GNL à Skikda sont tombées en panne depuis plus de 8 mois au cours de cette année, comme il a été révélé par Algérie Part. Et les installations des unités de production GNL d’Arzew ont connu également des multiples arrêts depuis début septembre dernier et d’énormes problèmes techniques ont empêché l’exportation du GNL au cours de ce mois décembre au Port d’Arzew. Le résultat de cette mauvaise gestion est tout bonnement catastrophique pour Sonatrach.

Soulignons enfin que Sonatrach a déploré aussi une baisse des ventes de 31% au niveau des produits raffinés, une autre baisse de 25 % concernant la commercialisation du GPL et des pertes dépassant les 29 % pour le méthanol.

 

6 COMMENTS

  1. Je suis frustré !

    Je pensais qu’on allait apprendre que les pannes et incendies étaient le fait de Hakkar qui se baladerait avec un jerrican d’essence dans le but de tout casser!
    Ya Abdou Messmar donne nous des articles plus croustillants…tu es en train de te ramollir…Ressaisis toi! Il doit bien y avoir une histoire de stores cassés au niveau des bureaux de la sonatracht et qui serait le fait de Hakkar!

    Allez on compte sur toi pour nous pondre minimum 1 article par jour sur Hakkar et la sonatracht…Je sais que tes parrains vont s’impatienter de ne pas reprendre les clefs du coffre de la sonatracht…Et leurs virements depuis le Canada ou la France vont se tarir sur ton compte bancaire…

  2. @mohmoh

    Les chiens, dans la vie sociale des Premiers Hommes, ont permis à ces derniers de survivre. Et cela de deux façons. D’abord par leurs aboiements, ils prévenaient les hommes de la présence d’un danger. Ensuite, le chasseur qui allait à la chasse avec un chien avait plus de chance de ramener de la nourriture pour sa famille ou sa tribu, que celui qui n’en avait pas.

    Le chien a eu, et a encore, un rôle important dans l’histoire des Hommes modernes. Le 3 novembre 1957, la chienne Laïka est devenue le premier être vivant à aller dans l’Espace à bord de l’engin spatial Spoutnik 2. Actuellement des chiens accompagnateurs aident journellement des aveugles à vivre, d’autres aident des médecins à déterminer des maladies humaines dont le cancer, d’autres sont policiers, sauveteurs, garde de troupeau… Les chiens ont été de tous temps d’une grande utilité dans la vie des hommes.

    Dans notre société technocratique et médiatique, le fait d’aller chercher l’information, de la comprendre, de l’analyser et de l’expliquer est un travail difficile et risqué. On dirait même suivant l’expression française qu’il s’agit faire un travail de chien de garde, a watch dog en anglais. La personne qui pratique ce métier dans notre société s’appelle un journaliste.

    En dévoilant le fait que Sonatrach a réalisé de mauvaises performances au cours de l’année passée le journaliste n’a fait que de te prévenir qu’il y a un danger éventuel pour ta vie future. D’autant que cette entreprise est à la base de la société algérienne telle qu’elle existe en ce moment. Nous ne produisons rien et nous n’exportons rien d’autres que des hydrocarbures …sauf les dattes la deglet nour!

    Le journaliste que tu envoies « coucher » avec mépris et que tu taxes d’oiseau de mauvaises augures ne fait rien d’autres que de t’avertir qu’il y a un danger imminent. Prépare toi à y faire face courageusement et a regardé la réalité en face. La période qui s’annonce va être difficile.

    Mieux vaut un chien, pardon un journaliste, qui te respecte, qu’un hypocrite qui te cire les pompes.
    .

  3. Abdou Semmar il se prend pour celui qui détient sur Sonatrach alors que ces chiffres sont connus . Il a affirmé que les exportations d’hydrocarbures ne sont que de l’ordre de 5,3 milliards de dollars en 2020 ce qui complètement faux. Ça se voit qu’il ne connaît rien sur cet aspect

  4. Il faut preciser que Petrofac est une compagnie emiratie et non britannique avec un siege principal a Sharjah. elle est la proriete de libanais, syriens et emiratis. Elle est geree par des indiens et des francais. Il faut aussi preciser que les sites de Sonatrach sont geres par de egyptiens, des jordaniens et syriens. Il faut pas s’etonner de voir cette cette compagnie dans une situation difficile et courant vers la faillite. Tout ca c’est un sabotage programme avec l’aide de traitres algeriens.

  5. Le travail de journaliste c’est d,’informer l’opinion publique ,de donner l,’information juste et sans partie pris. Je pense que Semmar fait bien son travail d’investigation .
    La vérité blesse mais il faut avoir le courage de dénoncer la mauvaise gestion quel que soit la personne .il s’agit de l’intérêt national. Les personnes sur le terrain peuvent apporter un démenti.