Exclusif. Les affaires secrètes du frère cadet de Tebboune avec un homme d’affaires français

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Officiellement, le candidat aux élections présidentielles du 12 décembre prochain, Abdelmadjid Tebboune, l’ex-premier ministre et ministre de l’Habitat sous Abdelaziz Bouteflika, n’aime pas le pouvoir de l’argent et veut séparer la politique de l’affairisme qui conduit vers la corruption de masse au sein des appareils de l’Etat. Mais, officieusement, au sein de sa propre famille, le pouvoir de l’argent a été soigneusement entretenu pour s’offrir en toute discrétion les affaires les plus prospères. 

 

Preuve en est, le frère cadet d’Abdelmadjid Tebboune, un ancien cadre d’une administration publique de la wilaya d’El-Bayadh, a utilisé pendant des années l’influence de son frère et son poste au sein du régime Abdelaziz Bouteflika pour conclure des affaires juteuses dans le marché noir. Des affaires menées secrètement en association avec l’homme d’affaires français, Hubert Seveno qui fait du business en Algérie depuis 2005 date à laquelle il avait commencé à commercialiser dans notre pays des centrales à béton.  A cette époque, Hubert Seveno était associé avec Mokhtar, le fils de Chérif Rahmani, l’ex-ministre de l’Environnement et gouverneur du Grand Alger entre 1997 et 2000.

Avec le frère cadet de Tebboune, cet homme d’affaires français fera de belles affaires dans la vente ou revente du ciment, plâtre ou d’autres matériaux de construction très recherchés par le secteur de l’Habitat dirigé justement par Abdelmadjid Tebboune de 2001 jusqu’à 2017. Le frère cadet de Tebboune fera ainsi actionner tous les réseaux et connaissances de son frère ministre, puis premier-ministre le temps d’un été,  pour permettre à son ami et associé secret le businessman français de faire les transactions les plus onéreuses dans le secteur du BTP.

Discret et secret, le frère de Tebboune ne se fera jamais remarquer. Il n’est jamais monté à Alger préférant rester à El-Bayadh, Naâma et d’autres wilayas de l’Oranie pour ne pas s’attirer les projecteurs des médias ou des adversaires politiques de son frère.

La stratégie avait bien fonctionné au point où l’homme français et le frère de l’actuel candidat aux élections présidentielles du 12 décembre prochain ont décidé de monter une usine de dalle précontrainte à Relizane grâce à un crédit bancaire débloqué depuis 2016. L’usine est toujours en cours de construction, a-t-on appris au cours de nos investigations.

Les deux hommes pensent aujourd’hui à se lancer dans un nouveau business : l’exploitation des barres de rail découpé pour les exporter vers l’étranger alors que l’exportation des déchets ferreux est officiellement interdite en Algérie. Algérie Part poursuit ses investigations et reviendra sur ce dossier avec de plus amples révélations dans ses prochaines publications.