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samedi, janvier 28, 2023

Exclusif. La production pétrolière de l’Algérie stagne dangereusement : Tebboune est-il au courant de ce qui se passe au sein de la Sonatrach ?

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Inquiétant et alarmant. Au moment où les prix du baril de pétrole s’envolent et dépassent la barre des 100 dollars, la production algérienne du pétrole brut est en train de stagner dangereusement et n’arrive même pas à atteindre les seuils fixés par les quotas de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), a pu confirmer Algérie Part au cours de ses investigations. 

Selon nos investigations, la Sonatrach y compris à travers ses associations avec des partenaires étrangers produit à peine 939 mille barils de pétrole par jour. Une production jugée faible et dérisoire par rapport au potentiel productif réel dont dispose l’Algérie. Une production insignifiante qui ne permet pas à l’Algérie d’exporter vers l’étranger des volumes importants pour profiter de cette incroyable envolée des prix du baril de pétrole. Nous avons pu confirmer également au cours de nos investigations que la Sonatrach a échoué à réaliser le quota de production qui a été attribué par l’OPEP à l’Algérie. Ce dernier est de 980 mille barils de pétrole par jour. Or, la Sonatrach produit moins de 940 mille barils par jour.

il faut savoir à ce propos que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) avait annoncé depuis le 18 juillet 2021 que ses Etats membres, auxquels il faut ajouter les dix pays de l’alliance OPEP+, s’étaient mis d’accord  pour continuer à augmenter modestement leur production à partir d’août 2021. L’accord prévoit que les 23 membres d’OPEP+ augmentent leur production de 400 000 barils par jour (b/j) chaque mois à partir d’août, afin de contribuer à alimenter la reprise économique mondiale au fur et à mesure que la pandémie s’atténue.

L’organisation a évalué ensuite l’évolution du marché  en décembre 2021 et il était convenu que l’accord conclu en juillet 2021 repousse date limite du plafonnement de la production d’avril à décembre 2022. En attendant, chaque pays membre de l’OPEP bénéficie d’un quota de production qui est calculé en fonction de sa capacité réelle de production et les évolutions de l’offre ainsi que de la demande sur les marchés mondiaux.

Il s’avère que l’Algérie est incapable d’honorer le quota dont elle jouit auprès de l’OPEP en raison des dysfonctionnements de son outil productif et du recul alarmant constaté dans le secteur du forage d’exploration et d’exploitation de nouveaux gisements pétroliers.

Algérie Part a pu confirmé au cours de ses investigations que le nombre des appareils de forage opérationnels mobilisés pour les travaux d’exploration et de production de nouveaux puits pétroliers tout au long de cette année 2022 varie de 35 jusqu’à 40 appareils. Le nombre des appareils dédiés uniquement à l’exploration de nouveaux puits est d’à peine 12. 4 appareils seront utilisés jusqu’à la fin de cette année 2022 pour une évaluation des capacités de production des puits explorés et 4 autres appareils pour explorer les réservoirs des puits nouvellement identifiés.

Nous avons pu confirmer également au cours de nos investigations que seulement 23 appareils de forage seront dédiés en 2022 au développement de puits entrés en production. En tout, la Sonatrach a mobilisé uniquement un parc de 35 appareils de forage pétrolier pour toute l’année 2022. Pour cette année, la Sonatrach ambitionne de mettre en service de 120 jusqu’à 130 nouveaux puits. Cette feuille de route est jugée faible, voire irrationnelle par de nombreux experts et anciens cadres dirigeants de Sonatrach approchés par Algérie Part.

Au moment où le baril entame une hallucinante envolée des prix, la Sonatrach aurait été mieux inspirée de renforcer rapidement son activité d’exploration de nouveaux gisements pour renforcer sa production qui périclite dangereusement.

Puisque le pétrole brut et le gaz naturel sont des ressources non renouvelables, il est primordial d’optimiser les méthodes d’extraction. Seulement 25 % du pétrole contenu dans un gisement typique peut être extrait à l’aide des moyens naturels ou des techniques de récupération primaires. Les techniques d’extraction assistées permettent d’augmenter les quantités extraites de nombreux réservoirs. La méthode par injection d’eau est la plus utilisée. Elle consiste à injecter de l’eau dans la roche-réservoir pour pousser le pétrole vers le puits. Grâce à ces techniques, le taux d’extraction peut dépasser 80 % de la réserve de pétrole. Un seul d’exploration sur sept, huit, neuf ou dix puits forés trouvera des réserves de pétrole ou de gaz assez importantes pour être commercialisé. Pour être rentable, un puits doit produire suffisamment de gaz ou de pétrole pour justifier les coûts de forage et de mise en exploitation. C’est pour cette raison qu’une compagnie pétrolière doit mobiliser constamment un parc important d’appareils de forage pour fournir davantage d’efforts d’exploration dans le but de mettre à chaque fois en service de nouveaux puits.

Or, c’est à ce niveau-là que l’actuelle administration de Sonatrach a fait des erreurs fatales et désastreuses qui ont impacté directement la production nationale du pétrole brut. Il est à noter qu’aujourd’hui, alors que le baril est confortablement au-dessus des 90 USD, la Sonatrach produit pratiquement toujours au même rythme qu’en 2020 lorsque le monde était en pleine crise sanitaire avec un prix du Baril tombé…à 30 USD.

Depuis plus de six mois de prix très élevés du Baril, force est de constater qu’aucune  décision de la Présidence de la SONATRACH n’a été prise pour amorcer une accélération de la production. Un manque de réaction et de leadership inexcusables à ce niveau de la gouvernance des affaires les plus stratégiques de la Nation.

Le PDG de Sonatrach, Toufik Hakkar a commis clairement une succession de fautes professionnelles gravissimes et inexplicables qui ont déjà coûté à la SONATRACH plusieurs dizaines de milliards de dollars USD, et qui remettent en cause le statut de l’Algérie comme acteur majeur parmi les pays producteurs des hydrocarbures. Abdelmadjid Tebboune est-il conscient de cette réalité amère ? Est-il au moins au courant de cette situation qui pourrait mettre les équilibres économiques du pays en grand péril ?

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4 COMMENTS

  1. A défaut de produire et d’exporter plus de pétrole, nos imminents scientifiques table sur la production et l’exportation de pisse de chamelle chez les cousins Qataris et Koweïtiens.
    Donc aucune inquiétude a avoir quant à l’avenir du pays , vous pouvez dormir sur vos deux oreilles.

  2. Zemmara sera rebaptisé l’annonceur des mauvaises nouvelles, jubile à l’idée d’apporter une information qui précipite, dans son esprit, la chute de l’Algérie.
    Avant que l’Algérie chute, il faut que des entité comme le royaume de la débauche disparaissent car ne disposant même pas des fondements d’un état. N’est ce pas, les manifestants de la zriba qui scandent « est-ce un gouvernement que nous avons ? Hacha !
    Les esclaves soumis nous reprochent de nous rapprocher des pays du golf. Certes, ils préfèrent avoir tout l’argent du golf pour pouvoir boucler leur semblant de budget mais, désormais, ils se rendent bien compte, qu’ils doivent maintenant compter avec nous. La situation ne tourne pas à leur faveur ils préfèrent sans aucun doute l’aire de Bouteflika durant laquelle l’Algérie sombrait dans l’immobilisme.

  3. A Abdou … A sahbi …. Meme si le baril de petrole atteint 250$ et une bonne production , ca ne servirait a rien . Le probleme n’est pas les ressources . L’Algerie en as plein , le probleme est structurel et ce depuis tres longtemp . Allez voir ce que le Quatar et les emirats ont fait avec l’argent de leur ressources naturels . C’est trop tard . On n’as rien fait avec les $$ du petrole et gaz avant , on ne fera rien avec aujourdhui car rien n’as change dans la gestion de nos dirigeants . Le passe est garant du futur . C’est sans espoires .

  4. @ dzman

    Pour ma part, les mauvaises nouvelles ne me font pas jubiler.

    Il en est de même pour ce que vivent actuellement nos voisins de l’ouest. Je ne me réjouis pas de leurs difficultés. Je parle évidemment du petit peuple qui comme nous tous survit plus que nous vivons. Ces messieurs qu’on nomme grands et qui nous gouvernent, savent très bien qu’ils auront toujours la possibilité de s’en sortir. Mais pas nous.

    Pour ce que je sais, par des informations et des analyses que je recueille auprès de revues diverses et variées, tant qu’économiques que politiques, de langues française, anglaise et espagnole, je sais que la situation économique de notre pays présente des risques importants pour nous, simples citoyennes et citoyens lambda. Même des acteurs algériens impliqués dans l’économie de notre pays et des économistes émettent de grandes réserves vis à vis de la politique qui est actuellement engagée par ce pouvoir.

    Ce qui est développé dans l’article en question ne concerne en rien le Maroc. Et je ne pense pas qu’en mêlant constamment les macocos à nos problèmes, cela puisse nous permettre de trouver les solutions adéquates pour faire avancer l’Algérie. Car il s’agit de notre nation et de rien d’autre.

    A chaque crise économique mondiale, des pays comme le notre qui ne dispose que de la ressources pétrolière pour assurer la pitance de ses habitants, sont les premières victimes de la dite crise. Et cette invasion russe de l’Ukraine par la volonté de Poutine posera sans nul doute des problèmes à l’Algérie comme à d’autres pays d’Afrique du Nord.

    L’article en question traite de la gestion et de la gouvernance de la Sonatrach. Or dans notre pays, il existe trois entités qui se côtoient. C’est l’ANP avec son budget géré par les militaires et eux seuls. Sonatrach gouvernée par un président qui saute suivant l’humeur de la gouvernance en place. A noter le palmarès ci-dessous et leur durée de vie à la tête du poumon et du nerf de l’Algérie :
    • 1 Bélaïd Abdesselam (1963-1966)= 3ans
    • 2 Sid Ahmed Ghozali (1966-1979) = 13 ans
    • 3 Youcef Yousfi (1985-1988)=3 ans
    • 4 Sadek Boussena (1988-1989)= 1 an
    • 5 Abdelhak Bouhafs (1989-1995) = 7 ans
    • 6 Nazim Zouiouèche (1995-1997) = 2 ans
    • 7 Abdelmadjid Attar (1997-2000) = 3 ans
    • 8 Abdelhak Bouhafs (2000-2001) = 1 an
    • 9 Chakib Khelil (2001-2003) =2 ans
    • 10 Mohamed Meziane (2003-2010) = 7 ans
    • 11 Nourredine Cherouati (2010-2011) = 1 an
    • 12 Abdelhamid Zerguine (2011-2014) = 3 ans
    • 13 Saïd Sahnoun (2014-2015) = 4ans
    • 14 Amine Mazouzi (2015-2017) = 2 ans
    • 15 Abdelmoumen Ould Kaddour (2017-2019) = 2 ans
    • 16 Rachid Hachichi (avril-novembre 2019) = 7 mois
    • 17 Kamel Eddine Chikhi (2019-2020) = 1 an
    • 18 Toufik Hakkar (depuis février 2020)

    Que peut-on en conclure ? On peut dire sans se tromper qu’avec une telle valse des présidents, il n’est pas étonnant que la Sonacotrach n’a jamais eu une réelle politique dans l’investissement à long terme, son développement en interne et à l’étranger, surtout en Afrique, et dans la recherche et l’investissement dans le développement du solaire et de l’éolien. Aucune compagnie pétrolière que j’ai consulté n’ont eu un tel turn over à la tête de leur compagnie.
    La Sonacotrach n’a été et est encore le seul pilier qui tient debout l’Etat algérien. Nos gouvernants successifs n’ont jamais été capables de définir et d’appliquer une réelle modernisation de notre pays tellement ils étaient appliqués à le dévaliser. Nous sommes actuellement le dos au mur M. Dzman.

    Et la troisième composante, c’est nous, le peuple dont vous faites peut-être partie.
    Et d’après ce que je constate, ce peuple ne semble pas jubiler en fonction de la situation qu’il subit actuellement.

    Enfin, dernière remarque, nous ne perdons pas seulement des jeunes médecins, nous avons perdu aussi des gens très compétents en matière d’extraction et de commercialisation de notre pétrole saharien. Et cela depuis longtemps.

    Pour conclure. M. Dzman plutôt que de vous focalisez sur le régime pourri du Maroc (je dis bien « régime » et non « peuple marocain » que je respecte) intéressez vous à un pays la Norvège pour le citer, producteur de pétrole comme nous depuis les années soixante. Et voyez ce que nous aurions pu faire pour notre pays avec la manne pétrolière, si au lieu de ressasser indéfiniment le passé nous aurions eu le courage d’affronter l’avenir—rationellement— en instituant un système politique basé sur le droit, la justice, les libertés et l’intérêt de la nation. En insistant particulièrement sur l’éducation et l’enseignement afin d’inventer un citoyen algérien qui pense et qui croit en son pays. Plutôt que des estomacs qui … souffrent.