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samedi, février 4, 2023

Exclusif. La DGSN a demandé des augmentations salariales conséquentes et le Premier-ministre a dit… non

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La Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a présenté récemment un projet de réforme profonde de son fonctionnement et une modification radicale de ses statuts à la Présidence de la République et au Premier-ministère, a pu confirmer Algérie Part au cours de ses investigations. Et dans ce projet de réforme, la DGSN a beaucoup insisté sur l’application d’une nouvelle grille de salaires au profit des policiers et notamment des officiers les plus gradés de la Police algérienne. 

Cette revendication a été, d’ores et déjà, refusée par le Premier-ministre, Aïmene Benabderrahmane. Ce dernier a effectivement opposé une fin de non-recevoir aux hauts responsables de la DGSN qui ont formulé cette proposition, a-t-on pu confirmer au cours de nos investigations. Le Premier-ministre algérien a algérien a prétexté la situation financière et économique encore incertaine pour refuser cette demande de la DGSN. Cette dernière espère, néanmoins, toujours convaincre le Chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, et son entourage, de débloquer  de nouveaux moyens financiers pour la Police nationale afin de renforcer ses forces mobilisées sur le terrain et améliorer les conditions de vie des agents des forces de l’ordre.

D’autre part, le projet présenté par la DGSN aux autorités suprêmes du pays propose de changer le statut actuel de la Police algérienne en la rattachant directement à la Présidence de la République au lieu de la maintenir comme c’est le cas aujourd’hui sous l’autorité du ministère de l’Intérieur. L’ambition des chefs de la DGSN est d’ériger la Police Nationale en une institution sécuritaire autonome et aussi puissante que les agences des services secrets algériens. Mais ce projet, attestent nos sources, ne fait guère l’unanimité au plus haut sommet du pouvoir algérien et de nombreux dirigeants sont réticents à cette idée qualifiée « d’excentrique » et « d’irréaliste » car elle minerait dangereusement le fonctionnement harmonieux du système sécuritaire algérien qui repose essentiellement sur « l’intelligence » et la « prééminence » des services secrets.

 

 

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