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mardi, janvier 31, 2023

Exclusif. Hadj Mouffok, Mazouz Khelifa et les autres : ces milliardaires qui financent Ali Benflis

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L’argent et la politique continuent de faire bon ménage en Algérie malgré la chute brutale du clan présidentiel des Bouteflika. Lors de cette campagne électorale pour les élections présidentielles du 12 décembre prochain, les milliardaires, les bailleurs de fonds les plus mystérieux jouent encore une fois un rôle déterminant. Derrière chaque candidat, nous retrouvons un clan affairiste, des oligarques discrets ou des hommes d’affaires assoiffés d’intérêts. Et il n’y a pas que le candidat Abdelmadjid Tebboune qui a pu amasser d’immenses financements pour alimenter sa campagne électorale. Des financements souvent occultes et d’origine douteuse. 

Ali Benflis est l’autre candidat qui a été bel et bien choyé par les milliardaires qui veulent miser sur « un cheval gagnant ». En effet, derrière Benflis, nous retrouvons plusieurs richissimes businessmans. Nous retrouvons effectivement un bailleur de fonds secret que très peu d’Algériens connaissent. Il s’agit du milliardaire et homme d’affaires  Abderrahmane Kherchouche. Ce richissime homme d’affaires est un personnage très discret et secret. Lié à Benflis depuis au moins 2014, cet homme d’affaires active secrètement pour pouvoir peser sur les mutations politiques actuellement en cours dans notre pays. Et si son allié Ali Benflis obtient la magistrature suprême, Abderrahmane Kherchouche se voit bel et bien ministre dans un nouveau gouvernement.

Mais qui est d’abord Abderrahmane Kherchouche ? Le bailleur de fonds secret d’Ali Benflis possède l’une des plus grandes briqueteries en Algérie, située à Sig à Mascara.  Il est également propriétaire de la très prospère Sarl Calempa, à savoir la Compagnie algérienne d’emballage en papier, filiale du groupe Kherchouche.

Cette société s’est lancée depuis 1996 dans le domaine d’activité stratégique de l’emballage en papier et plus particulièrement dans le segment du sac grande contenance dédié à l’industrie du ciment, soit 90% de sa production globale. Première société privée algérienne à opérer dans la fabrication industrielle de sacs d’emballage en papier de moyenne et grande contenance pour le conditionnement de ciment, plâtre et dérivés, semoule, farine et aliment de bétails, la Sarl Calempa, implantée dans la zone industrielle de Zahana dans la wilaya de Mascara, produit annuellement 170 millions de sacs destinés principalement aux cimenteries implantées à travers le territoire national.

En vérité, Abderrahmane Kherchouche détient presque le monopole de fourniture des sacs de ciment aux cimenteries algériennes. Il prend en charge l’équivalent de 8 à 9 millions de tonnes de ciments par an à emballer, presque la moitié de la production nationale.

L’homme d’affaires originaire de Batna, Hadj Abdelkrim Mouffok, est l’autre gros bailleur de fonds d’Ali Benflis et l’un des plus anciens de ses soutiens financiers. Ancien trésorier du FIS dissous et PDG de la société Angobat représentante de Nestlé, cet homme d’affaires compte à son actif de nombreux investissements à l’image d’un centre d’affaires, de shopping et de loisirs, édifié en plein centre-ville. Mais Hadj Mouffok est, surtout, connu pour son aventure avec les frères Oulmi au début des années 2000 avec leur société « Espace de la voiture » qui était la première représentante du constructeur allemand Volkswagen en Algérie. Mais les frères Oulmi ont profité des déboires judiciaires de Hadj Mouffok après 2004 pour récupérer toutes ses actions et créer une nouvelle entreprise : la célèbre SOVAC.

Mazouz Khalifa est certainement le plus discret et secret des bailleurs de fonds d’Ali Benflis. Cet homme a fait une véritable fortune depuis Ain M’lila où il achetait et revendait des terrains et assiettes foncières. Un business florissant que ce businessman va développer dans toutes les wilayas de l’est du pays en profitant de ses connaissances très poussées au sein de l’administration des Domaines. Grâce à ces hommes d’affaires, et d’autres encore sur lesquels Algérie Part a entamé des investigations, Ali Benflis dispose d’une appréciable force de frappe financière qui lui permet d’affréter un avion auprès d’Air Algérie ou Tassili Airlines afin de parcourir les wilayas de l’intérieur du pays. Sans oublier ses dépenses onéreuses pour s’offrir tous les moyens logistiques nécessaires à l’organisation de ses équipes sur le terrain.

Il est à signaler enfin que la loi électorale en Algérie encadre sévèrement les financements des campagnes électorales pour les élections présidentielles. L’Article 190 indique que Les campagnes Électorales sont financées au moyen de ressources provenant  de la contribution des partis politiques, de l’aide éventuelle de l’Etat, accordée Équitablement ou des revenus du candidat. Quant à l’article 192 explique clairement que les dépenses de campagne d’un candidat pour les élection de la Présidence de la République ne peuvent excéder un plafond de cent millions de dinars (100.000.000 DA) pour le premier tour. Ce montant est porté à  cent-vingt millions de dinars (120.000.000 DA), en cas de deuxième tour.

Quel candidat des 5 prétendants à la magistrature suprême à l’occasion du scrutin présidentiel du 12 décembre prochain respecte réellement ces dispositions réglementaires ? Décidément, personne…

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