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mercredi, février 8, 2023

Exclusif. Bedoui, une simple marionnette. Le véritable patron s’appelle le général-major Abdelhamid Ghriss

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Depuis plusieurs semaines, le rôle de Nourredine Bedoui à la tête du gouvernement algérien a été réduit à une simple présence symbolique digne de celle d’une marionnette. En effet, nous avons appris et confirmé au cours de nos investigations que les ministres du gouvernement rendent compte directement au secrétaire général du ministère de la Défense Nationale,  le général-major Abdelhamid Ghriss. Depuis la rentrée sociale au mois de septembre dernier, c’est ce général-major qui joue réellement le rôle de Premier-ministre et discute avec les ministres algériens des principales directives qu’ils doivent appliquer ou concrétiser. 

A titre d’exemple, au ministère des Finances, Mohamed Loukal ne traite presque plus avec Nourredine Bedoui. La préparation de la Loi de finances de 2020 a été assurée par Mohamed Loukal en concertation et en coordination avec le général-Major Abdelhamid Ghriss et ses conseillers. Les réunions se font avec les émissaires du général Ghriss et des comptes-rendus sont exécutés par le ministre des Finances qui est en contact direct et permanent avec le général-major Abdelhamid Ghriss.

Et lors de la bourde commise par la Banque d’Algérie à propos de l’alimentation des comptes courants en devises, le ministre des Finances a contacté, d’abord, Abdelhamid Ghriss pour organiser une séance de travail avant de recadrer Amar Hiouani, l’actuel gouverneur par intérim de la Banque d’Algérie. Nourredine Bedoui n’a été nullement consulté ou associé à toutes ces démarches, assurent nos sources. Plusieurs autres ministres doivent passer directement par Abdelhamid Ghriss du ministère de la Défense Nationale à l’image de Houda Feraoun, ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, qui est instruite par le SG du ministère de la Défense Nationale de lui fournir régulièrement un état des lieux détaillé sur la gestion de plusieurs dossiers techniques et financiers de son secteur considéré comme névralgique par le haut commandement militaire de l’ANP.

Nourredine Bedoui n’a pas également joué un rôle décisif dans l’élaboration et l’adoption de la fameuse loi sur les Hydrocarbures. L’actuel Premier-ministre s’est juste contenté d’apparaître face aux caméras de l’ENTV lors des récentes séances tenues en marge des Conseils de ministres.  Tout le travail sur cette loi a été présent, analysé et approuvé par le général-major Abdelhamid Ghriss et des conseillers militaires de l’Etat-Major de l’ANP.  Quelques cadres dirigeants de Sonatrach ont été préalablement consultés et écoutés par le SG du ministère de la Défense Nationale. Quant au ministre de l’Energie, Mohamed Arkab, lui-aussi, il a joué seulement le rôle du « communicant » auprès de l’opinion publique.

Dans le secteur de la Justice, Nourredine Bedoui n’a aucune autorité sur Belkacem Zeghmati, le ministre de la Justice. Ce dernier accède directement à Abdelhamed Ghriss et lui rend compte de toutes les évolutions des projets entamés dans ce secteur. Des projets, des lois ou des décisions que Belkacem Zeghmati ne peut adopter sans les soumettre au préalable à l’approbation du général-major Abdelhamid Ghriss qui doit donner son feu vert. Le maintien de Nourredine Bedoui est un  « toilettage superficiel »…

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