Envolée inquiétante des prix des légumes et des fruits en Algérie depuis le mois de juin dernier

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Les consommateurs algériens font face à une inquiétante envolée des prix depuis le début du mois de juin dernier. Ces augmentations de prix ont été confirmées officiellement par l’Office National des Statistiques (ONS), un organisme gouvernemental algérien chargé de la collecte des données retraçant l’évolution socio-économique du pays. Certains produits agricoles ont augmenté de 30 % jusqu’à 60 % entre mai et juin 2022. Ce qui n’a pas manqué de produire un effet désastreux sur le portefeuille des Algériennes et Algériens. 

« Les prix des produits agricoles frais enregistrent une augmentation de 1,4%. En dehors de la pomme de terre et des poissons qui inscrivent des baisses respectives de 10,6% et 12,2%, le reste des produits contribue largement à cette tendance. En effet, des hausses importantes définissent notamment, les légumes (+6,5%), la viande de poulet (+6,9%) et à un degré moindre, la viande rouge (+2,4%) et les fruits (+2,3%) », fait remarquer à ce propos le dernier indice des prix à la consommation (IPC) qui est l’instrument de mesure de l’inflation. Il permet d’estimer, entre deux périodes données, la variation moyenne des prix des produits consommés par les ménages. Il est basé sur l’observation d’un panier fixe de biens et services, actualisé chaque mois, chaque trimestre et chaque année.

Il s’avère que certains fruits et légumes ont connu des augmentations de prix qui dépassent les 60 % en un seul mois. C’est le cas, par exemple, de l’ail dont les prix ont augmenté de plus de 61,2 % entre mai et juin 2022. Les prix de la salade laitue ont augmenté également de plus de 36,7 % durant la même période. Quant au citron, ses prix ont subi sur les marchés nationaux et locaux une variation de plus de 33,4 % alors que l’orange a vu ses prix s’accroitre de plus de 12,3 %. Le piment a subi aussi une augmentation des prix évaluée à 7 % entre mai et juin 2022. La quasi-majorité des autres légumes et fruits largement consommés par les Algériennes et Algériens ont subi en moyenne une évolution des prix à la consommation évaluée entre 2 et 5 %, peut-on constater à la lecture des données recueillies par le dernier IPC de l’ONS.

Ces augmentations des prix reflètent l’aggravation des tendances de l’inflation en Algérie. Une inflation qui semble galopante et que rien n’arrête encore puisque plusieurs remontées depuis les marchés nationaux indiquent la poursuite de cette hausse vertigineuse des prix. La cherté excessive de la vie s’installe dans la durée en Algérie et devient un fléau ravageur pour des pans entiers de la population algérienne.