ENQUETE EXCLUSIVE – Les Bonnes Affaires à l’Etranger de Salah Arabet, Pdg d’UPC !

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Salah Arabet est né au mois de Novembre 1947 à El Khroub en Algérie. Il est depuis le mois de décembre 1997, le Président-directeur général de la SPA Union pharmaceutique constantinoise (UPC) et est le secrétaire général de l’Union nationale des opérateurs de la pharmacie UNOP. De nationalité algérienne, et résident en Algérie où se trouve le centre de ses intérêts économiques, Salah Arabat a été membre du FCE version Ali Haddad.

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La SPA UPC importe, distribue et produit une large variété de médicaments, de forme sèche ou liquide, allant de la gynécologie à la cardiologie, en passant par la pneumologie ou le métabolisme et la nutrition.

En 2020, la société se lance dans la production d’hormones et a récemment construit un nouveau complexe industriel dirigé par Mohamed-Amine Arabet, Directeur du développement industriel de la société, né en 1985.

Toutefois, le PDG de la prospère SPA UPC, comme de nombreux membres du Forum des Chefs d’Entreprise de l’époque de Ali Haddad, n’ont jamais éprouvé l’obligation de respecter la charte de membre du FCE, qui définit les engagements à des valeurs « d’honnêteté et d’éthique ».

Salah Arabat ne semble même pas suivre les valeurs d’Intégrité de Rigueur et de Transparence de son entreprise, pourtant clairement affichés sur le site internet de la société.

Le Ministre Lotfi Benbahmed aux côtés de Salah Arabet, PDG d’UPC

En effet, en 2015 il va acquérir une entreprise en France du nom de Compagnie Générale d’Approvisionnement (CO.GE.AP) dont le siège se situait à Vitrolles, dans le sud de la France.

Cette société d’import-export et de services qu’il détenait avec votre épouse, Malika Kherfouche née en Juillet 1950 et décédée en Juillet 2020, et dont le Directeur Général n’était autre que Mohamed-Amine Arabet, avait 37.500 Euros de capital social.

Tout le monde le sait, la législation algérienne interdit à ses citoyens résidents de créer des sociétés à l’étranger sans l’aval de la Banque d’Algérie.

Nous avons contacté Mr Arabat et lui avons demandé s’il avait déclaré cette société aux autorités fiscales en Algérie comme l’exige la loi. Aucune réponse.

Nous lui avons également demandé s’il avait obtenu le fameux accord de la Banque d’Algérie pour ouvrir cette entreprise en France, sachant que la loi l’exige pour tous les algériens. Aucune Réponse.

De même qu’il n’y a eu aucune réponse à la question de savoir comment il pouvait justifier l’origine ou le transfert du montant du capital social de la société française, qui avait été déposé en numéraire à hauteur de 30.000 Euros par lui-même et le reste déposé par feue son épouse, à la société Marseillaise de Crédit.

Alors que le citoyen algérien n’est autorisé à voyager qu’avec un faible pécule, d’autres citoyens algériens, engagés de surcroit à contribuer à l’instauration de l’esprit d’entreprise au sein de l’économie nationale, s’autorisent à détenir plusieurs dizaines de milliers d’Euros pour les investir à l’étranger…

En 2015 Arabat, qui avait élu domicile à la résidence Catalans à la corniche Président John Fitzgerald Kennedy, dans le 7ème arrondissement de Marseille, présentait un bilan de plus de 256 Milles Euros, plus de 274 Milles euros en 2016 et 257 Milles Euros en 2017.

Les bénéfices dégagés ont-ils été déclarés au Fisc algérien ? Une fois encore une question restée sans réponse malgré nos relances…

Il faut savoir que les sociétés d’import-export implantées à l’étranger et détenues par des industriels ou commerçants algériens résidents fiscalement en Algérie, sont toutes alimentées par des transferts d’argent opérés à travers des banques algériennes et donc du Trésor public, transitant essentiellement de leurs différentes entreprises en Algérie pour créer de la richesse ailleurs…

Un siphonage de l’argent public dont semble s’accommoder celui qui, en tant que membre de l’ex FCE version Ali Haddad, avait promis une grande éthique.

En Avril 2020, Arabet va revendre la société française et on ne sait pas s’il a transféré le montant de sa vente en Algérie. Arabet n’ayant pas répondu à nos sollicitations.

On aurait également aimé lui demander pourquoi on retrouvait une société du nom de Union Pharmaceutique Constantinoise Ltd, créée au mois de Novembre 2009 à Londres, et qui a été fermée au mois de Juillet 2016…

Cette compagnie de services avait déclaré un actif de plus de 100.000 Euros en 2013 et plus de 120.000 Euros en 2014 ! Déclarés ou pas ? Ni le Fisc ni Arabet ne le disent…

Alors à quand un changement de pratiques Messieurs les Ministres ?