En deux ans, la Banque d’Algérie a injecté l’équivalent de plus de 25 milliards d’euros de nouvelles liquidités pour maintenir l’équilibre du pays

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En 2020 et 2021, la Banque d’Algérie a injecté énormément de nouvelles liquidités bancaires pour conserver l’équilibre du pays face aux chocs de la crise financière et économique qui le fragilisait sur tous les plans en provoquant une inédite pénurie du cash au niveau des banques et centres financiers du pays faute de ressources budgétaires suffisantes pour répondre aux besoins quotidiens de la population algérienne. 

Selon les données recoupées et confirmées par Algérie Part, l’économie algérienne a connu en 2021 des injections de liquidités importantes alors que ces opérations avaient atteint 2 039 Mds DZD, soit l’équivalent de 12 Mds EUR durant toute l’année 2020. La Banque d’Algérie avait même injecté en une semaine durant l’année 2020 pas moins de dont 1 24 Mds DZD dans le cadre d’un financement à court terme (7 jours) pour alimenter le marché national en nouvelles liquidités dont avait cruellement besoin le pays pour payer les fonctionnaires, renflouer les caisses des institutions ou entreprises étatiques frappées de plein fouet par les conséquences de la crise sanitaire de la COVID-19.

En 2021, la Banque d’Algérie a relancé encore une fois la planche à billets en débloquant à partir de  juillet 2022 un montant plafond de 2 100 Mds DZD ( 13,2 Mds EUR) afin de financer tout un programme de sauvetage des grosses entreprises étatiques qui étaient exposées à la faillite après avoir été éprouvées par la crise sanitaire.

Par ailleurs, cette nouvelle planche à billets a permis aussi d’octroyer de nombreux crédits bancaires au secteur économique. Dans ses bilans, la Banque d’Algérie a dévoilé récemment que les crédits octroyés par les banques publiques au cours des 10 premiers mois de 2021 avaient augmenté de 3,2%, et ceux délivrés par les banques privés de 8,2%. Selon lui, à fin octobre 2021, ce sont les crédits aux ménages qui ont le plus augmenté
(+7,1 %), suivis par ceux aux entreprises publiques (+4,8 %) et aux entreprises privées (+2 %).

Dans son dernier article IV, le FMI a présenté des données quant aux crédits au sein de l’économie algérienne. D’après les annonces de la Banque Centrale Algérienne, le crédit à l’économie a connu une croissance de 1,8 % entre 2020 et 2021, tandis que le crédit au secteur privé a progressé de 3,2 % en 2020 à 3,6 % en 2021.

S’appuyant sur ces données, le FMI a indiqué dans son dernier bulletin de conjoncture dédié à la situation économique qui prévaut en Algérie que malgré des ratios de solvabilité élevés, l’exposition de certaines banques publiques aux entreprises publiques limite leur capacité à accorder des crédits à l’économie.

Enfin, les équipes du FMI ont alerté aussi sur « le niveau de l’endettement élevé qui pourrait peser sur les bilans bancaires, affectant la capacité de ces établissements à prêter au secteur privé ». Malheureusement, le gouvernement algérien n’a aucunement pris en considération ces alertes et continue encore sa politique de planche à billets aventurière qui ne créé aucunement des richesses pour le pays.

 

 

3 COMMENTS

  1. yadra SEMAR ! le maroc a perdu !tu dois être triste
    ils ont agresse dans les vestiaires l’arbitre et les joueurs du noble pays des pharaons
    mauvais perdants ces morroko!
    en coupe arabe c’est lalgerie qui leur
    a donné la fessee

  2. Le Venezuela a procédé de la même méthode en faisant tourner la planche à billets a fond qui a engendre une inflation a 3 chiffres…
    Pour savoir comment sera l’Algérie de demain dans les mains de la junte il faut regarder l’état actuel du Venezuela… 20% de sa population a quitté le pays car si elle restait au Venezuela elle va mourir de faim …!