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dimanche, février 5, 2023

En 9 mois, Tebboune et ses ministres ont échoué à réduire la facture des importations du pays

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La guerre lancée par Abdelmadjid Tebboune et les ministres de son gouvernement contre les importations et leur facture très salée pour le pays en pleine crise financière née dans le sillage de la crise sanitaire n’a pas été réellement gagnée. Du moins durant les 9 premiers mois de l’année 2021, cette facture des importations a continué d’augmenter comme nous le dévoilent les récentes données communiquées par l’Office National des Statistiques (ONS), un organisme public et gouvernemental. 

Les chiffres « officiels » de l’ONS indiquent effectivement que les importations se sont élevées à 3739,9 milliards de DA pour les neuf mois de l’année 2021, à savoir l’équivalent de 26,55 milliards de dollars USD,  soit une hausse en valeurs courantes de 15,9% par rapport aux neuf mois de l’année 2020. La facture des importations du pays n’a donc nullement baissé, au contraire l’Etat algérien a dépensé encore davantage d’argent pour financer ses importations en devises depuis l’étranger.

La seule réalisation que l’on peut imputer à la politique menée par Tebboune et son gouvernement est la réduction du « volume » des importations. Les données de l’ONS indiquent à ce propos que’en volume, les importations de marchandises ont enregistré une « baisse de 2,8% durant les neuf mois 2021 par rapport aux neuf mois 2020 ». Cela signifie clairement que l’Etat algérien a réalisé une dérisoire diminution des importations d’à peine 2,8 % au niveau du volume des marchandises importées, à savoir la quantité des marchandises importées et payées en devises à l’étranger. En revanche, au niveau des dépenses, rien n’a diminué, au contraire l’Algérie dépensé près de 16 % de plus que 2020 pour financer ses importations.

C’est dire enfin que si « la guerre contre la facture salée des importations » n’a pas encore été totalement perdue, une première « bataille » s’est soldée par un échec retentissant pour le régime algérien qui a joué sur la dévaluation de la monnaie algérienne, a multiplié les restrictions les plus sévères ainsi que les privations imposées à la population algérienne en espérant économiser des devises et diminuer la valeur des importations.

 

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