En 2022, l’Algérie a claqué 10 milliards de dollars USD juste pour le lait, les céréales et l’allocation chômage sans investir sur la production de richesses

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En 2022, l’Etat algérien a dépensé l’équivalent de 10 milliards de dollars USD pour financer essentiellement des dépenses liées aux importations des denrées alimentaires de base et couvrir les charges de l’allocation chômage mise en place depuis mars 2022 par le gouvernement et qui profite depuis le mois d’octobre dernier à près de 1,4 million de chômeurs. Ce chiffre colossal a été annoncé par le ministre algérien des Finances. Tout cet argent n’a pas profité à l’investissement sur la production nationale, à savoir le développement d’activités économiques industriels qui peuvent générer des nouveaux emplois et de nouvelles richesses pour le pays. 

En effet, au lieu de miser sur l’investissement productif, l’Etat algérien a préféré financer massivement les importations et une allocation donnée aux chômeurs sans aucune contrepartie en valeur de travail. Hier lundi 14 novembre, le ministre des Finances, Brahim Djamel Kassali a présenté à Alger, les principaux tenants et aboutissants du projet de loi de finances complémentaire (PLFC – 2022) devant la Commission des affaires économiques et financières du Conseil de la nation, expliquant que cette loi prévoit plusieurs mesures de redressement liées à la loi de Finances 2022 et destinées essentiellement à la couverture des dépenses supplémentaires.

Lors d’une séance présidée par Noureddine Tadj, président de la Commission des affaires économiques et financières, consacrée à l’examen du projet de loi portant approbation de l’ordonnance n 22-01 du 3 aout 2022 portant projet de loi de finances complémentaire (PLFC) pour l’exercice 2022, Brahim Djamel Kassali a fait savoir que les dépenses budgétaires s’élèvent à 11.610 milliards DA au titre de la loi de finances complémentaire 2022, soit une hausse de 1.752 milliards DA par rapport à la loi de finances 2022.

Ces dépenses concernent 7.697 milliards DA alloués aux dépenses de fonctionnement soit une hausse de 1.385 milliards DA afin de prendre en charge principalement la contribution à l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) et l’Office National Interprofessionnel du Lait et des produits laitiers (ONIL) ainsi que les crédits principaux visant à couvrir l’allocation chômage. 1385 milliards de Da, c’est effectivement l’équivalent de près de 10 milliards de dollars USD.

L’Etat algérien a augmenté également ses dépenses budgétaires publiques pour financer  la réévaluation du point indiciaire au personnel des établissements et administrations publics et les dettes de l’organe de Sécurité sociale et l’incidence financière relative au rétablissement des contrats des bénéficiaires des activités de l’insertion sociale et professionnelle. En clair, pas moins de l’équivalent de 12,6 milliards de dollars USD ont été injectés par l’Etat algérien depuis le deuxième semestre de l’année 2022, plus exactement le mois d’août, juste pour financer des services publics, les augmentations des salaires des fonctionnaires, les importations de laits et céréales, épancher les dettes de la sécurité sociale, et financer la fameuse allocation chômage. Des activités qui coûtent de l’argent, beaucoup d’argent, mais qui ne rapportent pas de revenus concrets au Trésor Public et ne créent ainsi aucune richesse. Ce qui porte un énorme préjudice à l’économie nationale qui demeure incapable de créer de la croissance pour le pays.