Elle ne représente que 25 % des achats de la PCH : la production nationale incapable de réduire l’impact de la pénurie des médicaments

0
265

La production nationale des médicaments est incapable de réduire l’impact des pénuries de plusieurs traitements médicaux qui manquent cruellement dans les hôpitaux publics et les pharmacies privées. Selon les investigations menées par la Rédaction d’Algérie Part, les producteurs locaux et nationaux ne fournissent que 25 % des achats effectués par la Pharmacie Centrale des Hôpitaux (PCH). 

En effet, les médicaments fabriqués et conçus localement ne représentent que 25 % des achats en terme de valeur financés par la PCH, l’institution en charge officiellement de l’approvisionnement en médicaments et produits pharmaceutiques de l’ensemble des hôpitaux et structures de santé publique répartis à travers le pays. La PCH est ultra-dépendante des médicaments importés ou commercialisés par des producteurs étrangers représentés par des bureaux de liaison à Alger.

C’est pour cette raison que la pénurie des médicaments frappe l’Algérie de plein fouet depuis plusieurs mois. En termes de valeur commerciale, pas moins de 75 % des médicaments consommés et utilités par les structures de santé publique en Algérie et distribués par la PCH sont importés ou fabriqués à l’étranger. Or, les retards accumulés dans les procédures de validation des attributions de marchés d’acquisition des médicaments depuis l’étranger ont fini par causer d’importantes ruptures de stock et des pénuries criantes au niveau de nos structures de santé publique.

Pour tenter de remédier à cette dépendance vis-à-vis des importations, le gouvernement algérien tente de privilégier les fournisseurs nationaux en prévision des marchés qui devront être attribués dans le cadre d’un appel d’offres national qui sera lancé par la PCH au cours de ce mois d’août 2022, a-t-on pu confirmer enfin au cours de nos investigations.