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jeudi, février 2, 2023

Elle était la seule ministre invitée au cercle militaire de Beni Messous : qui protège la controversée Houda Feraoun ?

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Le scandale Huawei et ses 300 millions de dollars de surfacturation, le scandale du data-center de Lakhdaria et son surcoût évalué à plus de 160 millions de dollars, la bradage d’un marché d’Algérie Télécom au profit des frères Kouninef avec une addition salée de 25 millions de dollar, et encore et encore, ce n’est pas les scandales et les affaires gravissimes qui manquent pour clouer au pilori Houda-Imane Feraoun, la jeune ministre de la Poste, des technologies de l’information et de la communication. 

Et pourtant, cette ministre échappe miraculeusement à tous les soubresauts du pays. Ni la « faucheuse » de la justice, ni les enquêtes sur la corruption des services de sécurité n’ont pu rattraper la ministre emblématique du règne d’Abdelaziz Bouteflika. Ses premiers protecteurs, les frères Kouninef et Said Bouteflika  sont tombés. Mais madame Houda Feraoun bénéficie toujours de la protection d’un puissant clan encore au pouvoir. Et ce clan est, cette fois-ci, militaire et dispose de puissantes ramifications au sein de l’Etat-Major de l’armée.

Preuve en est, Houda-Imane Feraoun est la seule ministre conviée aux réceptions organisées au cercle militaire de Beni Messous. Lors de la cérémonie de célébration de la fête de l’Indépendance du 5 juillet dernier, organisée par Ahmed Gaid Salah au niveau de ce célèbre cercle militaire, Houda Feraoun avait figuré au devant de la scène et avait reçu un traitement VIP qui la distinguait très largement des autres membres du gouvernement, absents de ce cérémonial.

Un privilège qui avait été interprété  comme une « immunité » que lui accordent certains décideurs militaires en ces temps troubles où de nombreux anciens ministres et hauts responsables croupissent à la prison d’El-Harrach. Et aujourd’hui encore, à l’heure où Abdelkader Bensalah, président par intérim de l’Etat, doit remanier le gouvernement pour remplacer le très impopulaire Bedoui, des voix s’élèvent au sein de l’armée pour réclamer le maintien de Houda-Imane Feraoun. Cette situation commence à agacer sérieusement et l’impunité dont jouit ouvertement Houda Feraoun risque de provoquer des grincements de dents au sein de l’ANP.

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