Électronique, mécanique, textile ou cuirs et chaussures : d’inquiétantes chutes de la production en Algérie

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L’impact de la crise sanitaire du coronavirus COVID-19 sur de nombreux secteurs d’activités est catastrophique en Algérie. Les derniers chiffres révélés par l’Office National des Statistiques (ONS) font froid dans le dos. Ces chiffres indiquent des baisses qui atteignent jusqu’à  50 %, voire plus, dans plusieurs secteurs économiques. 

Les chiffres de l’ONS portent sur le 2ème trimestre 2020. Et ces statistiques officielles dévoilent un recul net et grave de l’activité industrielle en Algérie. A titre d’exemple, les industries sidérurgiques, métalliques, mécaniques, électriques et électroniques (ISMMEE) ont baissé de 54,9% durant ce deuxième trimestre de l’année 2020. D’après l’ONS, plusieurs activités ont accusé des chutes de leur production, notamment, la fabrication des biens intermédiaires métalliques, mécaniques et électriques, celle des biens d’équipement mécanique ainsi que la sidérurgie et transformation de la fonte et acier. Ce secteur est le plus touché en Algérie par les conséquences de la pandémie de la COVID-19.

La production industrielle des textiles a enregistré aussi chute de -26,6%, alors que les industries des bois et papier ont reculé de 37%, en raison de la baisse constatée dans des activités relevant du secteur, notamment, l’industrie de l’ameublement et la menuiserie générale. Quant à la production des industries des cuirs et chaussures, elle a chuté de 54,7%, enregistrant une impressionnante chute pour le 2ème trimestre successif. Cette tendance est perceptible tant au niveau des biens intermédiaires (-60,6%) que des biens de consommation (-42,4%).

Les matériaux de construction n’ont pas été épargnés par cette crise systémique. Ce secteur a enregistré une chute de la production de -24,7%. Toutes les activités relevant de ce secteur ont affiché des baisses, notamment les liants hydrauliques et la fabrication des matériaux de construction et produits rouges. Les industries chimiques ont enregistré également une baisse de 14,3%, confirmant leur tendance baissière observée depuis le 3ème trimestre 2019, selon l’ONS.

Il est à noter que ces statistiques concernent seulement les entreprises relevant du secteur public. L’enquête de l’ONS n’a pas englobé les pertes essuyées par les entreprises privées dans le secteur industriel. Ce panorama demeure incomplet car les entreprises privées ont également souffert de la paralysie économique actuelle du pays. En dépit de ces pertes considérables et chutes de la production, les autorités algériennes n’ont encore prévu aucun mécanisme de soutien financier et d’accompagnement des entreprises « endommagées » au risque de déplorer des milliers d’emplois. Excepté quelques mesures fiscales et administratives, aucun budget n’a été préparé par l’Etat algérien pour secourir le secteur industriel privé ou public face à ces pertes colossales.

 

 

1 COMMENT

  1. Tu vis dans quelle planète ?
    Le monde entier est en bord de cession et toi tu t’acharnes sur l’Algérie.
    En France, le PIB a reculé de plus de 13,8%, soit une perte de l’ordre de 390 milliards d’euros. Pourquoi tu cherches des poux au pays qui t’a tout donné.
    Si des puissances économiques de premier ordre mondial, souffrent de cette crise du Covid-19, pourquoi veux-tu que l’Algérie fasse mieux. Il faut être logique