Document exclusif. Augmentation inquiétante des cas de COVID-19 chez les soignants algériens : le ministère de la Santé s’explique avec des « probabilités »

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L’Algérie assiste ces derniers jours à une augmentation inquiétante des cas de contamination au COVID-19 au sein du personnel soignant dans les hôpitaux algériens. Le ministère de la Santé algérien vient de reconnaître officiellement cette vérité amère dans une note ministérielle adressée à tous les directeurs de santé des wilayas et les premiers responsables des hôpitaux publics du pays. Il s’agit d’une note officielle datant d’hier mercredi le 1er juillet et obtenu par Algérie Part au cours de nos investigations. 

Ce document explique cette nouvelle vague de contamination au COVID-19 dans les rangs des soignants algériens par « une mauvaise utilisation des moyens de protection » tels que les masques chirurgicaux et les camisoles médicales. Dans ce document, le ministère de la Santé affirme qu’il s’agit de la raison qui explique « probablement » cette augmentation des cas de COVID-19 chez le personnel soignant et de santé. Rien n’est donc sûr ni certain puisque le ministère de la Santé n’a mené aucun diagnostic sérieux et efficace afin de déterminer les réelles causes de ces contaminations nombreuses au COVID-19 dans les rangs des médecins et infirmiers algériens au niveau des hôpitaux publics accueillant les malades atteints du coronavirus COVID-19. Faute de dépistage massif et sérieux, les autorités sanitaires algériennes recourent ainsi à des « probabilités ». Est-ce raisonnable comme réponse en temps de pandémie ?

Bien sur que non ! Mais en attendant, que conseille le ministère de la Santé ? Assurer une formation au personnel soignant sur la manière d’enfiler et d’enlever les équipements de protection. Une formation qui doit porter sur l’application des mesures d’hygiène comme l’utilisation des gants stériles ou le lavage des mains avec des gels hydroalcooliques. Pour l’heure, c’est tout ce que peut faire le ministère de la Santé pour les soignants algériens. C’est dire enfin que l’Algérie ne dispose même pas des moyens nécessaires pour dépister ces médecins ou infirmiers. Comment pourra-t-elle dépister, dés lors, sa population ?