Deux cadavres de harragas découverts dans la soute d’un avion d’Air Algérie assurant la liaison Alger-Barcelone

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Les employés d’Air Algérie et de l’aéroport international d’Alger sont sous le choc. Deux cadavres de personnes mortes dans des conditions brutales et troublantes ont été découverts dans la soute d’un avion d’Air Algérie à l’aéroport international d’Alger. Il s’agit de Harragas qui ont tenté de fuir illégalement le territoire algérien en se faufilant, dans des circonstances qui restent encore mystérieuses, au sein de l’avion d’Air Algérie. 

L’identité de ces deux harragas infortunés n’a pas encore été déterminée avec précision. Mais, selon nos sources, il s’agit de personnes jeunes qui seraient mortes étouffées par suffocation en raison de l’obstruction des voies respiratoires par les conditions périlleuses de leur refuge dans la soute de l’avion d’Air Algérie. Cet appareil a assuré hier vendredi en fin d’après-midi le vol Alger-Barcelone. Mais, c’est à leur retour à l’aéroport International d’Alger, que les membres de l’équipage d’Air Algérie ont fait cette découverte macabre.

Ce drame relance plus que jamais la polémique sur la sécurité des infrastructures aéroportuaires en Algérie. En dépit du déploiement massif des services de sécurité au niveau des aéroports algériens, c’est la deuxième fois que des migrants clandestins réussissent à s’infiltrer secrètement dans un avion d’Air Algérie pour fuir vers l’Europe.

Le 9 mars 2022, Aymen, un jeune mineur algérien âgé d’à peine 16 ans, a pu déjouer tous les contrôles de l’aéroport de Constantine pour accéder au tarmac et se cacher ensuite dans la soute à bagages d’un avion d’Air Algérie qui assurait la liaison Constantine-Paris. Le jeune migrant clandestin a été découvert une fois à l’atterrissage de l’avion d’Air Algérie sur la piste de l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle à Paris. Les agents aéroportuaires ont été estomaqués lorsqu’ils ont aperçu un jeune mineur au corps frêle qui était caché dans la soute à bagages.

C’était la première fois qu’un passager ait réussi à se dissimuler clandestinement dans un avion quittant l’Algérie pour rejoindre l’Europe. Cet incident avait révélé une défaillance sécuritaire de grande envergure ayant soulevé d’inquiétantes interrogations sur la fiabilité des services de sécurité en Algérie. Ce nouveau drame ayant provoqué la mort de deux harragas à l’aéroport international d’Alger, le plus sévèrement surveillé de tous les aéroports du pays, démontre définitivement qu’un dysfonctionnement majeur mine profondément les institutions en charge de la sécurité aérienne dans notre pays.