Des journalistes en prison en France et aux Etats-Unis ? La grosse Fake News de Tebboune dans les colonnes de Der Spiegel

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« Les journalistes sont en prison en France, ainsi qu’aux États-Unis, pourquoi n’y en aurait-il pas en Algérie ? », c’est avec ces mots très controversés que le président algérien Abdelmadjid Tebboune a tenté de banaliser lors de son entretien  au Spiegel, le célèbre magazine allemand d’investigation considéré comme le plus lu et le plus influent des hebdomadaires d’information en Allemagne,  la répression en Algérie et l’emprisonnement arbitraire des journalistes ou activistes pacifiques en raison de leurs opinions ou écrits de presse. 

Au-delà de l’immoralité profonde et abjecte de cette banalisation incroyable des atteintes aux libertés publiques et civiles, cette affirmation d’Abdelmadjid Tebboune est, surtout, une grossière Fake News. Et pour cause, il n’y a aucun journaliste qui croupit en prison en France ou aux Etats-Unis.

Il faut savoir que depuis 2020, le nombre de journalistes emprisonnés arbitrairement dans le monde est resté « historiquement haut »  à près de 400. En décembre 2020, 387 journalistes, professionnels ou non, étaient toujours sous les verrous pour avoir exercé leur métier, contre 389 un an plus tôt, d’après le décompte de plusieurs ONG spécialisées dans la défense des droits des journalistes et la liberté d’expression comme Reporters sans frontières.

Jusqu’à 2020, cinq pays concentrent plus de la moitié d’entre eux (61 %), la Chine restant la plus grande prison du monde avec 117 journalistes détenus, devant l’Égypte (30), l’Arabie saoudite (34), le Vietnam (28) et la Syrie (27). De son côté,  dans son enquête mondiale annuelle, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), une autre célèbre ONG basée à New York, a recensé au moins 274 journalistes emprisonnés à cause de leur travail au 1er décembre 2020, dépassant ainsi le record de 272 atteint en 2016.

La Chine, qui a arrêté plusieurs journalistes suite à leur couverture de la pandémie, a été le pire geôlier au monde pour la deuxième année consécutive. Elle est suivie par la Turquie, qui continue de juger des journalistes en liberté conditionnelle et d’en arrêter de nouveaux ; par l’Égypte, qui n’a pas ménagé ses efforts pour maintenir en détention des journalistes n’ayant été reconnus coupables d’aucun crime ; et par l’Arabie saoudite. Parmi les pays dans lesquels le nombre de journalistes emprisonnés a augmenté de manière significative se trouvent la Biélorussie, où des manifestations de masse ont eu lieu suite à la réélection contestée du président de longue date, et l’Éthiopie, où les troubles politiques ont dégénéré en conflit armé.

Aux États-Unis, aucun journaliste n’avait été emprisonné. Et contrairement à ce qui a été affirmé par Tebboune, il y a des journalistes américains qui ont été momentanément arrêtés ou agressés par des policiers en marge de manifestations violentes déclenchées dans plusieurs villes américaines à la suite de la mort tragique de George Floyd 25 mai 2020 à Minneapolis dans le Minnesota en raison des violences policières.

D’après l’organisme américain US Press Freedom Tracker, au moins 126 journalistes ont été arrêtés ou détenus dans le cadre de leur travail lors des manifestations pour la justice raciale de l’été 2020, soit plus que les trois années précédentes réunies. Mais dans la plupart de ces cas, les poursuites judiciaires ont vite été abandonnées, souligne The Washington Post. Seule une dizaine de journalistes américains ont fait l’objet de poursuites et ces journalistes ont été ensuite relaxés à la suite de ces procès.

Il s’agit notamment de la journaliste Andrea Sahouri, reporter du Des Moines Register, qui avait été arrêtée lors d’une manifestation de protestation contre la mort de George Floyd fin mai 2020. Andrea Sahouri a été jugée par un tribunal de l’Iowa pour avoir, avec son compagnon d’alors, “tenté d’échapper à une arrestation lors d’une manifestation contre la mort de George Floyd en mai 2020”. Elle a été acquittée le 10 mars 2021 après qu’un jury s’est prononcé en faveur de son acquittement pour les deux charges retenues contre elle.

En France, aucun journaliste n’est également en prison. Il y a des journalistes qui ont été victimes de violences policières ou de violation de la liberté de la presse par la police à l’encontre des journalistes, avec des saisies de matériel, des gardes à vue et parfois des violences tout court comme des journalistes molestés en marge des manifestations organisées par des mouvements sociaux à travers les grandes villes françaises. Mais en aucun cas, un journaliste français a été incarcéré pour un quelconque motif.

Les déclarations de mensonge dans les colonnes du Der Spiegel sont totalement fausses et infondées. Il est anormal qu’un Chef d’Etat puisse prononcer de telles contre-vérités dans les colonnes d’un média international aussi prestigieux que le magazine allemand Der Spiegel. Signalons enfin cet entretien de Tebboune au Spiegel est paru vendredi 5 novembre, mais il a été réalisé le 26 octobre à Alger.

 

 

8 COMMENTS

  1. Etant donné que l’Algérie est sous cloche, c’est normal que le citoyen Lambda comme Tebboune pense que la plupart des pays fonctionnent comme en Algérie !
    D’ailleurs, il a raison la France et les USA sont en rupture de stock d’huile de table !
    La preuve, au Black Friday, il y aura une queue importante dans les magasins !

  2. Par contre il n’y a pas de journalistes marocains en prison….Non je déconne…hhhhhh… C’est tout le peuple qui est dans une prison…

    Et Lo Ji toujours aussi con….Hey regarde bien ton fion… C’est devenu un garage à marocains….
    Espèce de gros tocard…Pas un sanglier pour relever l’autre..

  3. Taboune a sorti une autre enormité: il a dit que depuis l’interdiction de survol de l’Algerie, les avions militaires français mettaient dorenavant …9h de vol pour atteindre le Mali. Soit 9000 km au moins! Ce type ne doit même pas savoir situer l’Algérie sur une carte. Il parle à tort et à travers comme un pilier de bar à Barbés.
    Il a en outre dejà ressuscité George Washington pour le mettre en relation avec l’Emir Abdel Kader et remis un prix en presence de Chengriha qui le colle à la semelle en tout lieu pour récompenser un reportage plagié et bidonné . Et cela pour célébrer la déontologie et la …liberté de la presse!!!!

  4. @[email protected] esclave du baron de la drogue…quand je dis que tu es esclave c’est la vérité, tu n’es q’un sujet de Amir El Haschaschine …roitelet de droit divin..comme tous les marochiens ..peuple d’esclave ….quand je dis que ton roitelet est un baron de la drogue, c’est la vérité, 23 % du PIB du narco état du Royaume provient de la drogue, c’est le département américain des drogues qui le dit…ONUDC classe le narco royaume premier producteur et exportateur de cannabis depuis 30 ans ..
    Quand je dis que le roitelet est un blanchisseur d’argent sale, c’est que sa Banque Attijarawafabank a été une nouvelle fois comdamnée à un blâme , 500.000 $ d’amendes et à la fermeture d’agence en Europe…toutes les banques de la narco monarchie blanchissent l’argent sale grâce aux transferts d’argent..
    Quand je dis que des millions de marocains sont nées de la prostitution généralisé du royaume du tourisme sexuel , c’est aussi la vérité…tu sais même pas si ton père est vraiment ton père mec…cela fait des décennies que les organisations marocaines et étrangères dénoncent les faits, y compris la pédophilie…c’est le roitelet en personne qui encourage ses esclaves à satisfaire les touristes
    N’est ce pas lui qui a gracié en personne un pédophile espagnole, ce qui a fait scandal …mais en Espagne

    Des journalistes en prison en royaume du cannabis et de la prostitution , ils sont légion…
    Mais toi, tu viens te pavaner , tu te crois rajal en insultant un président d’un autre pays voisin
    Occupes toi d’encaisser les passes de tes soeurs mec et à bien vendre tes barrettes de shit…ton narco état n’est connu dans le monde entier que pour cela